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Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

La loi du 13 février 2008 sur la réforme du service public de l'emploi

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

La brochure du ministère de la cohésion sociale sur les maisons de l'emploi

La liste des maisons de l'emploi labellisées (au 20 février 2007, classement par régions)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La carte des maisons de l'emploi labellisées et conventionnées (janvier 2008)

La carte des maisons de l'emploi (labellisées en janvier 2007) 

La convention de tutorat d'un créateur d'entreprise signée à La Réunion (janvier 2008)

Une histoire de l'association Cime.

Une présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Le bulletin Balise Info 2007

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

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Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Dimanche 4 mai 2008

Avec l’adoption par l’Assemblée nationale, le 29 avril 2008, du projet de loi de modernisation du marché du travail, le portage salarial fait son entrée dans le dispositif législatif français, conformément aux souhaits des organisations signataires de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008. L’article 19 de l’ANI voulait « Sécuriser le portage salarial. »

Le code du travail, que l’on souhaitait récemment alléger, s’enrichira donc d’une nouvelle section intitulée : « Portage salarial ». Il est ainsi défini : « Le portage salarial est un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée, et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l’entreprise de portage. Il garantit les droits de la personne portée sur son apport de clientèle. »

Le texte de loi confie également à « une branche dont l’activité est considérée comme la plus proche du portage salarial la mission d’organiser par accord de branche étendu le portage salarial ». Les débats ont confirmé qu’il fallait entendre par là la branche de l’intérim.

Le rapport fait de Dominique Dord, député Ump de la Savoie et maire d’Aix-les-Bains, au nom de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales sur le projet de loi, déposé le 8 avril 2008, estime en reprenant des chiffres publiés par le quotidien Les Echos (11/03/2008) que le portage salarial connaît une « croissance rapide : on aurait en 2007 environ 20 000 salariés portés ; plus de 100 entreprises de portage proposaient leurs services en 2005 contre une dizaine une décennie plus tôt. »

L’ANI prenait acte que cette forme d’activité, « considérée comme entachée d’illégalité », répond cependant « à un besoin social dans la mesure où elle permet le retour à l’emploi de certaines catégories de demandeurs d’emploi, notamment des seniors ». Donc, « il est souhaitable de l’organiser afin de sécuriser la situation des portés ainsi que la relation de prestation de service ». L’ANI confiait à la branche du travail temporaire le soin d’organiser, par accord de branche « la relation triangulaire en garantissant au porté le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que de son apport de clientèle. La durée du contrat de portage ne devra pas excéder trois ans ».

Martine Billard, députée Verte de Paris et Roland Muzeau, député communiste des Hauts de Seine ont proposé de renoncer à cette reconnaissance, ce qui a été refusé.

Jean-Frédéric Poisson, député Ump des Yvelines, a tenté au travers de plusieurs amendements de faire échapper le secteur du portage salarial à la tutelle de la branche de l’intérim. Mais ses tentatives ont été repoussées, pour non conformité avec l’ANI.

Lors de la discussion de l’article, le 16 avril 2008, Roland Muzeau a estimé que le portage est inacceptable.

Xavier Bertrand, ministre du travail a considéré que « des garanties étaient nécessaires en matière de portage ». Il a assuré que l’organisation patronale de l’intérim, Prisme, « a confirmé que des négociations seraient ouvertes dès la promulgation de la loi et qu’il serait proposé aux trois fédérations regroupant les entreprises de portage ainsi qu’à différents chefs d’entreprise d’être associés aux travaux ». Le portage serait défini comme une activité exercée à la fois par des sociétés de portage et par des entreprises de travail temporaire.


