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L’étude de la DARES :
Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.


Une
présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008) liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

Initatives

Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Mercredi 21 janvier 2009

Les chômeurs qui engageaient une formation d'une durée supérieure à celle de leur droit à indemnisation par l’assurance chômage pouvaient, sous certaines conditions, percevoir pendant la période où ils ne relevaient plus de l’allocation de base (allocation formation reclassement), une allocation de fin de formation (AFF).

Ce ne sera plus possible en 2009. En effet, la loi de finances pour 2009, a supprimé la quasi-totalité du financement, à savoir 169 millions d'euros sur plus de 200 millions. Les partenaires sociaux on refusé de prendre le relais dans le cadre de la négociation sur l'assurance-chômage et n'ont rien prévu dans l'accord Unedic, qui reste à valider.

L’AFF bénéficiait jusqu’ici à environ 22 000 personnes chaque mois (Les Echos, 14/01/2009).

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Jeudi 27 novembre 2008

L’association Agir contre le chômage et la précarité (AC !) publie quelques uns des appels au secours qu’elle assure recevoir nombreux.

Le texte suivant (signé : « un précaire » et daté du 7 août 2008) est éclairant sur la difficulté que peuvent rencontrer les chômeurs créant leur entreprise à trouver leur place dans un dispositif d’assurance chômage qui, bien qu’ayant été sérieusement aménagé, n’a pas été conçu pour eux.

Voici donc ce témoignage « L’ANPE l’oblige à suivre des formations inutiles pour créer son entreprise au Sénégal, l’Assédic lui coupe les vivres ». Je le livre in extenso, car il montre également la difficulté qu’on à à se faire comprendre lorsqu’on s’est engagé dans une initiative économique.

 « Je me permets de vous écrire car je me retrouve bloquer au Sénégal avec plus rien pour vivre car les Assedic malgré le fait que je fais bien ce que j’ai annoncé lorsque j’ai signé mon contrat PARE ont décidé que je ne pouvais plus toucher mes allocations alors qu’il me reste plus d’un an d’indemnités.

Je vous raconte en détail :

Voila je suis actuellement au chômage, depuis septembre 2007. J’ai travaillé en octobre jusqu’en février mais comme j’étais payer moins de 75% de ce que je gagnais avant j’avais un appoint par l’ASSEDIC.

Quand j’ai signé mon contrat PARE comme on fait avec l’ANPE et l’ASSEDIC dans ce que je comptais faire j’ai bien précisé que je souhaitais monter une société au Sénégal d’informatique.

Donc tout le monde était ok j’ai eu droit a des envoi dans les chambres de commerces par l’ANPE pour apprendre a créer une entreprise alors que je savais très bien que ca me servirait moyen puisque c’est pas en France et surtout que j’ai déjà fait un stage de création d’entreprise.

En février j’ai commencé à être convoquer par l’ANPE pare que je travaillais plus puisque je commençais à bouger pour créer mon entreprise. L’ANPE a été cool j’ai bien expliqué a ma conseillère et elle m’a bien mis en créateur d’entreprise pour pas avoir à bouger tous les mois la voir et ainsi qu’on fasse nos rencontre par mail ou tel.

Donc je lui ai dit qu’en juin je partais donc au Sénégal pour faire mon étude de marche, chercher des clients et chercher des investisseurs car en France quand j’ai commencer a aller voir les banques pour avoir un prêt (de 4000 euros pour commencer mon entreprise) ils m’ont dit que comme j’étais au chômage j’avais droit a aucun prêt et qu’ils ne faisaient pas dans le social.

Donc j’ai bien dit a ma conseillère que je partais pour 3 mois car il me faut le temps de bien faire l’étude de marcher, chercher les clients et les investisseurs ca se fait pas en 8 jours surtout en Afrique ou tout est histoire de discutions.

Elle a dit qu’il n'y avait pas de problème.

Ou les soucis arrivent c’est quand les Assedic m’ont envoyé une lettre 5 jours avant mon départ en me convoquant pour savoir si "je respectais bien mon contrats c’est à dire être vraiment en création d’entreprise"

Je suis allé le lendemain expliquer sur place que oui je partais justement pour cette création et que si tt se passait correctement je revenais en septembre et que la société serait créer dans la foulée.

Donc je leur demande si ce rendez vous qui était le 18 juin je ne pouvais pas le faire ce jour la (on était le 11) et la panique non non il faut que j’écrive pour expliquer ce que je venais de leur expliquer sinon ca allait pas aller.

Donc je leur écris une lettre joignant la copie de mon billet d’avion, l’explication de pourquoi je vais la bas et en précisant que c’est bien en rapport avec ce que je suis sensé faire vis a vis de ce que j’ai dis a l’ANPE et don a eux.

Le 13 je pars donc et quelque jours plus tard arrive chez moi en France une nouvelle lettre des Assedic que ma femme me lit et la ils me disent qu’ils ont bien reçu mon courrier et que donc ils me donnent un autre rendez vous le 3 juillet. Donc du Sénégal je leur réécris une lettre ou je redis pratiquement la même chose comme quoi je rentre qu’en septembre et que je suis bien ici pour effectuer mon étude de marche etc. ...

