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L’étude de la DARES :
Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.


Une
présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008) liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

Initatives

Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Mardi 30 juin 2009

L’arrêté du 18 juin 2009 publié, le 26 juin 2009 au Journal officiel, fixe la liste des réseaux d’appui habilités à agréer un accompagnateur bénévole d’un créateur ou repreneur d’entreprises mais aussi les modalités d’agrément prévues à l’article 200 octies du code général des impôts.

C’est l’article 2 qui définit les modalités de l’agrément, qui appartient au réseau.

Pour donner son agrément, il devra s’être assuré que « l’accompagnateur bénévole dispose de l’expérience et des capacités pour instaurer une relation d’appui et d’apprentissage répondant aux besoins du créateur ou du repreneur d’entreprise. »

Il lui appartiendra s’assurer « de la bonne adéquation des modalités d’intervention de l’accompagnateur bénévole aux objectifs poursuivis dans la convention passée entre celui-ci et le porteur de projet de création ou de reprise d’entreprise, et de la bonne exécution des actions prévues dans cette convention. »

L’arrêté précise également que « la convention d’accompagnement bénévole peut couvrir la période précédant la création ou la reprise effective d’une entreprise aussi bien que la période du démarrage effectif de son activité. » 

L’article 3 stipule que « l’agrément est délivré pour l’année 2009 ». Il faut sans doute comprendre que la convention entre le bénévole et le créateur doit être signée avant le 31 décembre 2009, puisqu’il est expressément prévu que les conventions puissent durer un an et se dérouler sur deux exercices. Rappelons que le dispositif a une durée de vie limitée, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2011.

Enfin, l’article 4 précise les modalités de la décision d’agrément, disposition qui s’applique également aux maisons de l'emploi qui peuvent aussi agréer des tuteurs bénévoles : « Le refus opposé par le réseau ou la maison de l’emploi à une demande d’agrément doit être motivé et communiqué au demandeur par courrier recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre contresignée par les parties intéressées.

« La décision de refus doit être produite dans les deux mois suivant réception de la demande d’agrément. »

L’arrêté du 18 juin 2009 est co-signé par Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services.

Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 29 juin 2009

Le Journal officiel a publié, le 26 juin 2009 un arrêté du 18 juin 2009 fixant la liste des réseaux d’appui à la création et au développement des entreprises habilités à agréer un accompagnateur bénévole.

Il s’agit du dispositif qui permet à des bénévoles de bénéficier d’une réduction d’impôt ainsi (article 200 octies du code général des impôts) en échange d’un tutorat d’un chômeur créateur d’entreprises (article 69 de la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008). L’arrêté constitue le dernier document nécessaire pour l’application de la mesure, après le décret du

La liste des réseaux habilités est très large. Elle comprend les réseaux spécialisés, les organismes consulaires, mais aussi des organismes ayant une vocation plus générale ainsi qu’une organisation de bénévoles et plusieurs structures particulières.

Voici la liste des 18 réseaux pouvant agréer des bénévoles voulant assurer le tutorat de créateurs d’entreprises. Sauf mention contraire, leur siège est à Paris :

Les organismes consulaires sont également habilités d’une manière générale :

  • les chambres de commerce et d’industrie (liste sur le site de l’ACFCI) ;
  • les chambres des métiers et de l’artisanat (liste sur le site de l’APCM) ;
  • les chambres d’agriculture (liste sur le site de l’APCA).

Malgré le caractère large de la liste ci-dessous, on remarquera quelques absences. Le réseau France Angels, qui rassemble des clubs locaux de business angels n’y figure pas. Il en est de même des Cigales, groupements d’investisseurs solidaires. Ou des réseaux de pépinières (Elan, P3MIL). Les organismes d’appui à l’économie sociale et solidaire sont représentés principalement par l’Union des Scop et France active.

modalités d’agrément prévues par l’arrêté.

On notera que l’habilitation est donnée pour l'année 2009 ; un nouvel arrêté devra donc être publié en 2010.

Nous détaillerons dans un prochain article les

Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 30 mars 2009

La question de l’accès à l’entrepreneuriat par des personnes issues des quartiers couverts par la politique de la ville est un des éléments des stratégies locales pour l’emploi.

Selon une étude de 2006 (IFOP pour l’Adie), l’intention de créer est plus importante dans l’ensemble de la population des ZUS (27%). 12% de la population des ZUS indique avoir un projet précis.

Si de nombreux dispositifs et acteurs visent à aider la population résidant dans ces quartiers, leur activité est considérée comme insuffisante par rapport aux besoins. C’est pourquoi le développement de ces services nécessite la mobilisation d’acteurs, comme les organismes consulaires, les réseaux d’appui à la création d’entreprise ou les maisons de l'emploi.

Quatre maisons de l'emploi d’Île de France se sont fortement impliquées dans la préparation et le déroulement de CréaRîF Quartiers, la convention d’affaires qui s’est tenue le 26 mars 2009 à Saint Denis et a rassemblé plus de 200 personnes dont plus de 70 entrepreneurs.

La maison de l'emploi et de la formation de Nanterre (Hauts de Seine), la maison de l’entreprise et de l'emploi d’Aulnay-sous-Bois Villepinte (Seine Saint Denis), la maison de l'emploi de Melun Val de Seine (Seine et Marne) ainsi que la maison de l'emploi de Plaine commune (Seine Saint Denis) ont été particulièrement actives. Elles ont contribué à l’organisation de rencontres locales de sensibilisation, préparé des ateliers en direction des porteurs de projets, participé à l’expertise des dossiers de candidature. Des agents de ces 4 maisons de l'emploi étaient notamment présents lors de la convention d’affaires, pour conseiller et accueillir des porteurs de projets.

Plusieurs autres maisons de l'emploi de la région ont également servi de relais d’information auprès du public, comme la maison de l'emploi de Paris, la maison de l'emploi et de la formation de Sénart (Seine et Marne) ou la maison de l'emploi de Rueil Cœur de Seine (Hauts de Seine).

Les maisons de l'emploi de Nanterre et Sénart ont commencé la mise en place de « points d’appui à la création d’entreprise », un nouveau concept soutenu par le conseil régional d’Île de France. Celle de Nanterre toujours, va mettre en place un agent de sensibilisation, là aussi avec des moyens de l’assemblée régionale. Les maisons de l'emploi d’Aulnay et de Plaine commune ont également constitué des services d’amorçage de projets, grâce à un financement de la Caisse des dépôts et consignations.

Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 28 mars 2009

Le Journal officiel a publié, le 26 mars 2009, un décret n° 2009-321 du 20 mars 2009. Il permet l’application de l’article 200 octies du code général des impôts relatif à la réduction d’impôt en faveur des contribuables « apportant leur aide bénévole à des créateurs ou à des repreneurs d’entreprise. »

Il s’agit de l’article 69 de la loi du 4 août 2008, dite de modernisation de l’économie, qui avait modifié le dispositif du tutorat, introduit notamment par la loi de cohésion sociale de janvier 2005.

Selon ce dispositif, un contribuable fiscalement domicilié en France bénéficie d'une réduction d'impôt au titre de l'aide bénévole qu'il apporte à des chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise. Le même dispositif concerne également les cédants qui souhaitent accompagner le repreneur de leur ancienne entreprise, quel que soit son statut.

Les demandeurs d’emploi à considérer sont les personnes inscrites comme telles auprès de Pôle emploi, les titulaires du revenu minimum d'insertion, de l'allocation de parent isolé, du RSA (à compter du 1er juillet 2009) ou de l'allocation aux adultes handicapés. Le contribuable qui exerce la fonction de tuteur doit justifier d'une expérience ou de compétence particulière et de la signature d'une convention de tutorat.

La réduction d'impôt est fixée à 1.000 euros par personne accompagnée, majorée le cas échéant, de 400 euros lorsque l'aide est apportée à une personne handicapée. Elle est en une fois, si la convention ne concerne qu’une année civile. Si une convention couvre deux exercices, elle sera versée pour moitié au titre de l'année où la convention est signée et, pour le solde, l'année où la convention prend fin.

Les conventions doivent durer deux mois au moins, et un an au plus, renouvelables sur trois ans au maximum. Un même contribuable peut signer au maximum trois conventions en même temps.

Aucun modèle de convention n’est fourni, mais le décret précise qu’elles doivent comprendre l'identité et l'adresse des parties ; la dénomination et le numéro d'identification de l'entreprise créée ou reprise ; les compétences que l'accompagnateur s'engage à transmettre et le contenu des actions qu'il s'engage à réaliser (gestion, comptabilité, techniques de vente et de promotion, environnement juridique et administratif de l'entreprise, etc.) ; dans le cas de reprise d'entreprise, l'ensemble des éléments d'information spécifiques à l'entreprise que l'accompagnateur s'engage à transmettre ; la durée de l'accompagnement, les modalités d'intervention de l'accompagnateur auprès du créateur ou du repreneur d'entreprise, avec mention, le cas échéant, des moyens mis à disposition du bénéficiaire par l'accompagnateur, les modalités de prolongation éventuelle et, le cas échéant, de résiliation anticipée de la convention ; et enfin les modalités de suivi et de bilan de l'exécution de la convention.

Le contribuable doit disposer d’une attestation d'agrément délivrée par un réseau d'appui à la création et au développement des entreprises agréé ou par une maison de l'emploi, ou bien l'acte établissant la cession de l'entreprise.

L’arrêté établissant la liste des réseaux agréés n’est pas encore paru.

En conséquence, dès à présent, les maisons de l'emploi peuvent agréer des contribuables voulant assurer cette fonction. Les réseaux d’appui voulant le faire devront, eux, attendre la parution de l’arrêté.

Télécharger le décret du 20 mars 2009 sur le tutorat des créateurs ou repreneurs d’entreprises
Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 27 mars 2009

La convention d’affaires CréaRîF Quartiers s’est déroulée le 26 mars 2009 à Saint Denis, dans les locaux du Conservatoire national des Arts et métiers (Cnam).

Elle a réuni environ 210 participants dont 52 porteurs de projets et 42 personnes ressources qui ont généré plus de 250 mises en relation officielles.

Le comité de pilotage, composé de représentants des réseaux d’appui à la création d’entreprise et des financeurs de l’opération (conseil régional Île de France, Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation permanente, Caisse des dépôts et consignations et l’Acsé, agence de la cohésion sociale) a choisi de soutenir dix porteurs de projets.

Le soutien prendra la forme d’un accompagnement renforcé pour l’aboutissement ou le développement du projet. Quatre partenaires ont apporté des moyens :

  • Le conseil régional d’Île de France a proposé, pour la première fois, trois « emplois tremplin créateurs ».
  • L’Office franco-québécois de la jeunesse a mis à disposition trois missions d’échanges au Québec en novembre 2009.
  • L’école Advancia a accordé une participation à l’école internationale d’été des jeunes entrepreneurs ( juillet 2009).
  • Enfin, le Centre national de l’entrepreneuriat du Cnam a décidé de trois accompagnements individualisés (Agir créateurs).

Les porteurs de projets bénéficiant de ces aides sont :

  • Sébastien Michalakis, Nanterre, 34 ans :Taille de pierre et maçonnerie traditionnelle pour valoriser le patrimoine archéologique
  • Ahmed Bouzouaïd, Paris, 28 ans : Cabinet d'étude répondant sur les questions urbaines et le développement durable
  • Leïla Ouadah, Neuilly sur Marne, 43 ans : Entreprise d’insertion à destination des femmes dans le bâtiment
  • Hicham Tahiri, Chanteloup les Vignes; 29 ans : Transformation de véhicules à pétrole en véhicules électriques
  • Michael Dos Santos, Paris 20 ans : Chocolaterie artisanale.
  • Isabelle Charansol, Paris, 47 ans : Jardinières pour fenêtres et balcons (vente, abonnement)
  • Emilie Le Duff, Aubervilliers, 23 ans : E-CV, cv vidéos sur internet et sur clés USB ; 
  • Sylvie Loy, Colombes, 46 ans : Art-récup  : meubles ou objets décoratifs en carton de récupération, personnalisation de vieux meubles et fabrication de lampes déco avec de vieux ustensiles (cuisine, vélo...).
  • Perrine Hautier, Pantin, 26 ans : Affichage et distribution de flyers
  • Youssouf Abdallah, Melun, 32 ans : Match-amicaux.com : site internet d’organisation de matchs pour des clubs amateurs


    CréaRîF Quartiers était organisée conjointement par l’association Eveilleco et le Centre national de l’entrepreneuriat du Cnam.



    http://www.crearif-quartiers.org/

Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 14 février 2009

André Jaunay, chef du service Entreprises au Conseil régional d’Île de France, responsable d’un réseau international d’experts de l’appui à l’entrepreneuriat (Développeurs sans frontières, DSF), analyse ici l’utilisation de convention d’affaires pour favoriser l’émergence et la pérennisation de projets autour d’une thématique particulière.

