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L’étude de la DARES :
Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.


Une
présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones
rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008) liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

Initatives

Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Samedi 13 juin 2009

La diffusion d'un reportage sur la microfinance sur la chaîne France 2 a suscité de nombreuses réactions, qu'elles proviennent du grand public ou d'acteurs du secteur. L'équipe du Portail de la Microfinance se propose de rassembler les éléments marquants.

Le 14 mai 2009, l'émission Envoyé Spécial sur la chaîne France 2 diffuse un documentaire intitulé Banquiers des pauvres. A travers une enquête menée en Inde et au Bangladesh, le reportage se propose d'analyser le "seul secteur financier qui résiste à la crise" (France 2). Plus précisément, il entend se pencher sur la question bien connue de la morale et de l'éthique de la microfinance, surtout lorsqu'elle permet aux IMF de réaliser des profits. Ainsi, l'introduction du reportage pose la question suivante (Les IMF) "Sont-elles vraiment fidèles à leur vocation sociale, ou ont-elles trouvé parmi les démunis, de plus en plus nombreux, un marché à conquérir ?"

Voir la 1ère partie et la 2ème partie de ce reportage sur le site de partage de vidéos Dailymotion.

L'équipe du Portail de la microfinance a sélectionné quelques extraits de points de vue du grand public ou de spécialistes exprimés sur des sites internet, blogs ou forums suite à la diffusion de ce reportage.

Les premiers billets sont parus dès le 14 mai après la diffusion du documentaire sur le forum de l'émission.

C'est d'abord un sentiment d'indignation qui se dégage de ces réactions. Ainsi, un téléspectateur semble choqué par la banalisation de la pauvreté et par le fait que ces banques réalisent des profits au détriment des pauvres jugés "très rentables".  Un autre va jusqu'à se demander si M. Yunus a obtenu le Prix Nobel "pour avoir aidé les pauvres ou pour l'ingéniosité dont il a fait preuve pour améliorer les revenus des banques ?". Et de poursuivre "Les micro-crédits n'ont rien à envier aux crédits revolving !". Enfin et sur le même ton, une réaction dénonce la microfinance en tant qu'instrument concourant à la paupérisation.

Un internaute moins extrême considère que le secteur est utile à la lutte contre la pauvreté même s'il connaît des dysfonctionnements, avant de conclure "Il est temps de mettre au grand jour ce décalage comme l'a fait cette émission et de rechercher des solutions au plus vite !!!"

En réponse à ce message, un autre téléspectateur se livre à une longue analyse en quatre points : le surendettement, le niveau des taux d'intérêts, l'utilisation des crédits pour des objectifs autres que des activités génératrices de revenu et l'enrichissement des riches (du Nord) "sur le dos des pauvres" (du Sud). Pour lui ces problèmes sont essentiellement liés aux banques centrales dont "les fonctionnaires (...) ne font pas leur travail en légiférant pour encadrer le microcrédit". Il propose quelques pistes afin d'éviter ces dérives : le recours aux centrales de risques, l'obligation légale pour les IMF de communiquer les taux réels annualisés, une meilleure analyse des activités du micro-entrepreneur, et la mise en place de politiques favorables au développement de la concurrence dans le domaine.

Face à ces critiques, certains acteurs du secteur ont eux aussi réagi. Ainsi la société suisse BlueOrchard, spécialisée dans l'investissement en microfinance et l'ONG française PlanetFinance ont publié chacune un communiqué de presse.

Tout en confirmant la réalité de certains problèmes liés à l'essor du secteur, BlueOrchard se montre critique vis-à-vis du documentaire et regrette que l'émission se permette "à travers un éclairage partiel et réducteur, de donner une image si négative de la microfinance en général" (lire le communiqué de BlueOrchard).

Planet Finance, nommément cité dans le documentaire, "dénonce les erreurs, mensonges et raccourcis du reportage d’Envoyé Spécial", et "proteste contre le dommage causé à son image..." De plus, l'ONG française rappelle sa contribution à la lutte contre les dérives soulignées par le reportage (lire le communiqué de PlanetFinance).

D'autres acteurs ont souhaité prendre position sur le sujet. L'ONG française Entrepreneurs du Monde (EdM), elle aussi, confirme que "le reportage pointe du doigt un phénomène réel". Le directeur exécutif affirme "Oui, la tendance, depuis plusieurs années, est de mettre la priorité sur la viabilité des IMF plutôt que sur celle des emprunteurs !". Mais dans le même temps, il met en garde contre toute conclusion hâtive et généralisation, et rappelle les pratiques prônées et appliquées par EdM pour s'assurer de la réalisation de la mission sociale (lire le communiqué de EdM).

Les dirigeants des 2 plateformes de microcrédit en ligne Veecus et Babyloan ont eux aussi réagi via des blogs. Arnaud Poissonnier, fondateur de Babyloan explique que dans la majorité des cas, "le niveau élevé (des taux d'intérêts) s’explique par différents facteurs et n’entache en rien la vocation et l’objet social des IMF : la réduction de la pauvreté". Plus loin il donne un peu plus de détails sur ces facteurs explicatifs notamment sur la structure des coûts opérationnels et financiers des institutions de microfinance. Enfin, il rappelle qu'"aujourd’hui 90 % des IMF perdent de l’argent" (lire le communiqué de Babyloan). Via un communiqué, un(e) représentant(e) de Veecus explique également pourquoi les taux d'intérêts généralement constatés en microfinance sont relativement élevés (lire le communiqué de Veecus).