Dominique Dord, député Ump de la Savoie
par Benoit Willot publié dans : Emploi communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 10 mars 2008
Trois chercheurs du Cesta, un laboratoire de l’EHESS, ont publié en 2007 un courte étude de 12 pages sur « Instabilité des emplois et des parcours professionnels : l’exemple du portage salarial ».
Pascaline Costa, Danièle Hanet et Colin Marchika se sont basés sur l’étude des déclarations annuelles de données sociales (DADS) ce qui leur permet de fournir quelques données quantitatives, même si les auteurs se plaignent du caractère lacunaire de certaines de leurs informations.
Le portage salarial est une forme d’intermédiation sur le marché du travail qui s’est développée dans les années 90 et connaît depuis un vrai développement. Orienté à l’origine vers les professions intellectuelles et les cadres quinquagénaires en recherche d’activité, son champ s’est élargi, tant dans ses secteurs d’application que dans les classes d’âge concernées.
Cependant, pour Costa, Hanet et Marchika « cette forme de travail n’est une solution viable que pour bien peu de portés ». Selon eux, les « niveaux de gains et d’activité restent, pour la majorité des portés, trop faibles pour être envisagés autrement que comme un revenu de complément. »
Les signataires se sont interrogés « sur l’utilité sociale et économique du portage salarial ». Si le portage permet à des personnes de s’insérer ou de se réinsérer sur le marché du travail, permet de mobiliser une compétence rapidement, il risque de développer la flexibilité au détriment de la sécurisation de l’emploi.
par Benoit Willot publié dans : Emploi communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 7 décembre 2007
Lors de la réunion paritaire nationale consacrée à la modernisation du marché du travail, qui s’est tenue le 9 novembre 2007, un avant-projet de texte a été présenté ; daté du 5 novembre, il prévoit un rattachement de l’activité à l’intérim.
Dans la seconde partie du document (sécuriser les fins de contrat et améliorer le retour à l’emploi), un article est consacré à « sécuriser le portage salarial. »
Le document remarque que, « considérée comme entachée d’illégalité, cette forme d’activité répond cependant à un besoin social (…) Il est souhaitable de l’organiser afin de sécuriser la situation des portés ainsi que la relation de prestation de service. A cet effet, la branche du travail temporaire organisera, par accord collectif, la relation triangulaire en garantissant au porté, le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que de son apport de clientèle. »
par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Mardi 27 novembre 2007
En septembre 2006, le Syndicat National des Entreprises de Portage Salarial (SNEPS) a adhéré à la Chambre de l'Ingénierie et du Conseil de France, qui regroupait déjà 12 autres syndicats patronaux.
La CICF est la fédération patronale de la branche « conseil ». Elle est membre de la Cgpme (petites et moyennes entreprises) et de l’Unapl (professions libérales).
Le SNEPS, fondé en 1998, se présente comme l’« organisme le plus ancien et le plus représentatif du portage salarial dans le domaine du conseil (près de 70% du chiffre d’affaires de la profession) » Le SNEPS assure faire du « portage salarial éthique ».
Plusieurs entreprises de portage salarial avaient signé, depuis 2004, des accords avec différents syndicats. Mais, avec l’accord de novembre 2007, c’est la première fois qu’un accord de branche est signé.
L'accord s'applique à l'ensemble des entreprises adhérentes au CICF-Sneps, uniquement pour les activités relevant de la convention collective Syntec (bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs conseil et des sociétés de conseil). Mais d’autres entreprises ont prévu de l’appliquer.
La fédération Cfdt F3c (communication, conseil, culture), signataire de l’accord considère dans un communiqué du 16 novembre 2007 que « des garanties importantes sur les salaires sont mises en place » avec un minimum salarial de 2 682 € pour les débutants et de 3 603 € pour les personnes confirmées (18 mois d'ancienneté). Tous les salariés portés seront considérés comme des cadres. Quelques bonus sont introduits comme le droit à une mutuelle, ou un droit individuel à la formation adapté pour des salariés à temps très partiel.
par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Dimanche 11 novembre 2007
En 1955, le regretté Edgar Faure, alors président du conseil propose au sultan du Maroc que son pays devienne un État indépendant « uni à la France par des liens d’interdépendance librement consentis ». Plus d’un demi-siècle plus tard, la formule a sans doute un avenir.
Selon l’Apce (2/11/2007), Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, confie à Jean-Christophe Sciberras et Paul-Henri Antonmattei « une mission sur le travail indépendant ». Mais, d’après l’Afp (30/10/2007), Xavier Bertrand lance « une mission sur le travail économiquement dépendant ». Bref, tout ceci est interdépendant…
L’important, bien sûr, c’est la mission.
Jean-Christophe Sciberras, directeur des ressources humaines des centres d’ingénierie de Renault en France et Paul-Henri Antonmattei, doyen de la faculté de droit de Montpellier, sont chargés de « remettre des propositions très concrètes à Xavier Bertrand pour le mois d'avril 2008 sur les voies et moyens législatifs, ou non, susceptibles de remédier aux difficultés soulevées et de permettre un cadre sécurisé au travail indépendant sous toutes ses formes » selon un communiqué du ministère.
Selon les services du Travail, les formes de travail indépendant se diversifient « ce qui nécessite un cadre sécurisé, notamment lorsqu'il s'agit de sous-traitance. » Mais les travailleurs indépendants ne font l'objet que de quelques dispositions du Code du travail, le droit ayant été conçu pour réguler une relation dans le cadre d'un contrat avec un lien de subordination juridique.
La mission aura notamment à faire un état des lieux des difficultés du cadre juridique actuel, à répertorier les formes de travail indépendant. Elle devra faire des propositions pour « protéger efficacement (les travailleurs indépendants) tout en favorisant la libre entreprise » et étudier « la responsabilisation des donneurs d'ordres ».
Il s’agira notamment de tirer les enseignements des récentes innovations législatives en la matière comme le contrat d’appui au projet entrepreneurial (CAPE, utilisé par les couveuses d’entrepreneurs à l’essai) ou du travail à temps partagé.
L’Afp estime à 2,3 millions le nombre de travailleurs indépendants en France en 2006. selon elle, cette catégorie regroupe des travailleurs « économiquement dépendants », rattachés plus ou moins exclusivement à une seule entreprise cliente, mais aussi des travailleurs salariés ou indépendants intervenant pour une entreprise dans des conditions d'activité qui les placent « à la lisière du salariat. »
L’étude risque d’être passionnante, même si, citant toujours Edgar Faure, « les prévisions constituent un art difficile, surtout quand elles portent sur l'avenir ».
ANTONMATTEI-PH.jpg Paul-Henri Antonmattei
par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Vendredi 15 décembre 2006