Les personnes en charge de l’appui à la création et au développement d’activités nouvelles sont souvent confrontées à un problème particulier : de nombreux porteurs d’idée et de projet de création d’activité (ou même simplement porteurs d’intention, sans même qu’une idée précise, ou véritablement réfléchie, soit formulée) ne passent pas à l’acte, ou utilisent un temps considérable à essayer d’identifier les bonnes ressources, puis à réussir à prendre un contact efficace avec elles.

Cette difficulté d’accès aux ressources touche particulièrement les publics en difficulté (ils ont moins de capital social, appartiennent à des réseaux souvent peu ouverts sur l’extérieur, ont un moindre niveau éducatif, moins de confiance dans leur capacité à créer,…), ainsi que les nouveaux thèmes d’activité, en devenir, tel l’ESS, pour lesquels les ressources disponibles sont, dans un premier temps au moins, rares et difficiles d’accès.

Il importe donc de favoriser l’inscription de ces divers porteurs dans un dispositif mobilisateur, structuré, permettant l’accès aux bonnes ressources et au bon moment.

La convention d’affaires classique, utilisée pour activer des relations commerciales, permet de réaliser pour chacun des participants à un événement, en amont de celui-ci, une analyse de ses besoins, puis une analyse analogue des offres disponibles, et enfin, un carnet de rendez-vous qualifiés entre chacun de ces demandeurs et les offres qui lui sont adéquates.

Ces caractéristiques semblaient a priori adaptées à la gestion du problème évoqué ci-dessus :

  • l’existence d’un événement, ce qui permet visibilité, mobilisation des acteurs, et structuration du temps,
  • le repérage et la qualification des besoins et des ressources,
  • l’organisation rationnelle des rencontres, par un tiers, opérateur spécialisé dans cette activité.

L’idée est donc née, dans les services de la Région Ile-de-France, de mettre ce modèle de la convention d’affaires au service de l’émergence de projets. Une première expérience a été réalisée en 2003 avec une bonne dose d’incertitude, compte tenu du caractère a priori mal connu, dans le grand public, des termes employés (« convention d’affaires », « économie sociale et solidaire »).

Or cette opération a immédiatement fonctionné (175 projets identifiés), puis elle a été renouvelée avec un succès croissant (250 projets identifiés en 2005), avant une accélération de son utilisation : encore un CréaRIF spécifique ESS en 2008, organisé par le Centre de ressources régional « L’atelier », puis un CréaRIF sur un nouveau thème, la création d’entreprises dans les quartiers relevant de la politiques de la ville, en 2008-2009.

Les premiers enseignements qui peuvent être tirées de cette expérience :

  1. le modèle de la convention d’affaires est effectivement pertinent pour répondre au problème posé ;
  2. les porteurs d’idée et d’intention sont, plus encore que les porteurs de projets en voie de finalisation, bénéficiaires de ce dispositif : plus on est loin du projet finalisé, plus on a à gagner à cette mise en relation qualifiée ; elle est en ce sens plus riche qu’un simple concours, qui lui, ne concerne que les projets aboutis ;
  3. il est possible, notamment pour renforcer la capacité « communicante » de l’opération, de primer les meilleurs projets, sous réserve que la communication soit prudente et affirme bien le contenu « opération pour porteurs d’idées et de projets » ;
  4. des publics nouveaux, et notamment ceux qui sont en difficulté, accèdent effectivement aux ressources grâce à ce modèle : sans l’avoir recherché, nous nous sommes aperçus que les projets issus des quartiers politique de la ville étaient sur- représentés parmi les lauréats ;
  5. la convention d’affaires permet de faire travailler ensemble la communauté des opérateurs concernés par une thématique (ESS, politique de la ville,…) donc de renforcer utilement leurs synergies ;
  6. le dispositif permet de faire travailler les porteurs d’idées et de projets qui se déclarent sur les mêmes thèmes (ex : tourisme solidaire, commerce équitable,…) ; ceci est particulièrement utile pour éclairer ces porteurs sur les opportunités et risques liés aux « modes », et, indirectement leur faire prendre en compte ces multiplicités, ce qui peut les conduire à transformer leur projet, ou à le partager avec d’autres porteurs ;
  7. un point essentiel est la qualité de pilotage de l’événement, l’opérateur doit être à même de gérer techniquement les différents éléments, notamment la communication, la mobilisation des offres et demandes, ainsi que leurs qualifications et rencontres. Cela suppose un engagement fort et constant de l’institution (ou des institutions) qui lui a (ont) confié cette mission. En Ile-de-France l’Etat et la CDC accompagnent la Région dans ces initiatives ;
  8. la logique d’« événement », très positive, peut cependant permettre, avec profit, une inscription dans la durée : c’est ce qui se passe en Ile-de-France avec la décision de réaliser une convention d’affaires ESS par an (pilotée par l’Atelier), c’est ce qui peut également être obtenu en offrant aux participants à une convention un espace durable d’échange (par exemple plate-forme numérique sur laquelle ils pourront constituer une communauté thématique) ;
  9. ce modèle, qui a donc prouvé son caractère reproductible, semble de ce fait faire partie de la panoplie d’outils éprouvés, de l’« ingénierie » dont les décideurs locaux et développeurs économiques peuvent se saisir ; il reste à vérifier son caractère « transférable » sur d’autres territoires.

En tout état de cause, cette qualification d’outil ne réduit pas la nécessité, pour les professionnels, de ne pas se limiter à une approche purement instrumentale : les meilleurs des outils d’appui à la création d’activités, y compris ceux qui sont les plus éprouvés (micro- crédit, fonds de prêts d’honneur, couveuses,…), peuvent se révéler inefficaces si leurs conditions d’emploi, leurs méthodes d’appropriation territoriales sont méconnues.

Pour aller plus loin

Sur CréaRîF Quartiers 2009 :

Sur CréaRîF économie sociale et solidaire 2008 :

Sur CréaRîF économie sociale et solidaire 2006 :

Les sites internet :

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Lundi 9 février 2009

Les chiffres de la création d’entreprise en 2008 commencent à être analysés par l’Apce (Agence pour la création d’entreprises).

En termes statistique, on a assisté à une hausse de 1,8 % des créations d’entreprises en 2008. Le nombre de nouvelles entreprises atteint 327 000 entreprises en 2008, dans les secteurs marchands (hors activité agricole).