D'autres réactions sont disponibles dans un article publié par le journal suisse Le Temps relayé par le Portail. Son titre est sans équivoque : Attaques contre le microcrédit. On trouvera dans cet article, outre les réactions de Planet Finance et de BlueOrchard mentionnées plus haut, le point de vue de la société suisse d'investissement en microfinance Symbiotics, du professeur Jean Michel Servet et de Vipin Sharma, directeur d'une faîtière de 111 IMF indiennes nommée Access

Pour le Portail www.lamicrofinance.org

Mohamed Yunus.

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 15 mai 2009

Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du commerce, de l'artisanat, des Pme, du tourisme et des services, René Ricol, médiateur du crédit aux entreprises, et 7 réseaux professionnels d'accompagnement ont signé le 30 avril 2009 la charte des Tiers de confiance de la médiation pour la création et la reprise d'entreprises

Le document se situe dans le prolongement de l’accord signé le 23 janvier 2009 avec les chambres de commerce et d’industrie, les chambres de métiers et de l’artisanat ainsi que les organisations patronales (MEDEF, CGPME, UPA).

L’accord signé ouvre la qualité de « Tiers de confiance de la médiation » aux réseaux d’accompagnement des créateurs et des repreneurs d’entreprises pour un appui individualisé et de proximité aux porteurs de projets confrontés à des difficultés de financement par les banques.

Ces tiers de confiance interviennent en amont de la médiation, sans s’y substituer. Ils doivent accueillir les créateurs ou repreneurs, étudier le projet et de donner un avis qualifié sur sa pertinence et sa viabilité, mettre en œuvre les outils dont ils disposent pour trouver la meilleure solution dans l’intérêt du créateur/repreneur et si aider le porteur de projet à déposer un dossier de médiation.

Le numéro national 0 810 00 12 10 diffuse les coordonnées des Tiers de confiance de la médiation pour la création et la reprise d’entreprise.

Outre les organismes consulaires, les 7 réseaux sont l’association pour le droit à l’initiative économique (Adie), l’association nationale pour la transmission d’entreprise (CRA, Cédants et Repreneurs d’Affaires), France Active, France initiative, le Réseau des Boutiques de Gestion, le Réseau Entreprendre, l’Union des couveuses.

Chaque réseau s’engage à mobiliser au moins dix opérateurs locaux en qualité de TCM-CRE pour constituer des « forces d’accompagnement locales ». Il devra avoir au moins un Tiers de confiance pour les entrepreneurs dans chaque département.

L’Agence pour la création d’entreprises (Apce) est investie d’un rôle particulier. Outre une fonction d’information générale, elle « s’assurera avec les organisations signataires que les TCM-CRE [Tiers de confiance] désignés présentent un profil conforme aux besoins de leur mission ; assurera la liaison administrative entre les TCM-CRE et l’équipe nationale de la Médiation du crédit ; assurera la centralisation des récapitulatifs mensuels des TCM-CRE et communiquera les données au Médiateur du crédit ; mettra à jour régulièrement le fichier des coordonnées des TCM-CRE et informera l’équipe nationale de la Médiation du crédit de toute modification. »

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 15 avril 2009

La société publique Oséo a mis en place un dispositif, Oséo capital PME qui favorise la mise en relation entre investisseurs personnes physiques et PME.

Partant du postulat que « le renforcement des capitaux propres est essentiel au développement des entreprises », la banque d’État considère que cela « nécessite souvent d’ouvrir son capital à des tiers et, pour le chef d’entreprise, c’est une décision d’autant plus importante que la rencontre avec les investisseurs potentiels ne se fait pas toujours aisément. »

Jean-Marc Durand, directeur du développement et de la stratégie d'OSEO, avait présenté le premier bilan du dispositif OSEO capital PME, à l’occasion des rencontres de la Compagnie des Conseillers en Investissements Financiers (CCIF) le 17 novembre 2008.

La structure a permis la mise en relation de plus de 2 700 investisseurs avec 1 400 sociétés, du 15 avril au 15 juin 2008, date limite de déclaration de l'ISF. Une première étude réalisée auprès de 500 sociétés inscrites montre que cela contribué à lever près de 10 millions d’euros.

Le montant moyen de l’augmentation du capital dans l’entreprise, via les investisseurs rencontrés sur le service, s’élève à 121 000 euros.

Enfin, 450 des 2 700 investisseurs inscrits ont indiqué avoir placé en moyenne 23 000 euros et réalisé majoritairement leur investissement dans une seule société (82%).

Pour deux dirigeants sur trois, cette augmentation de capital a contribué au développement de leur entreprise, dont près de la moitié à l'international. Pour 17% des sociétés, ces capitaux ont permis de financer des projets de recherche et développement (R&D).
 Jean-Marc Durand, directeur du développement et de la stratégie d'OSEO

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 4 avril 2009

L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) lance en avril 2009, Adie Connect, qui se veut le premier site de microcrédit en ligne, du moins en France.