Dans un texte daté du 11 novembre 2006, le syndicat Unas-Cgt (Union nationale des affaires sociales) dénonce dans les maisons de l'emploi « un nouveau pas dans le démantèlement du service public de l’État ! »

Selon la branche professionnelle de la confédération, « Dans cette construction, tout le monde y perd : les logiques marchandes et coercitives du privé imprègnent le service public, et les administrations, établissements et organismes voient leurs missions fondamentales dériver, être réorientées, marginalisées, dévoyées, ce que nos organisations Cgt dénoncent. »

 

Le dossier unique du demandeur d’emploi est particulièrement visé par le texte : « Ce n'est pas de la cohésion sociale, mais de la coercition sociale ! Les principes du service public sont battus en brèche : privatisation rampante, transferts de missions, inégalité de traitement. »

 

L’UNAS s’interroge ensuite sur les maisons de l'emploi qui n’ont pas d’existence physique : « si, comme l'avait prévu dès le début M. Larcher [le ministre délégué à l’emploi], certaines [maisons de l'emploi] restent à l'état virtuel : élément de plus qui prouve que, fondamentalement, il s'agit d'organiser un service de moins en moins public de l'emploi, ce qui n'a rien à voir avec une quelconque mesure favorable aux chômeurs. »

 

Les fonctionnaires mis à disposition sont régis par une disposition explicite du statut général, qui prévoit que cette position est prononcée sur la demande de l'agent. Il en est de même dans le statut spécifique des agents ANPE.

 

L’organisation cégétiste refuse d’approuver les transferts de personnels, soulignant que les agents ont le droit de refuser des mises à disposition : « cette protection statutaire a permis à plus de 150 fonctionnaires des DDTEFP et des DDASS, qui auraient « naturellement » dû rejoindre les Maisons Départementales des Personnes Handicapées, de refuser leur transfert. »

 

En conséquence, l’Unas-Cgt appelle à l’« abrogation de la loi Borloo et des décrets et textes qui en découlent ».

 

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Jeudi 27 juillet 2006

Jean-Philippe Teboul, formateur indépendant en développement durable vient de lancer un blog, Payé(e) pour être utile. Il est destiné à ceux qui souhaitent travailler dans le développement durable, la solidarité ou dans un autre métier utile.

Il est le coordinateur de la communication politique de l’Alliance qui regroupe 60 acteurs de l’environnement parmi lesquels WWF, Greenpeace, Objectif Bio et la Fondation Nicolas Hulot. Il siège aussi au Conseil national du développement durable. Antérieurement, il a été chargé du développement à Finansol, la fédération des acteurs des finances solidaires et chargé des relations extérieures Max Havelaar France, l’organisme qui accorde le label de commerce équitable. 