Après de fortes augmentations de 2003 à 2007 le rythme ralentit donc nettement en 2008. Le contexte de l’économie française en 2008 a en effet été peu favorable, avec une demande faible et un durcissement des conditions de crédits. De plus, des créateurs potentiels ont pu retarder leur projet afin de bénéficier du statut d’autoentrepreneur en 2009.

Le secteur des services aux entreprises continue de croître (+6 %) dans le conseil et l’assistance. Accélération pour l’éducation, la santé et l’action sociale (+12 %), surtout grâce aux professions paramédicales. Mais c’estl’agroalimentaire qui connaît un véritable boom : +57% (déjà +19 % en 2007). Il s’agit essentiellement de la création de points de vente de restauration rapide (sandwiches, pizzas, etc.).

La vente à distance augmente de 15% et représente 60% des créations dans le commerce.

Après de fortes hausses, les services aux particuliers voient le nombre de nouvelles entreprises baisser de 1% en 2008.

La construction et l’immobilier sont en perte de vitesse. (-2 et -3%). Le ralentissement est également très fort dans le commerce (- 2% pour le commerce de gros).

Mais la baisse touche encore plus fortement les secteurs traditionnellement innovants, innovants : -3,7% pour les activités informatiques et -1,6% pour les activités liées à l’image.

Comme l’année précédente, 49 % des nouvelles entreprises se créent sous forme de sociétés, dont 91 % sont des SARL.

La proportion de les chômeurs parmi les créateurs continue d’augmenter (34 % en 2002, 40 % en 2006).

Mais ce qui est frappant dans les chiffres de 2008, c’est la baisse de l’effet sur l’emploi de la création d’entreprises. 87% des entreprises créées en 2008 n’ont pas de salarié, 12% de plus qu’en 1993. Le nombre de créations d’entreprises sans salarié a progressé de 61% entre 2002 et 2008, alors que celui des créations avec au moins un salarié n’a augmenté que de 10%.

Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 16 décembre 2008

Dans le cadre de la réforme de son programme régional emplois-tremplin, le conseil régional d’Île de France a voté le 20 novembre 2008, sur la proposition de Jean-Paul Brunel, vice-président (Pcf) la création d’« emplois-tremplin créateurs ». Ils doivent soutenir « les créateurs d’entreprise à fort potentiel, issus des territoires prioritaires au titre de la politique de la ville » pour les faire bénéficier d’un « parcours sécurisé de création. »

Constatant un « fort désir d’entreprendre » chez les jeunes des zones urbaines sensibles (ZUS), le rapport du conseil régional remarque qu’il « se concrétise peu en création d’entreprises. »

La région voit ce nouveau dispositif comme une nouvelle étape dans la constitution de « école régionale de projets de création » en gestation après une expérimentation, notamment dans les Hauts de Seine. Ce concept comprend également la mise en place d’« agents de sensibilisation » et le lancement d’une convention d’affaires pour les entrepreneurs des quartiers, CréaRîF Quartiers.

Pour faciliter l’accès à des actions d’accompagnement et de formation, la région avait décidé en juin 2008 d’octroyer une bourse d’un montant de 400 € par mois pendant un semestre maximum. Mais cette aide individuelle apparaît insuffisante pour les porteurs de projets à fort potentiel économique et social qui nécessitent un accompagnement renforcé dans la durée.

Les emplois-tremplin créateurs seront soutenus dans le cadre des contrats d’appui au projet d’entreprise (CAPE), une disposition issue de la seconde loi sur l’initiative économique du 2 août 2005. Le CAPE est un contrat civil écrit, d’une durée maximale d’un an renouvelable deux fois, par lequel une société ou une association fournit à une personne physique un programme de préparation à la création ou à la reprise d’entreprise et à la gestion d’une activité économique. L’objet principal de ce contrat d’appui est donc d’accompagner un porteur de projet. Il est généralement mis en œuvre par des couveuses d’entrepreneur à l’essai, ainsi que par quelques coopératives.

La région Île de France octroiera une aide de 15 000 € pour une durée d’un an afin de permettre le versement d’indemnités au porteur de projet.

Pour bénéficier d’un « emploi-tremplin créateur », le porteur de projet devra être demandeur d’emploi, salarié à temps partiel ou bénéficiaire des minimas sociaux. Il devra en outre être issu des quartiers ou s’engager à y installer son entreprise et avoir été sélectionné au vu de son projet par une structure d’accompagnement à la création spécialisée. Celle-ci sera sélectionnée par appel à projet. Vingt postes sont envisagés.

Les projets de création d’entreprise soutenus devront être « innovants et à forts enjeux économiques et sociaux. »

En dehors de l’Île de France, la région Poitou-Charentes dispose déjà d’emploi-tremplins pour les créateurs d’entreprise avec ses « bourses tremplin pour l'emploi ».

Par Benoit Willot - Publié dans : création entreprise - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 21 septembre 2008

La Cour des comptes a évalué le coût en matière de protection sociale du dispositif d’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises (ACCRE). Les informations sur ce sujet se retrouvent dans le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, présidé par Philippe Seguin (mars 2008)  sur Les prélèvements obligatoires des indépendants.

Le rapporteur remarque que 246 507 entreprises ont été créées depuis 2000 en bénéficiant de l’ACCRE, dont 127 553 survivaient en 2005 (51,7 %). Au cours de cette dernière année, 77 262 personnes ont créé une entreprise avec l’aide, ce qui représente 18 % des nouveaux affiliés au Régime social des indépendants (RSI).

Il conclut son analyse en indiquant que, pour le RSI, « la perte initiale de recettes serait plus que compensée en raison des règles de la compensation démographique et d’un surcroît de recettes à moyen terme. A plus long terme, l’impact de l’ACCRE dépendra du niveau des revenus dégagés par ses bénéficiaires. »

Voici le texte concernant l’ACCRE, que l’on retrouve en page 71 du rapport sur Les prélèvements obligatoires des indépendants.