Maria Nowak, présidente de l'association, veut, grâce à ce nouvel outil, apporter un coup de pouce aux personnes issues de milieux modestes et tentées par l'entrepreneuriat.

Pour Maria Nowak, « on ne va résoudre la crise sans le travail. Les petites entreprises contribuent au développement local. En les additionnant toutes, elles ont un impact significatif. La pire des choses serait de ne pas soutenir l'économie réelle » (BusinessBondyBlog).

Le site Adie Connect devrait comprendre un accès en ligne à du microcrédit, de l’accompagnement et un espace communautaire pour des entrepreneurs. Il s’adresse en particulier à des personnes qui choisissent le statut d’autoentrepreneur.

        Voir le site : Adie Connect

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 16 novembre 2008

Benoît Granger, enseignant à l’école de la création d’entreprise de la chambre de commerce et d’industrie de Paris (Advancia) vient de lancer un site baptisé Evaluer la microfinance .

Si le caractère assez technique des articles fait que le blog qu’il n’est pas destiné au grand public, il pourra cependant largement intéresser les curieux, même non professionnels, qui y feront quelques découvertes réjouissantes sur un secteur qui ne doit pas rester à l’écart du débat.

Spécialiste français de la microfinance, Benoît Granger a écrit plusieurs ouvrages et dirigé un temps la Société d’investissement France active. Il est également le correspondant en France de la Coalition européenne pour un crédit responsable (European Coalition for Responsible Credit)

Parmi les productions du mois de novembre 2008, relevons les articles suivants :

Il y a un lien entre les nouveaux services financiers et la microfinance : DébitCredit, logiciel de gestion en ligne de comptes bancaires est aujourd’hui repris par Optissima. Il permet la gestion des comptes personnels et pourrait, selon Benoît Granger, être adapté aux futurs autoentrepreneurs.

Plusieurs articles présentent les avancées (et difficultés) du « P2P lending », une technique de prêts personnels directs qui fait son apparition dans la microfinance. Mais Benoît Granger considère que « qualifier ça de progrès de la "démocratie financière" est une pure stupidité ». Pour lui, c'est la qualité de l'intermédiation qui fait la qualité des interventions en microfinance.   C'est ce que font Kiva aux États-Unis et aussi Babyloans en France. Il voit même un danger : « si la microfinance par cette technique, sert plus à appauvrir les pauvres qu'à les enrichir, comme on le constate parfois, ce sera encore un échec. »

Enfin, Benoît Granger s’interroge sur la banque par téléphone mobile pour les pauvres, relatant un échange sur ce thème mis en place par une institution spécialisée de la Banque mondiale. Nous reviendrons prochainement sur ce sujet à partir d’une expérience indienne intéressante.

Benoît Granger

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises
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Mercredi 1 octobre 2008

La principale nouveauté de la nouvelle aide à la création d’entreprises (NACRE) est l’introduction d’un prêt à taux zéro, qui a également été qualifié dans des documents antérieurs de « prêt autonomie » ou « avance remboursable ». Il se substituera à l’avance EDEN (encouragement au développement des entreprises nouvelles), l’actuelle aide (erratique dans son attribution) liée à l’ACCRE (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises).

Comme l’ensemble du dispositif, le prêt à taux zéro a été confié dans sa définition et son financement à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) avec laquelle l’État a signé le 18 mars 2008 une convention baptisée « Agir pour l’emploi ». Un budget de 100 millions d’euros est prévu, à l’échéance 2010, correspondant à 20 000 prêts à taux zéro de 5 000 € en moyenne. Le prêt est accompagné d’une garantie publique des prêts bancaires et d’un appui technique à la structuration financière. Le bénéficiaire doit s’engager à accepter un accompagnement.

La mise en œuvre expérimentale du prêt à taux zéro dans 70 quartiers du plan gouvernemental Espoir Banlieues est prévue au cours du second semestre 2008. France active, l’association présidée par Christian Sautter, a été chargée d’en assurer la gestion financière, en attendant la décentralisation dans le cadre de la labellisation d’opérateurs régionaux.

Pour le public non concerné par le plan banlieues, la mise en œuvre devrait avoir lieu au 1er janvier 2009.

 

Emprunteur

Personne physique

Montant

1 000 € à 10 000 €

Durée

1 à 5 ans

Taux

0%

Différé d’amortissement

Aucun

Modalités de remboursement

Mensualités constantes ou progressives

Garanties / caution sur l’emprunteur

Aucune

Structuration du financement

Par rapport au montant total du plan de financement du projet, le montant et la durée du prêt bancaire complémentaire ou assimilé doivent être supérieurs ou égaux au montant et à la durée du prêt à taux zéro.

Conditions à remplir par l’emprunteur

Plan de financement validé dans le cadre du contrat autonomie création ;

Signature du contrat de prêt à taux zéro ;

Mise en place d’un prêt bancaire (ou assimilé) complémentaire et de services bancaires professionnels de qualité.