Outre des informations concrètes et des conseils, on y trouvera des offres d’emploi.

Parmi les dernières diffusées, on peut relever :

  • Unis Cité, association de service civil, recherche un directeur régional pour Marseille ;
  • Une association du Val de Marne désire embaucher un développeur dans les domaines de l’apprentissage, de l’appui social et de la formation aux nouveaux métiers, notamment dans le cadre de l’insertion ;
  • La Chambre régionale de l’économie sociale d‘Alsace attend des candidature pour le poste de délégué général ;  
  • L’association Autres Brésils veut recruter un chargé de communication à mi-temps ;
  • La Fédération Envie (recyclage de produits électro-ménagers) propose un poste de chargé de mission communication pour une durée de 6 mois.  

  Jean-Philippe Teboul, ancien vice-président des Amis de la Terre

 

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Samedi 15 avril 2006

Un décret paru au journal officier (28/03/2006) assouplit les conditions de création et de fonctionnement des maisons de services publics (MSP). La présence de services privés y est autorisée : permanence de notaires, de géomètres, d'assureurs… La convention de création de la MSP n'est soumise à l'approbation du préfet de département que dans le cas où un service de l ’État y est implanté.

Le décret supprime l'obligation exigeant qu'une MSP soit dirigée par un fonctionnaire, anticipa,t sui  la charte des services publics en milieu rural, en négociation entre les associations d'élus et le gouvernement; qui met l'accent sur le développement de points d'accueil polyvalent, ou relais services publics. Une enveloppe financière de 20 millions d'euros, apportée à la dotation de développement rural (DDR) devrait accompagner ce mouvement. Elle pourra financer de l'investissement comme du fonctionnement. Les MSP devraient en outre appuyer les créations de pôles d'excellence rurale.

Dans un nombre important de cas, des MSP accueillent des antennes de maisons de l'emploi , notamment en milieu rural. La MSP de la communauté de commune Rhône Sud (Givors, 69) a ainsi été labellisée au titre du plan de cohésion sociale le 15/09/2005. Nanterre (92) inscrit sa future maison de l'emploi dans le cadre d’une MSP.

 Le plan de la MSP de Givors (69)

 

 

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Mardi 7 mars 2006

Le Groupe de recherche pour l’éducation et la prospective (GREP) organisait, lundi 6 mars 2006, une soirée d’hommage Bernard Schwartz à la Maison de l’Europe à Paris. C’était l’occasion de présenter trois productions nouvelles, mais aussi de dialoguer avec le professeur.

Soulignant que si on ne le suit pas toujours, c’est souvent parce qu’on le comprend trop bien, Bertrand Schwartz a souligné qu’il avait tenté de transformer une utopie en réalité. Homme d’expérimentation, il comprenait l’importance de dépasser l’action pour formuler la théorie, à condition de mieux revenir sur le terrain ensuite.

Rappelant qu’on apprenait à tout âge, il a dit s’être rendu compte récemment qu’il fallait non seulement écouter, mais « voir les paroles ».

Bertrand Schwartz est l’un des plus grands spécialistes de la formation professionnelle continue. Le rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes qu’il a remis à Pierre Mauroy, premier ministre (PS) en 1981 a été le point de départ de nombre d’initiatives, et notamment des missions locales pour l’emploi des jeunes.

D’abord professeur puis Directeur de l’école des mines de Nancy, Bertrand Schwartz y travaille à la reconversion de mineurs de fer et de charbon menacés de perdre leur emploi. Il développe l’idée qu’il faut privilégier le savoir-faire afin d’apporter le savoir. « Pour permettre à ces ouvriers de se former », dit-il, « il faut transformer le vécu en une expérience puis transformer l’expérience en un savoir-faire et transformer le savoir-faire en des savoirs qui vont donner de l’autonomie ».

De 1960 à 1972, Bertrand Schwartz dirigera le Centre universitaire de coopération économique et sociale de Nancy puis créera l’Institut national de formation des adultes toujours dans la capitale lorraine.

En 1981, il est chargé par de rédiger un rapport sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes en difficulté. Il travaillera ensuite sur les nouvelles qualifications puis sur les emplois-jeunes, avant de présider l’association Moderniser sans exclure. À 87 ans, il reste encore d’une activité considérable. Il s’est donc remis à écouter, penser et écrire en acceptant de dialoguer avec ceux qui veulent rassembler son œuvre pour la poursuivre.