« Depuis la création de l’aide aux chômeurs créateurs et repreneurs d’une entreprise (ACCRE) en 1979, les demandeurs d’emplois indemnisés, les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique et les salariés qui reprennent leur entreprise en difficulté se voient totalement exonérés de cotisations (dans la limite de 120 % du SMIC) lors de leur première année d’activité (bénéficiaires dits ACCRE I). Les demandeurs d’emploi non indemnisés sont également concernés (ACCRE II). Pour ces derniers (et à condition qu’ils soient soumis au régime fiscal de la micro entreprise et que leur revenu soit inférieur ou égal à 14 615 euros), l’exonération peut être prolongée d’un an. Les mesures d’exonération ACCRE I et II ne sont pas compensées par l’Etat[1]. En 2005, 77 262 personnes bénéficiaient de l’ACCRE (5 % des affiliés mais 18 % des nouveaux affiliés en 2005) contre 66 953 en 2004 (16 % des nouveaux affiliés). Depuis le 1er janvier 2004[2], les salariés créateurs d’entreprises sont également concernés par ces exonérations (à condition qu’ils exercent une activité salariée minimale avant et après la création). Cette mesure est compensée. Depuis 2000, 246 507 entreprises ont été créées avec un taux de survie à 5 ans de 51,7 % (127 553). Le dispositif, avantageux pour les créateurs d’entreprises, génère également des gains nets pour le RSI. En effet, la perte sèche de cotisations en début d’activité une année N doit être mise en regard des cotisations supplémentaires acquittées après une période de 5 ans.

« Selon le RSI, les pertes de cotisations liées à ces dispositifs lors de la première année d’activité sont de 200 millions d’euros en 2005. Il s’agit du coût brut résultant de la perte de cotisations pour les 70 000 personnes concernées, sur la base d’une perte moyenne de cotisations d’un peu moins de 3 000 euros. En effet, la perte de cotisations est en moyenne de 3 400 euros pour un artisan et 2 400 euros pour un industriel et commerçant. Compte tenu du plafonnement de l’exonération, les cotisations sont exonérées à hauteur de 84 %.

« Les gains ont eux fait l’objet d’une estimation pour 2005 par une mission d’audit Inspection générale des finances - Inspection générale des affaires sociales (pour tous les prélèvements sociaux). Le champ de l’estimation concerne les créateurs d’entreprises bénéficiaires de l’ACCRE depuis 2000 et le gain qui en résulte en 2005 en termes de cotisations supplémentaires. L’estimation a été faite, d’une part sans neutraliser l’effet d’aubaine (les cotisations supplémentaires ne résultent pas spécifiquement de l’ACCRE), d’autre part, en ne prenant en compte que le différentiel de taux de survie des entreprises (le différentiel de taux de survie entre les entreprises bénéficiaires et les autres est de 1,25 % les deux premières années et de 17,2 % au cours des suivantes).

« Cette enquête semble démontrer que le dispositif de l’ACCRE est favorable au RSI. Le gain net serait ainsi compris entre 150 millions d’euros et 600 millions d’euros. En outre, en raison des règles de la compensation démographique, un montant de 4 400 euros par tête est versé au RSI dès lors qu’il y a exonération. Sur le plan des dépenses, les bénéficiaires de l’ACCRE ont plutôt moins recours aux soins et se constituent des droits à la retraite qui seront validés dans un avenir éloigné.

« En définitive, la perte initiale de recettes serait plus que compensée en raison des règles de la compensation démographique et d’un surcroît de recettes à moyen terme. A plus long terme, l’impact de l’ACCRE dépendra du niveau des revenus dégagés par ses


[1] Car antérieures à la loi du 25 juillet 1994 (L. 131-8 du code de la sécurité sociale).

[2] Aide aux salariés ou aux titulaires de l’allocation parentale d’éducation, créateurs ou repreneurs d’entreprises (loi du 1er août 2003 pour l’initiative économique).

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Mercredi 17 septembre 2008

La Cour des comptes, faisant état de « données inattendues » de la Direction générale des impôts (DGI), estime que les régimes fiscaux des micro-entreprises n’ont qu’un « caractère subsidiaire ». Les informations sur ce sujet se retrouvent dans le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, présidé par Philippe Seguin (mars 2008)  sur Les prélèvements obligatoires des indépendants.

Le rapporteur remarque que, selon les chiffres de la DGI, 71 % des 578 000 entreprises qui relèvent du régime fiscal de la micro-entreprise au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ont opté pour le régime réel d’imposition. Il en est de même pour 48% des 240 000 qui peuvent prétendre à ce même régime au titre des bénéfices non commerciaux (BNC).

Au total, à peine plus du tiers (34,8%) des 920 000 entreprises qui auraient pu prétendre au bénéfice du régime fiscal des micro-entreprises y ont donc eu recours. En conséquence, la charge financière pour l’État est donc limitée (84 millions d’euros).

Le rapporteur parle donc de « succès très mitigé » qui, selon lui, pose la question de la pérennité dudit dispositif.

Il faut cependant remarquer que les travaux du Conseil des prélèvements obligatoires n’ont pu apprécier l’effet de la réforme de 2007 (allongement du maintien du régime après le franchissement du seuil) ni, bien évidemment, ceux prévus par la loi de modernisation de l’économie de 2008, qui relèvent ces seuils et lui lient un dispositif de proportionnalité des charges au chiffre d’affaires.

Hors effet de la loi dite du bouclier social de mars 2007 et des dispositions de la loi de modernisation de l’économie de 2008, le rapporteur chiffrait les cotisations sociales minimales d’un entrepreneur du secteur commercial à 1 396 € par mois.

Voici le texte concernant le régime micro-entreprise que l’on retrouve en page 124 du rapport sur Les prélèvements obligatoires des indépendants.

« On constate ainsi que plus de 480 000 entreprises BIC, soit 71 % de celles qui relèvent du micro BIC, et plus de 115 000 BNC, soit 48 % de celles qui relèvent du micro-BNC, ont opté pour le régime réel d’imposition. Ces données inattendues confirment le caractère subsidiaire des régimes micro (au moins pour les BIC) et posent la question de leur pérennité, au moins sous leur forme réelle.

« Les statistiques de la direction générale des impôts permettent également de déterminer le coût budgétaire des régimes micros-BNC et micro-BIC, qui représentent respectivement 30 millions d'euros et 54 millions d'euros pour l’exercice 2006. La charge qu’ils font peser sur les finances publiques n’apparaît ainsi pas déterminante.

« Dans ce contexte, la réforme du régime micro introduite par la loi de finances rectificative pour 2007 pourrait être de nature à améliorer l’attractivité du dispositif. La loi dispose ainsi l’instauration d’une période transitoire de maintien du régime pendant deux années en cas de franchissement des limites de chiffre d’affaires retenues pour l’application de ce régime. En permettant la pérennisation de la situation fiscale de la petite entreprise à moyen terme, la loi fait ainsi du régime micro un élément de simplification durable. Si ce dispositif ne devait pas remporter le succès escompté, des options plus radicales, comme la limitation du régime aux activités non professionnelles, devraient toutefois être envisagées. »

 

Comparaison entre les entreprises assujetties au régime micro et celles ayant opté pour le régime réel

 

Régime micro

Option pour le régime réel

Total entreprise concernées

BIC

194 989

483 639

678 628

BNC

124 895

115 649

240 544

Total

319 884

599 288

919 172

Source : Direction générale des impôts

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Jeudi 4 septembre 2008

Lors du débat parlementaire sur la loi de modernisation de l’économie, le 1er juillet 2008, Jean-Claude Danglot, sénateur communiste du Pas-de-Calais, s’est interrogé sur le lien entre le tissu d’entreprises réel et les chiffres de la création d’entreprises.