 

Documents

-          Le prêt à taux zéro (version provisoire, 25/09/2008)

 

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 7 septembre 2008

Le dispositif EDEN (encouragement au développement d’entreprises nouvelles) est avec l’Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises (Accre) à laquelle il est lié un outil d’État qui connaît une grande instabilité : prime, puis avance remboursable, puis à nouveau prime, puis encore avance remboursable, et bientôt prêt d’honneur.

Ces changements sont troublants pour le public, fort mal informé directement, comme pour les orienteurs, qui ont des difficultés à donner une information juste et pour les opérateurs, toujours dans l’incertitude. Mais surtout, ces changements continuels ont des conséquences pratiques très désagréables pour les créateurs d’entreprises.

Certains d’entre eux, parce qu’ils ont eu la malchance de se lancer au « mauvais » moment, n’ont tout simplement pas droit à une aide qui leur est pourtant promise.

Depuis 2006, l’État avait voulu transférer la gestion d’EDEN aux régions, mais la plupart d’entre elles ont refusé. La région Poitou-Charentes en assure cependant la gestion depuis 2007.

En 2008, l’État a décidé cette fois de transférer le dispositif EDEN à la Caisse des dépôts et consignations, qui est chargée de le mettre en œuvre partout en France en janvier 2009 sous forme de prêts d’honneur dans des conditions à définir.

Une mise en œuvre anticipée était également prévue dans les quartiers de la politique de la ville à partir de juin 2008, en lien avec le lancement des contrats d’autonomie pour les jeunes. Mais le retard pris dans le déploiement de ce nouvel instrument fait que EDEN quartiers n’existe pas pour l’instant.

Du fait de cette situation peu claire, en 2008, dans beaucoup de territoires, le dispositif EDEN n’est tout simplement pas applicable. Il le sera – peut-être – en fin d’année dans une partie des départements…

Il y a bien eu une instruction du 20 décembre 2007 de la DGEFP (ministère de l’économie et de l’emploi) concernant la prorogation des contrats de mandat EDEN arrivant à échéance le 31/12/2007, mais les préfets ne se pressent manifestement pas pour l’appliquer.

Quelques cas malgré tout ont permis de débloquer certaines situations locales.

Le 28 mars, le préfet des Hautes Pyrénées a prolongé jusque fin 2008 l’habilitation donnée au Comité départemental de développement économique des Hautes-Pyrénées à Tarbes. Le comité est un établissement dépendant du conseil général qui gère le dispositif EDEN depuis 2005.

Dans les Hauts de Seine, la DDTEFP a confié à Hauts de Seine Initiative (HDSI), qui gère le dispositif depuis 2004, une enveloppe lui permettant de financer 40 porteurs de projet. Créée en 1999, HDSI est une plateforme France initiative réalisant des prêts d’honneur et un fonds territorial France active intervenant en garantie.

Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 11 juin 2008

Adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 5 juin 2008, l'article 20 de la loi de modernisation de l’économie concerne l’économie sociale et solidaire (voir mon article du 10/06/2008) mais aussi le microcrédit.

Le texte vise, selon le gouvernement à favoriser le développement de l’investissement et de l’épargne solidaires. Il prévoit l’obligation pour les règlements de plans d’épargne salariale de proposer aux salariés d’investir dans des fonds communs de placement d’entreprise solidaires (FCPE) comme cela se fait déjà pour les plans d’épargne pour la retraite collectif (PERCO).

Le projet de loi facilite l’investissement des FCPE solidaires dans les entreprises solidaires en assouplissant les règles d’investissement (ratio d’emprise). Il assouplit les règles applicables aux fonds d’investissement solidaires investissant dans des organismes favorisant l’insertion par l’entrepreneuriat.

Enfin, il élargit le champ du microcrédit. Limité jusqu’ici à la création ou reprise d’entreprises, celui-ci sera – en cas d’adoption de la loi – élargi à « la réalisation de projets d’insertion. »

Les organismes d’appui à la création d’entreprises ont été partie prenante des débats pour la préparation de cette loi.

L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) revendique cette fonction : « Nous avons été très actifs depuis le début des discussions et nous avons réussi à faire passer des mesures importantes pour lesquelles nous nous battons depuis longtemps » déclare Audrey Raabe, responsable études et perspectives de l'Adie (Localtis, 4/06/2008).

Au contraire, Bernard Brunhes président de France Initiative estime qu’étendre le champ du microcrédit va « à l’encontre de la modernisation de l’économie en freinant la bancarisation des très petites entreprises. »

Edmond Maire, président de la SIFA (Société d’investissement France Active) s’inquiétait de la rigidité des règles corsetant les sociétés d'investissement solidaire qui les empêchent de « dépasser la taille d'un Lilliput ».

Au cours des débats à l’assemblée, Dominique Baert, député (Ps) a proposé un amendement inspiré de la loi américaine sur le réinvestissement communautaire (community reinvestment act, CRA) imposant aux établissements de crédit d'indiquer dans leur rapport annuel le nombre et les montants des dépôts collectés et des prêts consentis aux personnes résidant sur le territoire des zones urbaines sensibles. Hervé Novelli, secrétaire d’État aux PME a répondu que, selon lui, « il n'est pas nécessaire de recourir à la loi » et l’amendement a été rejeté.

