Le marché de l’emploi en France

Depuis les années soixante-dix, le marché de l’emploi français souffre d’un taux de chômage élevé. Actuellement, les statistiques en la matière diffèrent selon la catégorisation appliquée : soit la définition que donne le Bureau international du travail (BIT) de la personne au chômage, ou les critères de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) et de Pôle emploi, qui regroupent les demandeurs d’emploi inscrits dans 5 catégories (A, B, C, D et E).

Évolution du chômage

La situation de l’emploi qui a régné au cours des 20 dernières années a été caractérisée par une augmentation de 42 % des demandeurs d’emploi inscrits, toutes catégories confondues. En 2016, le nombre des demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a pratiquement triplé par rapport à 1996. Celui des moins de 25 ans est resté stable, et celui des personnes âgées de 25 à 40 ans a accusé une hausse de 30 %.

Ces chiffres se basent sur des données publiées par Pôle emploi. La création de cet établissement public remonte à 2008. Parmi ses missions, il observe l’évolution du marché du travail en France et tient à jour les listes des demandeurs d’emploi. De plus, il collecte, traite et publie un ensemble de données concernant le marché du travail.

Évolution du salaire médian en France pour la fonction publique et le privé

Selon l’INSEE, en 2015, un salarié du privé a gagné en moyenne 2 250 € nets, avec un accroissement de 1,1 % en euros constants. Cette hausse a été limitée notamment par l’augmentation des effectifs recrutés dans la cadre de contrats aidés. Pour les personnes qui ne changent pas d’entreprise, la hausse a été de 2,8 % en euros constants, particulièrement en raison de l’ancienneté et des évolutions de carrière.

Pour la même année, le salaire mensuel médian dans la fonction publique de l’État a été de 2 495 € nets, enregistrant ainsi une augmentation de 0,4 % en euros constants. Dans la fonction publique territoriale, ce salaire s’est élevé à 1 891 € nets avec une augmentation de 0,8 % en euros constants.

Les différences observées résultent notamment des difficultés économiques qui ont ralenti la hausse des salaires dans le secteur privé. D’un autre côté, l’augmentation du salaire moyen dans la fonction publique de l’État trouve son origine indirectement dans la décentralisation qui s’est traduite notamment par le transfert vers l’administration territoriale, d’agents de la catégorie C, moins bien rémunérés.

Le marché de l’emploi : secteurs en berne et secteurs porteurs

Il semble qu’en France, l’emploi retrouve sa vitalité. Les grands groupes n’ont pas l’intention de réduire leur masse salariale et les prévisions de recrutement seront en augmentation de 19 %. Les emplois liés à la personne et au commerce seront très porteurs en raison notamment des départs à la retraite, ce qui se traduit 735 000 à 832 000 postes à pourvoir annuellement jusqu’en 2022. Les prévisions d’embauche pour la construction et l’agriculture repartent avec 7 % pour la première et 4 % pour la seconde. Parmi les secteurs prometteurs, les métiers de l’informatique continuent sur leur lancée à raison de 20 000 postes à pourvoir annuellement.

Par contre, les métiers de l’industrie sont toujours en perte de vitesse et continuent à perdre des emplois. De même, dans le secteur du transport et de la logistique, les prévisions de recrutement tomberont de 12 points par trimestre.

Introduction de la loi travail

Il s’agit d’une réforme du droit du travail qui tend à favoriser le dialogue social pour donner aux entreprises et à leurs salariés plus de liberté, d’égalité et de sécurité.

La réforme du Code du travail donne la priorité aux petites et moyennes entreprises en leur permettant par exemple de négocier avec leurs salariés par simple consultation si l’effectif est inférieur à 20.

Elle assouplit également les règles du licenciement (notamment via le reclassement des salariés) en réduisant l’impact des vices de forme sur le fond. Cette réforme tend aussi à dynamiser l’investissement et l’emploi dans les entreprises françaises en améliorant la sécurité juridique du droit du travail.

Ainsi, des sources de désaccord considérées comme absurdes ont été simplement supprimées, par exemple l’obligation de diffuser toutes les offres d’emploi d’un groupe dans tous les pays. Le dialogue social a été simplifié et les plans de départs volontaires sécurisés.