« On annonce régulièrement des chiffres ronflants sur le niveau de la création d'entreprises. En 2007, la France aurait même connu un mouvement de création d'emplois inférieur à celui de la création d'entreprises ! (…) Certes, le nombre de faillites constatées est nettement inférieur à celui des créations mais, après trois et cinq ans, beaucoup de ces entreprises disparaissent du paysage par dissolution anticipée et répartition des actifs cumulés au bilan. Rien n'expliquerait sinon pourquoi le nombre d'entreprises françaises n'est passé entre 1996 et 2006 que de 2,34 à 2,65 millions, soit une augmentation inférieure aux créations annoncées... Et la part des exploitants individuels, en régression constante, n'est plus que de 52 % au lieu de 60 % il y a dix ans. »

Le sénateur communiste remarquait que, en 2007, on a créé plus d’entreprises que d’emplois en France.

 Jean-Claude Danglot, sénateur du Pas-de-Calais

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Mardi 2 septembre 2008

La loi n° 2008-776 du 4 août 2008, dite de modernisation de l’économie a, dans son article 69, modifié de fond en comble l’article 200 octies du code général des impôts. C’est lui qui organisait l’avantage fiscal accordé aux accompagnateurs bénévoles de créateurs d’entreprises. Il était issu de la loi de cohésion sociale et était devenu applicable depuis le premier semestre 2008.

Dans le schéma actuel, qui reste applicable jusque fin 2008, des personnes qualifiées (patrons, cadres, etc.) passaient une convention tripartite avec un demandeur d’emploi voulant créer son entreprise et une maison de l’emploi, puis apportaient leur concours au porteur de projet.

Une confusion, que j’avais relevée ici avait été introduite en 2005 par la deuxième loi sur l’initiative économique qui prévoyait un tutorat rémunéré pour les repreneurs d’entreprise. (voir Retour de la loi Jacob... et confusion sur le tutorat).

Un amendement à la loi de modernisation de l’économie, déposé par l’ancien ministre Gérard Longuet au Sénat, a donc complètement modifié le paysage : les deux formes de tutorat sont fusionnées, et les règles qui prévalaient sont bouleversées.

Tout d’abord, la place des maisons de l’emploi devient accessoire, alors que leur rôle était jusqu’ici indispensable car il fallait qu’elles recrutent le tuteur, signent la convention, la suivent puis délivrent des attestations.

Le contribuable voulant assurer sa fonction de tuteur devra « être agréé par un réseau d'appui à la création et au développement des entreprises ou par une maison de l'emploi ». Ce sont clairement les réseaux d’appui à la création d’entreprises, qui ont déjà fréquemment des bénévoles mobilisés pour leurs actions, qui joueront le rôle majeur.

La convention conclue devient seulement bipartite (contribuable et créateur ou repreneur de l'entreprise). La durée de la convention, fixée jusqu’ici à un an, est ramenée à « une durée minimale de deux mois » qui peut être prolongée jusqu’à trois ans. Rien n’est dit sur la façon dont la bonne fin de la convention sera enregistrée par l’administration, ce sera donc aux futurs arrêté ou décret de le dire.

Malgré ce raccourcissement, la réduction d'impôt (qui reste fixée à 1 000 € par personne accompagnée majorée de 400 € lorsque l'aide est apportée à une personne handicapée) est accordée pour moitié au titre de l'année au cours de laquelle la convention est signée et, pour moitié, au titre de l'année au cours de laquelle elle prend fin.

Le tuteur, qui était limité à deux conventions en même temps, voit ses possibilités s’élargir car il aura dorénavant droit d’apporter son aide à trois personnes simultanément. On remarquera que le couplage d’une durée plus courte et d’un nombre plus grand de personnes pouvant être suivies font que l’avantage fiscal que retirera un individu peut devenir considérable.

Une personne qui signerait systématiquement des conventions de deux mois avec trois créateurs handicapés pourrait ainsi prétendre à dix-huit fois 1 400 euros de réduction d’impôts par an, soit rien de moins que 25 200 euros…

La liste des réseaux habilités sera fixée par un arrêté conjoint des ministres chargés de l'économie et du budget. On note au passage que le secteur de l’emploi disparaît, même s’il est vrai que l’économie et l’emploi sont actuellement sous le même titulaire (Christine Lagarde).

La loi prévoit que les nouvelles dispositions seront applicables au 1er janvier 2009 ; les documents d’application sont en attente.

Mais le nouveau texte aura également une durée limitée ; il stipule en effet que les conventions devront avoir été signées « entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2011. »

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Mercredi 28 mai 2008

La commission des lois de l’Assemblée nationale a examiné, le 15 mai 2008, le rapport d’Éric Ciotti (Ump, Alpes maritimes) sur le projet de loi de modernisation de l’économie.

Les commissaires ont adopté un amendement du rapporteur à l’article 3 du premier chapitre : « Instaurer un statut de l’entrepreneur individuel » étendant le dispositif de l’auto-entrepreneur aux conjoints et personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité.

Elle a aussi accepté un amendement de Bertrand Pancher (Ump, Meuse) rendant le dispositif applicable aux fonctionnaires, « dont beaucoup souhaiteraient pouvoir disposer de compléments de revenu. »

La commission a également amélioré la protection des biens personnels des entrepreneurs et les conditions d’utilisation des locaux.

On s’étonnera cependant qu’une modification aussi fondamentale du statut de la fonction publique se fasse par le biais d’un amendement, sans débat plus approfondi. Espérons que les prochaines étapes parlementaires seront plus fournies.

En effet, les agents publics sont tenus de consacrer l'intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées dans le cadre de leurs fonctions.

On imagine aisément ce qui pourrait se passer si, un responsable de travaux publics ou de construction de logements créait sa propre société de consultants et facturait ses services à une entreprise du secteur.