 

Le texte voté par l’Assemblée nationale (5/06/2008)

Article 20 du projet de loi de modernisation de l’économie

5° Le 5 de l’article L. 511-6 est ainsi rédigé :

« 5. Aux associations sans but lucratif et aux fondations reconnues d’utilité publique accordant sur ressources propres et sur emprunts contractés auprès d’établissements de crédit, ou d’institutions ou services mentionnés à l’article L. 518-1, des prêts pour la création et le développement d’entreprises d’au plus trois salariés ou pour la réalisation de projets d’insertion par des personnes physiques. Ces organismes sont habilités et contrôlés dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. »

 

Voir également sur les débats entourant la loi de modernisation de l’économie mes précédents articles :

Le microcrédit est-il « moderne » ? (7/06/2008)

Statut du petit entrepreneur : actualisation des seuils (6/06/2008)

Petit entrepreneur : Encadrer tout en libérant (4/06/2008)

Débat parlementaire sur le statut du petit entrepreneur (1/06/2008)

Fonctionnaires et entrepreneurs (28/05/2008)

Vers un statut de l’entrepreneur individuel (5/05/2008)

Auto-entrepreneur, un concept idéologique libéral (3/05/2008)

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Samedi 7 juin 2008

Bernard Brunhes président de France Initiative et Anne Chatauret, déléguée générale du réseau qui regroupe 240 plateformes de prêts d’honneur, ont été auditionnés le 28 mai 2008 par le groupe de travail de la commission des Affaires économiques du Sénat sur la loi de modernisation de l’économie.

Bernard Brunhes, vice-président du groupe BPI, estime que l’article 20 du projet de loi, qui étend le champ du microcrédit (de type ADIE) et « va ainsi à l’encontre de la modernisation de l’économie en freinant la bancarisation des très petites entreprises. »

« Il serait très dommage que l’on encourage le développement de crédits à caractère social hors marché en direction de créateurs qui ne sont ni chômeurs ni titulaires de minima sociaux, car cela aurait pour effet de freiner l’effort des banques et des organismes qui tendent à pousser les créateurs à entrer dans la logique marchande normale.

« Nous proposons donc qu’il soit renoncé à une modification qui va à l’encontre de la « modernisation économique » souhaitée par le législateur et de l’évolution vertueuse des comportements bancaires. »

France Initiative propose également que l’exonération de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) puisse aussi s’appliquer aux dons aux associations de financement de la création d’entreprises; comme les plateformes France Initiative.


 Bernard Brunhes président de France Initiative

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Dimanche 18 mai 2008

Avec plus de 100 000 prêts à la création d’entreprises, le PCE distribué par Oséo auprès des banques et lancé en 2000, estime avoir atteint sa cible.

D’un montant maximal de 7 000 euros, il a une durée de 24 à 54 mois avec un différé de remboursement de 6 mois. Selon Oséo, il aurait permis de financer 130 000 nouveaux emplois et serait disponible dans un délai de 10 jours.

Devant ce succès, le gouvernement, financeur de la garantie accordée aux prêts par Oséo, a décidé de restreindre son attribution.

A compter du 1er mai 2008, le PCE s’adresse aux entreprises en phase de création qui ont un programme d’investissements inférieur à 45 000 euros.

Cependant, de manière transitoire Oséo acceptera, jusqu’au 15 juin 2008, tous les dossiers supérieurs à ce montant qui ont déjà fait l’objet d’une décision.

Pour 2008, les pouvoirs publics ont fixé à Oséo un objectif de 25 000 PCE.

Un « mini-site » spécialisé d’information sur le PCE a été mis en place par Oséo.

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Mercredi 9 avril 2008

Planet Finance organisait une rencontre, le 7 avril 2008, à Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine) sur le thème « Performance financière et performance sociale ? »

Accueillis dans les locaux de Ernst & Young, 45 participants étaient présents à l’invitation de l’organisation non-gouvernementale PlaNet Finance.

Pour Emmanuelle Javoy, directrice de la société de notation Planet Rating, on élabore des indicateurs de performance sociale depuis 4 ans, pour compléter les données financières, mais ils sont moins vérifiés, donc moins fiables.

Membre du secrétariat technique de Cerise, un organisme qui gère le Portail de la microfinance, Cécile Lapenu, a situé le démarche d’une approche sociale dans son institution depuis 2001. Cerise a mis en place un outil standard, SPI (social performance indicators). Il comprend un questionnaire et un guide avec 4 dimensions: ciblage des pauvres, adaptation des services, renforcement des services, responsabilité sociale. Pour Cécile Lapenu la prochaine étape devrait être l’analyse des responsabilités envers l'environnement.

Xavier Reille, expert senior en microfinance auprès du CGAP, un organisme spécialisé dans la microfinance auprès de la Banque mondiale, on assiste à une crise de représentation de la microfinance, avec un problème d'absorption des capitaux disponibles. En 2007, il y a eu un boom économique de la microfinance qui se financiarise et se privatise.

Les banques commerciales font leur entrée sur ce qui devient un marché ; on en compte 18, dont 4 françaises. Toutes les banques ont un projet dans la microfinance, mais logé différemment. Citigroup est innovant comme banque d'affaires pour les institutions de microfinance (IMF).

