Christian Namy, président (divers droite) du Conseil général de la Meuse en Lorraine était heureux de présenter le 1er juillet 2005 à Jean-Louis Borloo, ministre de l’emploi et de la cohésion sociale ce qui était, selon lui, « le premier et le seul projet
de Maison de l ’emploi départementale » (depuis, celui Paris, une ville-département a eu son label). Il a souligné la « fructueuse collaboration » entre les directions de la Solidarité et du Développement économique du département. La Charte territoriale meusienne de cohésion sociale a été signée à cet occasion par 17 partenaires, dont les chambres consulaires ou les organisations patronales, mais aucun représentant syndical ou associatif, pas plus que de
la région Lorraine.
La Meuse, est confrontée à un vieillissement rapide de ses 192.000 habitants, qui vivent dans de petites villes et en zones rurales. Entre octobre 2003 et octobre 2004, les bénéficiaires de l’allocation spécifique de solidarité ont augmenté de 26%, de 587 à 639. Dans le même temps les érémistes sont passés de 2 568 à 2 838 (+10,5%).
La réponse départementale est de favoriser les infrastructures, autour notamment du futur TGV Est qui aura une gare nouvelle dans le département. Le Conseil général réfléchit à la gratuité de son réseau de transport en faveur des chômeurs. Mais son président en appelle à Jean-Louis Borloo pour « une véritable péréquation dans la répartition des ressources attribuées aux collectivités ».
La maison de l'emploi meusienne est présentée comme un outil stratégique s’appuyant sur l’expérience
de l’Agence de développement économique et du plan emploi Meuse, qui visait notamment les salariés victimes de licenciements économiques, non couverts par un plan
de sauvegarde de l ’emploi. Le nombre de licenciements économiques en janvier et février 2005 s’élève à 134 contre 50 un an plus tôt.
Le projet a été élaboré avec les acteurs publics, l’Assédic Lorraine et les chambres consulaires dès la conception initiale, mais la région n’est pas signataire de
la charte.
La maison de l'emploi meusienne assurera la conduite opérationnelle de l'action territoriale. Elle fédérera avec le préfet une plate forme globale pilotant les contrats aidés (CA, CAE, CIRMA, CIE). Elle développera la création, transmission et reprise d’entreprises, La maison de l’emploi est également le
lieu de capitalisation de l’information des opérations menées en terme de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Elle mutualisera les moyens disponibles au
service de la reconversion professionnelle. Enfin, la maison de l’emploi constituera un
centre de ressources avec site Internet et créera une cellule d’intelligence économique et stratégique chargée de la veille économique, scientifique et technologique, ainsi que de la coordination des études prospectives. À noter que la région, autour
de 3i Lorraine, a déjà sa propre structure d’intelligence économique.
En mai 2005: la structure juridique (un groupement d’intérêt public ou GIP, avec à sa tête le président du Conseil généra) la été mise en place, le directeur recruté et le comité technique de suivi installé. Elle devrait avoir défini ses axes stratégiques et ses critères d’évaluation pour fin septembre 2005. La mise en place à terme de relais sur les territoires est évoquée.
La formation aux métiers du patrimoine, un des axes de la politique d'emploi du Conseil général de la Meuse, qui jouit de l'appui du fonds social européen.
Commentaires