Emploi et création

Le dispositif Nacre (nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise) est actuellement déployé dans presque toutes les régions de métropole comme d’outre-mer. Il est en cours d’installation à Mayotte, futur département (en 2010). Une seule région reste à l’écart, le Limousin, où la réforme des aides d’État à la création d’entreprise a été repoussée à 2010. Dans les autres régions, la sélection des candidats s’est faite en décembre 2008, avec parfois quelques compléments en 2009, comme en Lorraine.

Le site officiel Nacre présente la plupart des opérateurs (mais pas tous), sans toutefois préciser la phase pour laquelle ils sont conventionnés où éventuellement le secteur dans lequel ils interviennent. Il ne mentionne pas Mayotte. Des listes régionales existent également, généralement diffusées par les Directions régionales du travail, de l’emploi et de la formation permanente (Drtefp). Elles sont accessibles sur la page Opérateurs Nacre en régions.

Le site officiel Nacre ne présente que les organismes disposant d’une convention ; par ailleurs, d’autres organismes sont labellisés et en particulier des experts comptables, leur ordre national ayant signé un protocole d’accord avec le ministère des Pme en février 2009.

Jeu 9 jui 2009 1 commentaire
A propos de NACRE, j'aimerais apporter un modeste témoignage...

J'ai voulu me lancer dans la création d'une entreprise individuelle (une petite librairie gourmande), et bien sûr, j'ai demandé NACRE via la Chambre de Commerce. Il y a déjà eu un retard à l'allumage, le dispositif n'étant effectivement pas en place partout. Ensuite, j'ai eu à présenter mon dossier directement devant le jury, sans avoir ni bénéficié ni signé le moindre accompagnement. Tout cela pour me retrouver devant un jury, que naïvement je pensais constitué d'entrepreneurs... Que nenni ! 5 banquiers, un notaire, un ou deux assureurs je ne sais plus... Mon dossier fut ajourné. Pas qu'il fut mauvais, pas que ma capacité à le mener soit mise en cause ; non, seulement parce que mon prévisionnel était trop ambitieux et que la ville où je m'installais n'était pas la leur, ce qui visiblement ne les enchantez pas.

Demandant des explications, j'appris que les banquiers avaient dit non. J'ai refait le tour directement dans chaque banque:  là, changement de chanson ! On était prêt à me suivre ! Mais bien sûr sur un prêt avec intérêts, et non par le biais d'un prêt d'honneur... Bizarre, non ? Au fait, ma demande de prêt était de 15 000 euros et j'apportais + de 35% d'apport.

N'acceptant pas ce genre de situation, j'ai demandé à ce que mon dossier repasse (le même) par un autre porteur que la Chambre de Commerce. Ce fut fait par une émanation de France Active, avec en + un cautionnement bancaire. Mais, car il y a toujours un mais, je ne pouvais pas demander 10 000 euros, mais maxi 5000, puisque nous étions en début d'année... Ben oui mon bon monsieur, y'en faut pour tout le monde. Mais dossier accepté. Allez comprendre...

Et puis, cerise sur le gâteau, il me fallait demander ces 5000 euros à la banque en plus de mon prêt initial, car il fallait compter environ trois mois pour le débloquage des fonds. C'est à dire que le prêt à taux zéro se transformait en partie en prêt avec intérêts !

Tout cela s'est passé en Bretagne, dans le Morbihan.
Bertrand - le 09/07/2009 à 12h55