On assiste aussi à un spectaculaire renforcement des investisseurs colelctifs, comme les fonds de pension mais surtout des fonds ouverts aux individus. 93 fonds sont spécialisés dans la microfinance au plan international dont 17 sont des Opcvm (Sicav notamment). Ils ont été créés pour moitié entre 2005 et 2007. Les 10 principaux fonds sont européens: Procredit (Europe Est), Southeast Europe, Oikocredit (fondé par les églises protestantes)...

On voit également apparaître des plateformes Internet s’adressant directement aux particuliers, comme Kiva.org (voir mon article : ) qui a recruté 25 000 particuliers américains en un an ou Microplace, le site associé à la société de commerce en ligne E-Bay. Jacques Attali, président de PlaNet Finance, a remarqué que Kiva prête avec intérêts, mais que les investisseurs qui croient affecter directement leur épargne à des entrepreneurs du Sud font eux des prêts à 0%.

Xavier Reille a ensuite évoqué l’entrée en bourse de Compartamos, une institution mexicaine de microfinance qui compte 60 000 clients, introduite en bourse à New York et Mexico en avril 2007. La vente des actions a rapporté plus de 50 millions de dollars aux deux fondateurs. Voir l’étude de cas proposée sur le Portail de la microfinance.

Sur les questions financières, Xavier Reille estime la moyenne des taux d'intérêts consentis par les IMF à 26%, mais pas tous transparents et avec des écarts importants (80% pour Compartamos). Les objectifs des agents de crédit et des dirigeants restent essentiellement financiers. Il a noté une évolution du Cgap et d’autres institutions sur la notion de taux d'usure, longtemps jugée contreproductive, mais qui peut être utile dans le contexte réglementaire à construire dans les pays en développement.

M. Jacques Attali, s’est inquiété de la baisse de l’assistance technique aux IMF, qui crée un risque joint à la montée du financement privé. Il a conclu en assurant que « la microfinance n'a rien à voir avec l'inclusion des pauvres dans le système financier ». Pour lui, on a besoin de mesures, d'éthique et d'institutions.


Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 9 février 2008
Fondée en 1990 avec l’appui du GIEPP, dans le Nord Pas de Calais, la société coopérative de capital-risque « Autonomie et Solidarité » augmente son capital par appel public à l’épargne afin de le porter à 4 millions d'euros.
Autonomie et Solidarité avait lancé son premier appel à l'épargne en 1990, ce qui lui avait permis de réunir 720 actionnaires. Elle en compte aujourd’hui 2 000.
En 1993, la société a accueilli des actionnaires institutionnels : conseil régional, Caisse des dépôts, Caisses d'épargne.
En 2001, une troisième souscription a permis de porter le capital à 2,5 millions d'euros.
Depuis sa fondation jusque fin 2006, Autonomie et Solidarité a pris des participations dans 164 entreprises créant ou sauvegardant près de 1 800 emplois.
L’augmentation de capital se continue jusqu’au 29 février 2008.
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Par Benoit Willot - Publié dans : financement de la création d'entreprises - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 6 février 2008
Le site de vente aux enchères eBay a lancé fin 2007 lance un nouveau site de microcrédit baptisé « Microplace.com » destiné à soutenir des projets dans les pays en voie de développement.
Les internautes américains (la plateforme est limitée aux Etats-Unis pour l’instant) peuvent faire des dons de 100 dollars minimum.
Ils sélectionnent le pays et le projet qu’ils souhaitent aider. L’argent récolté est placé par des fondations spécialisées dans le microcrédit telles que la Calvert social investment foundation d’origine canadienne.
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Samedi 26 janvier 2008
Lancée en 1997, la Caisse solidaire du Nord Pas de Calais est issue d’une tradition locale d’encouragement à l’épargne populaire, avec un important mouvement des Cigales et une société coopérative de capital-risque solidaire, Autonomie et solidarité.