 Bertrand Pancher député de la Meuse

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Jeudi 10 avril 2008
L'association Pour une économie solidaire (PES), qui gère la couveuse d’entrepreneurs à l’essai d’Orléans (Loiret) a mis en place entre octobre et décembre 2007 une formation pilote à destination de bénévoles volontaires pour consacrer quelques heures par mois à l'accompagnement des créateurs d'entreprise.
La formation a été financée par le fonds social européen, avec comme objectif de permettre aux bénévoles d'acquérir l'outillage technique nécessaire à l'accompagnement, notamment des publics en insertion.
Pour PES, il s’agissait de préparer la conclusion de conventions tripartites d'une durée d'un an renouvelable entre l'accompagnateur bénévole, le créateur de l'entreprise et la maison de l'emploi du bassin d'Orléans.
Le blog de la maison de l’emploi présente ainsi la conclusion de l’opération : « Au terme de la convention, un bilan élaboré conjointement par le créateur d'entreprise et l'accompagnateur bénévole est produit à la maison de l'emploi. Dans les deux mois suivants la production de ce bilan, et après avoir constaté la réalité des actions d'accompagnement menées, la maison de l'emploi délivre à l'accompagnateur bénévole le document attestant la bonne exécution de la convention et de sa mission, lui permettant ainsi de bénéficier de la réduction d'impôt. »
Une couveuse d’entrepreneurs à l’essai est un dispositif spécifique d’accompagnement à la création d’entreprise. Elle offre la possibilité juridique de tester et de développer un projet d’entreprise en situation réelle avant sa création.
Le passage en couveuse correspond à un test permettant de vérifier la viabilité économique du projet. Dans le même temps, le porteur de projet se forme au métier de chef d’entreprise et il est conseillé au quotidien par des professionnels de la création pour améliorer son projet. Une Union des couveuses regroupe la plupart des structures locales.
PES – Couveuse d’Orléans a démarré ses travaux le 1er juin 2006 et est hébergé par la Maison de l’Emploi du bassin d’Orléans depuis avril 2007.
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Jeudi 3 avril 2008
Lors de son assemblée générale du 4 mars 2007, l’association Éveilléco a fait le point sur le développement de Balise, un dispositif d’aide à l’émergence de la création d’entreprises qu’elle a repris en 2007.
Au 1er janvier 2008, 39 conventions pour la mise à disposition de Balise avaient été signées. Elles sont réparties dans 18 régions de métropole et d’outre-mer.
Trois types d’organismes principaux sont signataires de conventions Balise : des Boutiques de gestion (12), des maisons de l’emploi (12 également) et des maisons de l’information sur la formation et l’emploi (11, dont 3 ont également le statut de maisons de l’emploi). Enfin, parmi les organismes divers, on relève des services communaux, missions locales, associations d’insertion, etc.
Plusieurs Boutiques de gestion ont signé des conventions Balise avec Éveilléco en parallèle avec la conclusion d’accords prévoyant l’implantation de Balise dans une maison de l’emploi : c’est le cas en Corse (où Balise est déjà présent dans deux maisons de l’emploi et le sera à terme dans la troisième), à Boulogne sur mer, à Brest, dans la Somme…
Au total, Balise était utilisé directement dans plus de vingt maisons de l’emploi au début de l’année. D’importants développements sont prévus, avec notamment une nouvelle version enrichie de la base de données d’exemples au second semestre.

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Jeudi 27 mars 2008

Dans un article précédent du 24 mars 2008, j’ai déjà évoqué le cadre général de la convention « Agir pour l’emploi », signée le 18 mars 2008 entre l’État et la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Je reviens ici sur la réforme des aides publiques à la création d’entreprises qui est annoncée dans cette convention.

Une nouvelle aide financière à la création est annoncée en remplacement de l’avance remboursable EDEN. Il s’agira de « prêts d’honneur spécifiques » garantis par le Fonds de cohésion sociale et couplés à un prêt bancaire lui-même assorti d’une garantie publique.

L’objectif est d’appuyer 20 000 créations d’entreprises en régime de croisière, fixé à 2010, avec un taux de sinistralité de moins de 20 %.

La CDC « assurera le financement dans le cadre de la gestion des Fonds d’épargne – Livret développement durable ». L’État (DGEFP) « apportera la ressource budgétaire pour financer l’accompagnement technique d’au moins 20 000 créateurs par an ». L’État (DGTPE) « prendra en charge une bonification de 1,5 % » et les « coûts de fonctionnement induits par ce dispositif pour la Caisse des dépôts. »

La réforme sera testée en 2008 « dans le cadre des quartiers sensibles du plan gouvernemental » et sera « étendue, dès le 1er janvier 2009, à l’ensemble du territoire avec l’objectif de 10 000 créations accompagnées en 2009. »

Notons également que dans le plan banlieues, une aide spécifique de 5 000 euros est prévue pour les créateurs d’entreprises venant des quartiers. Mais ses modalités (prime, avance, etc.) ne sont pas fixées. Elle devrait être additionnelle.

