Emploi et création

Lors des assises nationales de la création d'entreprises, à Lyon, un atelier, animé par Brigitte Ferry (réseau des Boutiqes de gestion) a cherché comment valoriser les compétences acquises par les porteurs de projet, en cas d'échec ou de renonciation à la création envisagée.

Catherine Froehly a raconté l'expérience de la Boutique de gestion Espace, dans le Nord Pas de Calais, qui a mené une expérience de suivi de 25 ex-porteurs de projets. Elle a souligné qu'il avait fallu s'approprier des techniques d'aide à la recherche d'emploi, dont les conseiller n'étaient pas familiers. Leur recherche d'emploi est enrichie par leur démarche initiale, qui leur a ouvert de nouveaux réseaux.

Monique Deblignieres; de la direction générale de l'Anpe a souligné que 70% des personnes qui bénéficient d'une évaluation préalable à la création d'entreprises ne créent pas. Mais, en ayant une démarche projets, on a une confrontation à la réalité. Cela permet de se positionner en tant que offreur de services.

Ludovic Noël, CCI Lyon, a rendu compte d'une enquête franco-suisse sur une quinzaine d’entrepreneurs qui ont arrêté. Il y a un choc : un « business blues ». Aucun ne se repositionne sur la création, mais des manières de se comporter intéressent les repreneurs. Mais tous ont envie de créer, et se sont souvent positionnés comme intrapreneurs.

Aux Etats Unis, des investisseurs se positionnent sur des candidats qui ont déjà connu un échec ; il faut les repérer, les mettre en veille.

J'ai conclu les débats en formulant certaines propositions. Au cours d'un parcours, il doit y avoir un seul projet de vie, mais plusieurs solutions d'emploi.

Trois pistes sont à explorer pour valoriser les parcours des porteurs de projets :

- une prestations évaluant les compétences plus que les connaissances d'un métier (l'Anpe s'est dite prête à faire évoluer ses propres prestations dans ce sens) ;

- un regard d’experts sur les projets, qui pemette aux porteur de projet de valider la démarche qu'il avait eue et de la transférer dans d'autres cadres ;

- un renforcement des outils de travail en réseau, pour améliorer l'efficacité de la recherche d'emploi. 

 

Ven 17 jun 2005 2 commentaires
J'étais à cette journée pour représenter l'AREA (Accueil Recherche Emploi Antony).
A titre de demandeur d'emploi, il y a deux choses qui m'interpellent :
- l'un des aspects clés du développement des Maisons de l'emploi, c'est cette notion de portage. Autrement dit, une volonté politique associant les acteurs économiques et sociaux dans la mise en place de ces maisons de l'emploi. Pourquoi ne pas avoir poussé cette volonté politique à la mise en place impérative et programmée de maisons de l'emploi par bassin d'emploi. Voilà une obligation de résultats ... qui aurait été intéressante et très significative, garantissant une juste et meilleure répartition sur le territoire. Qu'il y ait des difficultés dans les modalités de mise en place, c'est autre chose...

- je suis un peu surpris du manque d'efficacité / professionnalisme dans la diffusion des programmes de formation continue/prestations en faveur des demandeurs d'emploi ou salariés. L'afpa a été associée dans quelques travaux de mise en place de maisons de l'emploi, mais ce n'est pas cela qui va accélérer l'info en diffusant l'ensemble des formations conventionnées ou non via un seul site, selon des critères de recherche qui fonctionnent, avec un tri des résultats. Il y a de multiples sources... Voilà un point où la maison de l'emploi servirait à collecter une information locale et à la diffuser partout en France via le net. C'est le paradoxe en France : une formation largement soutenue, une information mal diffusée. Quid de la diffusion des formations de sociétés prestatrices ? Résultat : Combien de prestations annulées faute de candidats ? Combien de formations très courtes qui sont peu efficaces ... Des associations aux actions bénévoles sont parfois aussi efficaces que des sociétés prestatrices ...

En prolongement, on parle d'indice de satisfaction des demandeurs d'emploi qui ont suivi une prestation. Comment avoir un esprit critique sans culpabiliser pour l'organisme qui risque de perdre sa prestation derrière ... car l'organisme ne se subsitue pas au demandeur d'emploi. Il n'est pas responsable pour lui.
Olivier Fourmond - le 18/06/2005 à 20h30
Pardon pour le commentaire précédent qui ne fait pas référence au bon article.
Olivier Fourmond - le 18/06/2005 à 20h37