La Caisse solidaire a été présentée comme un modèle, notamment par Marie-Christine Blandin, présidente Verte du conseil régional (1992 – 1998) ou Guy Hascoët, qui fut secrétaire d’État à l’économie solidaire (2000 – 2002), qui voulait la dupliquer dans d’autres régions.
Installée à Roubaix (Nord), la Caisse solidaire jouit d’un soutien solide de ses partenaires institutionnels, la région, mais aussi des acteurs de l’économie sociale comme la Macif ou le Crédit coopératif (groupe Banques populaires), auquel elle est rattachée.
Elle accorde une centaine de prêts par an aux entreprises ou aux associations, d'un niveau moyen de 20 000 euros, et dispose de 1 200 petits actionnaires épargnants.
Mais l’activité ne devient jamais rentable, et les pertes atteignent, en 2006, 1,9 million d'euros. En 2007, ses dirigeants doivent suspendre son activité de prêts et envisager un plan de sauvegarde pour continuer à bénéficier du statut d'établissement financier. Il leur faut pour cela un minimum de 2,2 millions d'euros de fonds propres.
Fin décembre 2007, une assemblée générale décide la destruction de parts d'actionnaires institutionnels comme la Région dont la participation tombe de 24,6 % à 4,4 %, la Caisse des dépôts (de 8,8 % à 1,5 %) ou la MACIF et FINORPA (la société issue des anciennes Houillères). Elle accepte la recapitalisation de la Caisse solidaire de 1,5 million d'euros par le Crédit coopératif qui contrôle dorénavant 57,3 % des parts et la minorité de blocage en droits de vote.
L’assemblée décide également de relancer l'épargne solidaire, espérant récolter 2 millions d’euros, la valeur des parts des sociétaires individuels étant garantie jusqu'à la fin 2009.
Enfin, selon le quotidien La Voix du Nord, la Caisse solidaire, dirigée par Catherine Martin et présidée par Patrice Duthoit, directeur de la maison de l'emploi de Tourcoing, investira les zones urbaines sensibles d'autres territoires régionaux (Sambre, littoral, bassin minier).
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Samedi 12 janvier 2008
En mai 2007, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), présidée par Maria Nowak, a signé un accord de partenariat avec l’Association des régions de France (ARF) qui « vise à réaffirmer, voire amplifier, le soutien apporté par les régions françaises au développement du microcrédit » selon le communiqué de l’ARF (25/05/2007).
Les modalités de partenariat peuvent être différentes dans chaque région : contribution au financement des services de conseil et d’accompagnement, renforcement des fonds propres des très petites entreprises, campagnes de communication sur le microcrédit ou facilitation de l’accès à des locaux professionnels.
Concrètement différents accords existent entre des régions et l’Adie. J’en reprends quelques uns ici, en soulignant qu’il ne s’agit absolument pas d’une liste exhaustive.
En Alsace, une subvention régionale a été instaurée. Elle s’élève à 5 000 euros maximum et est plafonnée au montant du prêt octroyé par l’Adie.
L’Adie et le conseil régional de Poitou-Charentes ont signé en janvier 2006 une convention triennale en France pour l’emploi des jeunes et des plus fragiles. La région apporte à l’Adie 650 € par prêt réalisé, alors que le coût moyen d’un dossier de microcrédit a été chiffré à 2 000 €.
IDéclic’ est, en Rhône-Alpes, une subvention d’un montant maximum de 3 000 € qui accompagne la création de petites entreprises dont le plan de financement n’excède pas 20 000 €. Depuis octobre 2005, elle concerne les personnes suivies par l’Adie ou par les plateformes France initiative.
La prime régionale à la création d’entreprise de Picardie est une subvention de 3 000 eurosversée aux personnes suivies par différents réseaux, comme l’Adie, les organismes consulaires ou les Boutiques de gestion.
En Île de France, une prime de montant variable concerne les créateurs d’entreprises suivis par les réseaux et venant ou investissant dans les quartiers. Elle n’est mise en œuvre, depuis fin 2006, que par l’Adie.
Nowak-M.jpg  Maria Nowak, présidente de l'Adie
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Jeudi 27 décembre 2007
La société de capital-risque de PlaNet Finance, FinanCités, a apporté en juillet 2007 un soutien à deux micro-entreprises implantées en zone urbaine sensible. Le comité d’investissement a sélectionné, parmi une douzaine de dossiers étudiés, deux sociétés basées à Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise) et Paris.
PlaNet Finance (dont Jacques Attali est le président) est une organisation de solidarité internationale, spécialisée dans le développement de la microfinance. Basée à Paris, PlaNet Finance agit principalement avec un réseau international d’organisations affiliées mais, depuis 2005, elle lancé un plan « Entreprendre en banlieue ». Dans ce cadre, des antennes locales sont créées au sein de quartiers, baptisées « Associations de détection et d'accompagnement de micro-entrepreneurs » (Adam) et confiées à des responsables « issus de ces cités, et qui ont réussi ». Le projet a démarré à Aulnay-sous-Bois et Sevran (Seine Saint Denis), Mantes-la-Jolie (Yvelines) et Vénissieux (Rhône).
La première microentreprise financée s’appelle JS COM. Basée à Garges-lès-Gonesse (95), FinanCités y a investi 28 000 euros (5 000 en prise de participation en capital et 23 000 en compte-courant d’associé) pour la création d’un magazine gratuit spécialisé en arts martiaux, Martial Spirit. Le journal sera distribué dans près de 200 salles de sports en Ile de France.
La seconde, Coffressimo, est située à Paris. FinanCités apporte 12 000 euros (1 650 euros en capital et 10 350 en compte-courant). Elle vend des cadeaux et des animations aux personnes âgées.
FinanCités veut financer 30 entreprises en 2007, pour un montant total de 600 000 euros puis prévoit d’augmenter son rythme d’investissement pour atteindre 70 entreprises par an à partir de 2009.
www.planetfinance.org
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Mardi 7 août 2007

Le centre communal d’action sociale (CCAS) du Havre (Seine-Maritime) a signé avec la Caisse d’épargne de Haute-Normandie une convention visant à proposer des microcrédits aux habitants démunis.
Au taux effectif global de 2,75% et remboursables en trois ans, au maximum, ces prêts vont de 300 à 3 000 euros. Ils sont réservés aux citoyens en difficulté, chômeurs, actifs aux petits revenus ou bénéficiaires des minima sociaux, notamment. Ceux-ci présenteront leur demande au CCAS, qui évaluera leur situation sociale avant de les diriger vers la Caisse d’Epargne pour réaliser l’opération. Cette dernière va déléguer deux salariés appelés à gérer les dossiers au sein d’une association créée par la banque, et baptisée «Parcours confiance». Ils auront mission de valider (ou non) les demandes. Pour leur part, les emprunteurs devront participer à des ateliers collectifs d’information et d’assistance à la gestion de leur budget.