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Mercredi 12 mars 2008
Selon une étude réalisée par la Dares, service d’étude rattaché au ministère de l'Emploi, 71.000 chômeurs ou allocataires de minima sociaux ont créé ou repris une entreprise en 2005 en bénéficiant de l'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise, l'Accre.
L’Accre comprend trois mesures. La première est une exonération de charges, qui exclut cependant la Csg et la Crds.
Ensuite, l’Accre permettait de bénéficiers de chèques-conseil, utilisables auprès de professionnels comme des experts-comptables, avocats, Boutiques de gestion, etc. Enfin, une avance remboursable baptisée Eden était accordée à une partie des demandeurs sous certaines conditions. Elle pouvait atteindre 6 098 euros pour une personne.
Selon la Dares, 71 000 chômeurs avaient bénéficié de l’Accre en 2005. 51 566 chéquiers-conseil avaient été distribués (+40%). Quant à l’avance Eden, elle ne concernait qu’un petit nombre de personnes, mais cependant, les 6 305 prêts accordés étaient en hausse de 60%.
Qu’en est-il en 2008 de ce dispositif ?
Depuis 2008, l’exonération de charges se restreint. Elle exclut la cotisation accidents du travail et celle pour la retraite complémentaire des indépendants (artisans et commerçants).
Les chèques-conseil et Eden font partie des prestations que l’État transfère aux régions, selon des modalités et dans des conditions très peu transparentes pour les bénéficiaires.
La situation était déjà très variable selon les lieux et les époques, des créateurs s’étant fréquemment vu refuser de telles prestations à des périodes où les chéquiers conseils n’étaient plus disponibles. De plus, leur durée de validité a été nettement réduite fin 2007. En 2008, certaines régions vont poursuivre, dans les mêmes conditions, l’utilisation du dispositif antérieur pour une période transitoire. D’autres ont, comme l’Alsace, cessé l’attribution de nouveaux chéquiers.
La situation est identique pour Eden. En Île de France, les opérateurs ont vu leurs conventions prorogées de six mois. Ailleurs, le dispositif s’est parfois arrêté.
On remarquera l’absence complète d’une information précise sur ce sujet sur les sites officiels nationaux comme régionaux.
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Mercredi 20 février 2008
L’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise est un dispositif public, permettant une exonération partielle de charges sociales qui a connu de nombreuses évolutions. Une importante simplification a fait que, depuis le 1er décembre 2007, les créateurs d'entreprise peuvent déposer leur demande) en même temps que leur dossier d'immatriculation auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) : Chambre de Commerce et d'Industrie, chambre de métiers et de l’artisanat, Urssaf, tribunal. Les 80.000 demandes annuelles d'Accre étaient antérieurement gérées par les Directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.
Mais l’évolution en 2008 est beaucoup moins intéressante pour les bénéficiaires. A compter du 1er janvier 2008, et afin de se mettre en conformité avec les textes (article L. 161-1-1 du code de la sécurité sociale), l’exonération ACCRE ne concernera plus les cotisations des régimes complémentaires de retraite (artisan et commerçant). Cette disposition est appliquée aux exonérations en cours au 1er janvier 2008.
De plus, suite à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, les cotisations dues au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles ne peuvent plus faire l'objet d'une exonération totale, y compris lorsque l'exonération ne porte que sur une partie de la rémunération. La cotisation accidents du travail n'est donc plus exonérée dans le cadre notamment de l'aide aux demandeurs d'emploi créateurs ou repreneurs d'entreprises (Accre) ou de l'exonération de cotisations sociales accordée aux salariés créateurs ou repreneurs d'entreprises. Une circulaire commente ces nouvelles dispositions en précisant leur champ d'application.
Sources : pour le régime de retraite des indépendants (RSI) circulaire n°2007/147 du 11 décembre 2007 du Régime social des indépendants, RSI ; pour la cotisation accidents du travail : Source : circulaire de la Direction de la sécurité sociale DSS/5B/2008/27 du 30 janvier 2008
Selon Emilie Villanova, qui publie le blog Envie d’entreprendre, la première réforme va augementer ses charges qui passeront, en un an de 900 euros (Crds et Csg) à 2 165 euros. Elle conclut son papier : « en plein développement de produits, je préfèrerais utiliser ces 1165 euros à bien d’autres choses. »
Le paiement de la cotisation accident du travail s’ajoutera, évidemment, à ce montant.
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Samedi 2 février 2008
La mise en œuvre de l’article 61 de la loi de cohésion sociale vient de franchir une nouvelle étape, pas forcément définitive d’ailleurs. En effet, après la loi du 18 janvier 2005, transcrite en tant qu’article 200 octies du code général des impôts, après un décret du 7 décembre 2006, après une instruction fiscale du 29 novembre 2007 voici donc l'arrêté du 20 décembre 2007 publié au Journal officiel du 30 janvier 2008.
Rappelons que ces textes ont pour objet de faciliter la création d’entreprises par des personnes défavorisées, en assurant un accompagnement bénévole par des personnes qualifiées. Un contrat tripartite est prévu entre une maison de l'emploi, un futur créateur et un accompagnateur. En échange, ce dernier bénéficiera d’une réduction d’impôt de 1 000 euros (ou 1 400 si la personne est handicapée).
Le dernier arrêté établit un cahier des charges, dont la lecture laisse songeur. On s’interrogera sans doute longtemps sur « les indicateurs d’activité et de résultat attachés » devant figurer dans la convention tripartite.
L'arrêté détaille également le rôle de la maison de l'emploi. C’est à elle d’établir la liste des accompagnateurs bénévoles de son territoire. Elle devra assurer la promotion de la fonction. Elle aura également à organiser la mise en relation du créateur et de l'accompagnateur. L’ampleur du travail demandé à la maison de l'emploi pour la préparation des actions, la signature des conventions et le suivi puis la conclusion paraît conséquent.
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Dimanche 13 janvier 2008
Un arrêté du 7 décembre 2007 fixe de nouvelles conditions d’attribution des chéquiers-conseil, un dispositif qui rentre dans le cadre de l’Accre (aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises). Il a été publié au journal officiel le 15 décembre 2007.
Le chéquier-conseil est composé de six chèques et le bénéficiaire de l’Accre peut, en théorie, en demander trois.
Chaque chèque est d’un montant unitaire de 45,74 euros pris en charge par l’Etat. Il permet d’acheter une heure de conseil à un prix forfaitaire de 60,98 euros auprès d’organismes ou professionnels agréés (experts-comptables, avocats, Boutiques de gestion, etc.). La somme à la charge de l’utilisateur est de 15,24 euros.
Les nouvelles dispositions portent la participation de l’Etat à 100% pour le premier chéquier-conseil accordé aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion ou de l’allocation de solidarité spécifique.
Les chéquiers-conseil sont délivrés par la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). Ils sont nominatifs et ont une validité de deux mois à compter de la date de leur délivrance. Cette durée était jusque là de 6 mois.
Le site Internet de l’Apce (Agence pour la création d’entreprises) formule cette mise en garde : « certaines DDTEFP ont suspendu l'attribution des chéquiers-conseil. Se renseigner auprès de la DDTEFP territorialement compétente ».
Sur le même site, un internaute, « createur 78 » évoque son expérience et propose : « Simplifions jusqu'au bout - Mon expérience des chéquiers conseils est que ceux-ci m'ont été délivrés, après de multiples échanges de courriers, avec plus de 6 mois de retard, et pour un demi-carnet. De plus, le type de conseils effectivement disponibles ne couvre en réalité que les experts comptables et juridiques. Moralité, je n'ai même pas pu les utiliser. C'est une mesure qui ne sert à rien dans sa configuration actuelle. Etant donné l'energie que celà représente pour un résultat nul, a fortiori si la validité des chéquiers est ramenée maintenant à 2 mois, on peut carrément supprimer le dispositif. Ca fera des économies. Si on veut utilement "accompagner" les créateurs, il vaudrait mieux monter une permanence avec des rendez-vous gratuits comme le fait un peu déjà la CCI de Versailles. »
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