Son influence est sensible en Italie ou aux États-Unis, mais elle est immense dans le monde francophone. C’est l’université de Genève qui parraine un cédérom et un DVD regroupant de nombreux documents. En Belgique, les missions régionales et maisons de l'emploi s’inspirent largement de ses travaux. C’est le cas aussi en France de tous les acteurs de la formation professionnelle et, bien sûr, des missions locales.

Terminons par un message optimiste, d’un homme qui regarde pourtant son œuvre d’un air critique : « faire confiance aux jeunes, c’est quelque chose de formidable ».

À lire :

L’invention sociale, à l’écoute de Bertrand Schwartz ; Louise Lambrichs, éd. Philippe Rey, 2006 ;

Pour, revue du GREP : dossier Construire une pensée collective pour l’action, Bertrand Schwartz et Gérard Sarrazin, n° 189, mars 2006 ;

L’œuvre de Bertrand Schwartz, cédérom et DVD, Université de Genève et Télévision Suisse romande, 2006.

Bertrand Schwartz Bertrand Schwartz, 2003

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Jeudi 16 février 2006

Créée en juin 1998 par Vincent Bolloré, l’actuel patron d’Havas, la Fondation de la 2ème Chance (placée sous l’égide de la Fondation de France ) regroupe 130 grandes entreprises privées ou publiques). Un décret en date du 2 février 2006 vient de la reconnaître comme établissement d'utilité publique. La fondation est gérée par Michel Giraud , ancien ministre (RPR) du travail et président du conseil régional d’Île de France.

Elle s’intéresse aux personnes âgées de 18 à 60 ans confrontées à des difficultés scolaires, universitaires ou professionnelles, et manifestant une réelle volonté d’en sortir. La fondation leur offre des moyens humains, techniques et financiers ; la bourse peut atteindre 15.245 euros.

En 2004, sur les 2 000 demandes reçues, la Fondation a accordé 284 subventions pour un montant de plus d'un million d'euros.

Les bénéficiaires doivent s’engager à prendre part à la démarche de solidarité envers ceux qui solliciteront à leur tour la Fondation de la 2ème Chance.

Les candidats doivent avoir un projet de rebond de vie débouchant sur une activité pérenne. Avant d’adresser un dossier de candidature à la Fondation de la 2ème Chance, ils doivent avoir effectué toutes les démarches auprès des organismes spécialisés existants pour solliciter leur concours.

Des comités locaux ont été mis en place dans une quinzaine de lieux.

 Vincent Bolloré, patron d'Havas et de la chaîne de télévision Direct 8.

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Vendredi 3 février 2006

Lors de ses voeux à la presse, mercredi 18 janvier 2006, Renaud Dutreil, ministre des PME, a indiqué que la mise en place d'un « contrat de professionnel autonome, à mi-chemin entre le CDI (contrat à durée indéterminée) et le statut d'entrepreneur », était l'un des chantiers auquel il souhaitait s'atteler pour l'année 2006. Ce contrat doit permettre selon une dépêche AEF (18/01/2006), à un travailleur indépendant de « sécuriser sa propre activité dans une relation contractuelle principale voire exclusive avec un donneur d'ordre » de manière à faciliter « les premiers pas du créateur d'entreprise ou la réinsertion professionnelle de cadres, tout en garantissant un haut niveau de protection sociale ».

Le projet avait été envisagé dès la loi sur l’initiative économique de 2003. Il figurait dans les travaux préparatoire à la seconde loi Dutreil, d’août 2005 mais n’avait pas trouvé sa place finalement dans le texte déposé au Parlement.

Un tel statut répond, d’abord, à une demande des entreprises de portage salarial, en fort développement économique mais toujours inquiète de leur situation légale et sociale.

Le syndicat Cfdt a également mis en place une structure interne pour discuter de la situation des professionnels autonomes. Dirigée par Laurent Coquelin, elle a été intégrée récemment à la nouvelle fédération des services.

