Le député-maire Ump de Brienne-le-Chateau (Aube), Nicolas Dhuicq, a expliqué lors du conseil municipal du 7 octobre 2011 pourquoi il assumait la fonction de président de la Maison de l’emploi de l’arrondissement de Bar-sur-Aube : « pour endosser le mauvais rôle. »
C’est le 15 septembre 2011 que la Communauté de communes de la région de Bar-sur-Aube (CCRB) a, selon le quotidien régional L'Est Eclair, « lâché la maison de l'emploi » décidant sa fermeture d'ici fin 2011. Quelques jours auparavant, le syndicat mixte du nord-est aubois (SMNEA) avait lui aussi voté pour la fermeture. Le conseil d'administration le la MDE en a pris acte le 22 septembre.
Lancée en 2005, au début du plan de cohésion sociale, et supposée fédérer tous les organismes liés de près et de loin à l'économie locale, la MDE avait selon les élus perdu de sa substance jusqu'à devenir une « coquille vide ». Elle n’avait plus qu’un seul salarié, la directrice Nathalie Schuft.
Selon Nicole Maigrot, maire adjointe de Bar-sur-Aube, « la seule chose qui marchait » était le point d'accès à la téléformation (P@T): quatorze personnes ont bénéficié d’une formation à distance en 2010 et une vingtaine en 2011. Le P@T devrait être repris par la Mission locale de la Côte des Bars tandis que l'Espace métiers sera remplacé par des permanences.
Nicolas Dhuicq a surenchéri lorsque Bernard Mathieu, conseiller municipal Ps, définissait ainsi son rôle : « présider à un enterrement » : « Je suis là pour être le croque-mort ». Mais en fait ce devrait être Marie-Noëlle Rigollot maire (divers droite) de Baroville, présidente de la communauté de communes et conseillère générale qui se chargera des démarches liées au licenciement de la directrice et à la fermeture de la structure.
Le coût de la fermeture d’ici fin 2011 a été évalué à 45 000 €, dont près de la moitié pour la CCRB.
Marie-Noëlle Rigollot, maire de Baroville

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