Emploi et création

Le site E24 a publié, le 6 juillet 2009, sous la plume de Guillaume Guichard, un intéressant article intitulé Auto-entrepreneur, les dérives d'un statut.

L’auteur montre, exemple à l’appui, que « de petites PME imposent à de jeunes diplômés de travailler sous le statut d'auto-entrepreneur plutôt que de les embaucher ». Ce serait pour elles « moins cher et moins risqué » mais par contre, ce serait « beaucoup moins avantageux pour les travailleurs. »

« Manon a 24 ans. Sortie en 2008 d'une formation en communication, elle galèrait depuis cinq mois. "C'est la crise". Alors, quand une petite boîte lui propose de travailler pendant l'été sous le statut ultra-simplifié d’auto-entrepreneur, elle dit oui. "C'était auto-entrepreneuse ou chômeuse", résume-t-elle. (…) En échange du travail fourni, l'entreprise verse à Manon une somme fixe de 1.700 euros par mois. La jeune femme doit en retirer 23% de charges. Elle gagne donc 1.300 euros net. (…) "comme je ne suis pas en CDD, je suis libre de travailler de chez moi. Il faut juste que le boulot soit fait". »

Claire a également 24 ans. « "La gérante m'a fait comprendre que c'est une petite structure, avec deux employées, dont elle-même", raconte Claire. "Or, elle a besoin de quelqu'un cet été pour tenir un stand dans les salons et travailler à la galerie, sans avoir les moyens de m'embaucher en CDD. Les charges sont trop lourdes m'a-t-elle expliqué". »

Les deux jeunes filles, avec un client unique, se retrouvent donc quasi-salariées mais sans congés payés ni cotisations chômage. Elles espèrent cependant toutes deux une embauche. La période d'autoentrepreneuriat ferait ainsi office de période d'essai.

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Ven 28 aoû 2009 Aucun commentaire