 Renaud Dutreil, ministre des PME

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Vendredi 20 janvier 2006

Le Journal officiel du vendredi 30 décembre 2005 a publié le décret fixant la liste des activités de services à la personne au titre de l'article L. 129-1 du code du travail. Pour 2006, 20 activités sont reconnues comme relevant du domaine des services à la personne:

  1. Entretien de la maison et travaux ménagers ;
  2. Petits travaux de jardinage ;
  3. Prestations de petit bricolage dites hommes toutes mains ;
  4. Garde d'enfant à domicile ;
  5. Soutien scolaire et cours à domicile ;
  6. Préparation de repas à domicile, y compris le temps passé aux commissions ;
  7. Livraison de repas à domicile, à la condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services incluant un ensemble d'activités effectuées à domicile ;
  8. Collecte et livraison à domicile de linge repassé, à la condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services incluant un ensemble d'activités effectuées à domicile ;
  9. Assistance aux personnes âgées ou autres personnes qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile, à l'exception d'actes de soins relevant d'actes médicaux ;
  10. Assistance aux personnes handicapées, y compris les activités d'interprète en langue des signes, de technicien de l'écrit et de codeur en langage parlé complété ;
  11. Garde-malade, à l'exclusion des soins ;
  12. Aide à la mobilité et transports de personnes ayant des difficultés de déplacement lorsque cette activité est incluse dans une offre de services d'assistance à domicile ;
  13. Prestation de conduite du véhicule personnel des personnes dépendantes, du domicile au travail, sur le lieu de vacances , pour les démarches administratives, à la condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services incluant un ensemble d'activités effectuées à domicile ;
  14. Accompagnement des personnes âgées ou handicapées en dehors de leur domicile (promenades, transports, actes de la vie courante), à condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services incluant un ensemble d'activités effectuées à domicile ;
  15. Livraison de courses à domicile, à la condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services comprenant un ensemble d'activités effectuées à domicile ;
  16. Assistance informatique et Internet à domicile ;
  17. Soins et promenades d'animaux domestiques, pour les personnes dépendantes ;
  18. Soins d'esthétique à domicile pour les personnes dépendantes ;
  19. Gardiennage et surveillance temporaire, à domicile, de la résidence principale et secondaire ;
  20. Assistance administrative à domicile.

L'émergence d'activités nouvelles de services à la personne fera l'objet chaque année d'une évaluation réalisée par l'Agence nationale des services à la personne en vue, le cas échéant, de modifier la liste des activités.

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Jeudi 19 janvier 2006

L’Urrsaf a mis en ligne, un peu en avance sur la date officielle du 23 janvier 2006 un site Internet consacré au chèque emploi service universel (CESU) : le www.cesu.urssaf.fr . Un numéro national d'appel, le 0820 00 23 78 (0,12 € par minute) va également être mis en service.

Il s’agit d’une des mesures de la loi n° 2005-841 du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne, qui entre en application en janvier 2006. il veut favoriser le développement du secteur des services à la personne, grâce aux possibilités de cofinancement et aux avantages fiscaux et sociaux qui lui sont associés.

Les particuliers peuvent en bénéficier pour payer l'ensemble des services à la personne, rendus à leur domicile et la garde d'enfants à l'extérieur du domicile.

Si le CESU est universel, il n’est pas unique. Il y a deux dispositifs parallèles :

  • Le CESU bancaire, diffusé par les établissements ayant passé une convention avec l'Etat. Le chéquier comprend des formules, à remplir comme un chèque bancaire, pour payer un organisme prestataire ou rémunérer un salarié employé et des volets sociaux pour déclarer les salariés à domicile.
  • Le CESU préfinancé est émis par des organismes habilités par l'Agence nationale des services à la personne. Il permet de payer un organisme prestataire ou de rémunérer un salarié employé par le particulier. Les carnets de CESU préfinancés sont accompagnés des volets sociaux nécessaires à la déclaration des salariés à domicile. Préidentifié au nom du bénéficiaire et à valeur définie, il est cofinancé en tout ou partie par un organisme financeur (entreprise, collectivité, association…).

Les aides versées par l'employeur pour le financement de services à la personne ne sont pas soumises aux cotisations sociales ni à l'impôt sur le revenu, dans la limite d'un plafond annuel de 1 830 euros par bénéficiaire.

Les entreprises bénéficient d'un crédit d'impôt de 25% des aides versées d'un maximum de 500 000 euros par exercice.

Attention, outre le site officiel mentionné ici, un site privé a été ouvert sous le nom www.cesu.fr .