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Mercredi 1 août 2007

Le conseil général de Vendée a lancé deux mesures en faveur de l’emploi : création d’un microcrédit pour aider les rmistes à se lancer, et mise en place d’une maison du développement économique et social, Ces deux mesures ont été adoptées lors d’une séance de l’assemblée départementale le 22 juin 2007.

La Vendée a franchi le seuil symbolique des 6% de chômeurs à la fin du premier trimestre 2007

Philippe de Villiers , le président (MPF) du conseil général, tire « un bilan très positif de la situation économique du département ». Pour lui, « Le chiffre d’affaires des entreprises vendéennes a augmenté de 6,7% en 2006 et les investissements, qui seront les emplois de demain, ont progressé de plus de 12 ,3%, dont 16,4% pour l’industrie », a en particulier souligné le président du Conseil Général. La Vendée a franchi le seuil symbolique des 6% de chômeurs à la fin du premier trimestre 2007. C’est l’un des plus faibles de France.

Il reste toutefois 15 000 demandeurs d’emplois dans le Département. Le Conseil général leur accorde toute son attention à travers la maison de l’emploi, rebaptisée « maison du développement économique et social ». Cette structure originale réunit l’ensemble des organismes chargés de la question. Elle vise à faire coïncider les besoins des entreprises et le potentiel des personnes au chômage. Elle mettra en place des formations spécifiques directement adaptées aux besoins. Son action est déjà engagée. Un programme concerne en particulier l’entreprise Rabaud. Trente personnes devront être recrutées, la maison de l’emploi s’occupant de la formation des futurs salariés.

Le nombre de érémistes est passé en Vendée de 4700 en mai 2006 à 4350 en mai 2007 : une baisse de 8%, à porter au bénéfice de l’accompagnement des érémistes mis en place par le Conseil Général. Afin d’aller encore plus loin le Conseil Général élabore un dispositif de microcrédit destiné à mettre le pied à l’étrier de ceux qui veulent créer leur emploi. Il s’agit là encore d’une innovation. Le montant des financements pourrait monter jusqu’à 4700 euros et bénéficier d’un abondement de la part des banques.
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Mardi 24 juillet 2007

 

 

En 2006, 80 % de la population mondiale n’a pas accès au crédit.  Sur les 84 milliards d’euros d’Aide Publique au Développement en 2005, seulement un milliard d’euros ont été consacrés à la microfinance. 

Aujourd’hui, 1,2 milliard de personnes dans le monde vivent avec moins d’un dollar par jour ajusté à la parité du pouvoir d’achat (PPA) et un milliard d’autres vivent au-dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars.

Selon la Banque mondiale, la moitié de la population vivra avec deux dollars par jour en 2050. On estime que parmi ces personnes, 500 à 600 millions de personnes pourraient être éligibles au microcrédit. Plus de 80 millions de personnes bénéficient de microprêts.
Parmi elles, 54,8 millions de personnes font partie des plus pauvres.

(Source www.planetfinance.org)

 

 

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Mardi 22 mai 2007

L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) organise à partir du 22 mai la troisième édition de la Semaine du microcrédit. Une centaine de forums sont organisés par l’organisation, présidée par Maria Nowak. C’est l’occasion, pour celle qui s’affiche comme une disciple du fondateur de la Grameen Bank , Muhammad Yunus, d’interpeller les politiques sur l’emploi indépendant au moment de la mise en place du gouvernement Fillon.

Maria Nowak , qui fut membre du cabinet de Laurent Fabius au ministère des finances, veut lever les obstacles rencontrés par les créateurs de micro-entreprises : « n’oublions pas que 40% des chômeurs souhaiteraient pouvoir créer leur emploi. En réformant nous pourrions très vite décupler le nombre de créations de microsociétés chaque année. Il faut un véritable plan de développement du travail indépendant  » a-t-elle déclaré dans le Journal du Dimanche (20/05/2007). L’Adie souhaite que le gouvernement facilite le financement de la caution du local de l’entreprise, réduise les cotisations sociales et lève les obstacles réglementaires qui pénalisent les personnes ne possédant pas de diplômes, ont des certificats de pays ne faisant pas partie de l’Union européenne) ou sortent de prison.

L’Adie indique qu’elle financera en 2007 plus de 7 000 micro-entreprises. Leur taux de pérennité serait du même ordre que la moyenne nationale : 64% sur deux ans. Selon Maria Nowak , « Et si plus de 18% des micro-entrepreneurs financés par l’Adie savent à peine lire, écrire, compter ou sont illetrés. Ils réussissent aussi bien que les 22% qui ont fait des études universitaires. »

Le point d’orgue de la semaine sera un débat organisé jeudi 24 mai à Paris , dans les locaux de l’Institué d’études politiques, qui réunira notamment le président de la banque BNP-Paribas , Denis Pébereau, et la présidente de l’Unédic, Annie Thomas (Cfdt).

 

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