Emploi et création

J’ai évoqué le 12/08/2008 l’étude « Accompagner vers l’emploi - Les exemples de l’Allemagne, du Danemark et du Royaume-Uni » publiée en juillet 2008 par Éric Besson, secrétaire d'État à la prospective, à l'évaluation des politiques publiques et au développement de l'économie numérique vient de signer (juillet 2008)

Je reprends certains des éléments concernant le Royaume-Uni.

En 1998, le gouvernement britannique a réformé en profondeur sa politique de l’emploi dans le cadre du New Deal, instaurant notamment des programmes d’emploi initialement ciblés sur les jeunes chômeurs de longue durée. Batpisée Work First, cette stratégie repose sur trois piliers : le renforcement de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, l’amélioration des conditions financières du retour à l’emploi et l’exigence de contreparties au versement des revenus de remplacement.

Le système a été simplifié, a été rendu plus restrictif et s’est orienté nettement vers un régime d’assistance. Le Jobseeker Act avait déjà renforcé en 1995 le principe de conditionnalité. La Jobseeker’s Allowance prend la forme d’une allocation individuelle (forfaitaire et assurantielle) pour les demandeurs d’emploi répondant aux conditions d’activité antérieure et de recherche d’emploi ou d’une allocation familiarisée (différentielle et de solidarité), pour ceux répondant aux conditions de ressources et de patrimoine. Limitée à 6 mois pour la première, la durée de perception de l’allocation de solidarité est illimitée.

Avec les allocations aux personnes inactives et les pensions d’invalidité, les trois revenus de remplacement couvrent 50 % des demandeurs d’emploi au sens du BIT pour un montant moyen de 400 euros par mois (pour une personne célibataire sans enfant).

Le Jobcenter Plus britannique représente selon les rapporteurs « la configuration la plus aboutie du guichet unique : il est le point d’entrée pour toutes les personnes en âge actif dans le système d’indemnisation et de placement. »

En amont, un retour plus rapide vers l’emploi est favorisé par une prise en charge précoce : au Royaume-Uni, elle est assurée en quelques jours (rencontre avec un conseiller personnel dans les 3 jours qui suivent l’inscription).

L’expérience britannique de l’Employment Retention Advance Scheme (ERA), lancée en 2003, vise à améliorer le maintien dans l’emploi : un dialogue entre le conseiller, l’employeur et le salarié est susceptible de déboucher sur des adaptations de poste de travail ou sur l’identification des besoins spécifiques de formation.

Dans les jobcentres, les demandeurs d’emploi ont un conseiller personnel, qui a pour unique mission l’aide et l’accompagnement, le contrôle étant assuré par une tierce personne.

Quatre types de services sont assurés par les Jobcentres Plus : la diffusion de l’offre d’emploi, la formation professionnelle, l’emploi aidé sous forme de subventions et les programmes d’emploi ciblés sur les groupes en difficultés.

Le dispositif relatif aux jeunes demandeurs d’emploi s’appelle le New Deal for Young People (NDYP). Ilcomprend une première période intensive d’orientation (Gateway) d’une durée de 4 mois. Dans une seconde phase, le jeune a le choix entre quatre options : un emploi subventionné ; une aide à la création d’entreprise ; une formation à temps plein ; un emploi dans le secteur de l’environnement ou dans le secteur associatif.

S’il veut se mettre à son compte, il aura une aide d'un montant équivalent à l’allocation chômage plus une prime de 100 par mois pendant 6 mois.

Consulter le rapport Besson : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000461/0000.pdf

Lire la synthèse du rapport Besson : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000461/synth.shtml

La publication a été préparée par Stéphane Donné, Christel Gilles et Virginie Gimbert du Centre d’analyse stratégique.

Jeu 21 aoû 2008 Aucun commentaire