Le site Internet de l'Agence nationale des services aux personnes, n'était pas encore en ligne lors de la rédaction de cet article, mais devrait l'être prochainement.

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Mardi 10 janvier 2006

Hanploi.com, qui se présente comme le premier site national de recrutement dédié aux personnes handicapées, a pour objectif de mettre en relation les personnes handicapées avec des recruteurs pour qui, à compétences égales, le handicap n’est pas un frein.

Le site Internet est en ligne depuis le 3 novembre 2005. Il a été lancé par Hanploi-CED. L’association a été créée en 2004 à l’initiative de deux associations qui accompagnent les personnes handicapées dans leur parcours d’insertion professionnelle :

  • OHE 75 (créée en 1987) présente à Paris et en Seine St Denis ;
  • REUSSIR (créée en 1997) présente dans les Hauts de Seine.

Le site a obtenu le soutien du cabinet de recrutement Michael Page et de plusieurs entreprises.

Tous les textes du site hanploi.com sont compatibles avec les principaux logiciels et outils de navigation (synthèse vocale, plage braille); une vidéo en Langue des Signes présente les services d’hanploi.com dès la page d’accueil.

Le site présente des offres d’emploi, mais il n’y a pas de rubrique création d’entreprises.

www.hanploi.com

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Samedi 17 décembre 2005

Un article précédent présentait deux informations sur les coopératives d’activités qui, à la relecture, introduit manifestement une certaine confusion.

Je reprends ici quelques extraits du communiqué de presse signé par la CGT et le réseau Coopérer pour Entreprendre, qui fédère les 35 Coopératives d’Activités et d’Emploi (CAE). On peut télécharger ici l’intégralité du communiqué.

La CGT et  Coopérer pour Entreprendre ont signé un accord-cadre le 24 novembre 2005 fruit de six ans de travail et de réflexion pour l’amélioration de la qualité de l ’emploi.

L’accord vise à harmoniser la formalisation de droits collectifs et individuels pour les deux catégories de salariés présents dans les coopératives d’activités et d’emploi: ceux qui ont pour mission permanente d’assurer l’accompagnement des entrepreneurs, et les entrepreneurs-salariés eux-mêmes

L’accord-cadre pose les bases des normes juridiques de référence, concernant notamment le contrat de travail, le règlement intérieur, l’accord d’intéressement. Il vise aussi à favoriser la représentation collective et le dialogue social, en abaissant les seuils de représentation du personnel : chaque coopérative s’engage à organiser une élection de délégués de personnel à partir de 5 salariés, à favoriser la désignation d’un délégué syndical à partir de 10 salariés et à proposer un Comité d’entreprise à partir de 30 salariés.

 

 

 

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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Jeudi 15 décembre 2005

La société Jam , une des 130 sociétés recensées comme effectuant du portage salarial a lancé un « blog du portage salarial » où elle règle des comptes avec ses consoeurs.

Aux candidats intéressés par ce type de prestation elle recommande de prendre « une entreprise de portage salarial ayant négocié valablement un accord d'entreprise avec les syndicats représentatifs. Cela suppose une clarté et une transparence dans le mode de fonctionnement de ces sociétés organisées en portage salarial ». Selon la société, il y aurait 3 sociétés dans ce cas (dont elle).

Jam s’interroge ensuite « Certaines sociétés de Portage Salarial font elle de la publicité mensongère ? »

 

« Voilà un exemple : Une société indique ( 27/10/05) sur son site que la "société s'engage à respecter la charte de déontologie éditée par le SNEPS (syndicat des sociétés de portage salarial)". A moins qu'il n'y ait des garanties bancaires (non indiquées sur le site) comme prévu dans la charte, cette société n'applique pas les règles du SNEPS !!!

« Ainsi, si une société fait référence à la Charte du SNEPS sans en être membre, posez vous des questions. Il manque peut être des éléments importants ! »

À mon avis, il y a évidemment de quoi se poser quelques questions sur les mœurs et pratiques d’un secteur.

« Régulièrement des sociétés de Portage peu scrupuleuses déclarent à tord soit de faire partie du SNEPS soit d'appliquer la charte de déontologie du SNEPS. La Charte de Déontologie nécessite, entre autre, l'existence d'une Caution Financière de Garantie des salaires.

par Benoit Willot publié dans : Emploi
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