Le 18 juillet je reçois un courrier en recommander en France (que bien évidement je ne peux pas récupérer étant ici au Sénégal) et du coup ma femme les appelle pour savoir ce qu’il en est. Moi du Sénégal je ne peux pas appeler leur no puisqu’ils refusent de donner un no de tel normal il faut appeler par les nos courts.

Donc ils lui disent que du coup mon dossier passe a la ddte (je ne vois pas ce que viens faire la direction du travail puisque je ne travaille pas que je suis juste la pour chercher les infos) mais qu’il faut attendre leur décision.

Je regarde sur le site des Assedic pour mettre a jour comme a chaque fin de mois et la je m’aperçois que depuis le 17 juillet je ne suis plus inscris comme demandeur d’emploi.

Donc je me retrouve sans aucun moyen financier, je ne vais pas pouvoir payer mon loyer en France, je ne vais pas pouvoir me nourrir ce mois ci parce que je fais ce que j’ai annoncé a l’ANPE et qu’ils étaient ok.

De plus les billets d’avions ne se remplacent pas par d’autre donc je suis bloquer ici jusqu’en septembre je ne sais même pas comment je vais me nourrir et simplement vivre.

En gros de par leur non compréhension ils sont en train de mettre en péril ma création d’entreprise. Comme je leur ai dis au moins si j’étais resté chez moi a rien faire j’aurais pu venir a votre rendez vous et ca vous aurais suffit et vous auriez continué à me payer.

Je leur ai envoyé un email pour comprendre et leur réponse est que comme je ne suis pas chez moi, c’est que je suis en vacances et donc je n’ai droit qu’à 37 jours d’indemnités. Mais ils ne savent pas m’expliquer comment je peux monter une société au Sénégal sans aller sur place pour avoir une étude de marche sérieuse et trouver des financements.

Je suis totalement dégouter de leurs agissements, c’est pour cela que j’espère que vous pourrez m’aider ou m’orienter vers une association ou autre qui puisse m’aider. »

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 28 septembre 2008

Voici le témoignage de Mumu, demandeuse d’emploi, qui publie un blog très familial Ma petite tribu. Le 10 septembre 2008, elle tient à le faire savoir : « J’ai une très bonne nouvelle..... » : sa maison de l’emploi lui offre un service inattendu. Je reprends ici le texte publié.

« Oh oui une méga nouvelle !!!!!

Je recherche de l’emploi , c'est pas facile du tout !

Pour m’aider mettre mes chances de mon coté je vais à la maison de l’emploi de mon village depuis lundi

Aujourd'hui j'a vais besoin d'info ,je vais dans le service pour qui je travaillais autre fois , la dame me connait fort bien on parle un peu de tout je lui explique ma situation actuelle.

je me suis mise en dispence pour raison social suite au pb de mon pt bout

Elle me dit oui j'ai souvent des demandes pour les écoles ! Je suis déjà trop contente ,

Je pourrais travailler dans les écoles

De la on parle permis de conduire

Je lui dit non j’ai pas les moyens financier personne pour m'aider

elle me dit tu pourrais avoir la voiture je dit oui c’est possible

Et là elle me dit je regarde le budget , je ne comprend pas

2 min après elle me dit

Ok on a de la marge on t’offre ton permis, j’en croyais pas mes oreilles !!!

Voilà je vais à auto école pour ma théorie et pour ma pratique.

On va me tél pour me dire quand je commence je n’espérais plus à 37 ans passer mon permis

Suis toute contente je sais pas combien de fois je lui ai dit merci bcq bcq .

Quel coup de pousse !!!!!

Et ce vendredi je commence une formation d’aide à la recherche d’emploi .....

Voila rdv pris cours théorique du 22 au 26 sept je suis stressée mais méga contente. »

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 1 août 2008

Gaillard est une ville en forte croissance démographique dans l’agglomération de la commune suisse, qui compte aujourd’hui 12 000 habitants.

Le quotidien La Tribune de Genève a publié un article (4/04/2008) intitulé de manière un peu erronée « La baronne invitée vedette de l'Anpe ». En fait, c’est l'antenne emploi municipale et la Mission locale du Genevois basée à Annemasse (Haute Savoie) qui avaient invité Nadine de Rothschild pour un atelier à Gaillard auquel 25 jeunes femmes en recherche d'emploi avaient été conviées.

Selon le quotidien romand, seules 3 d’entre elles ont répondu à l'invitation : Elodie, Assamina et Ahlam. Il faut dire qu’Elodie avait une bonne raison : «Ma maman m'a encouragée à venir.»

Nadine de Rothschild s’est donc contenté de trois auditrices pour évoquer ce que la rédactrice, Estelle Lucien, appelle « sa destinée de Cendrillon ». La fondatrice de l’académie du savoir-vivre (basée à Carouge dans le canton de Genève) a quitté sa maison à 14 ans avec un certificat d'études puis travaillé en usine chez Peugeot « où elle vissait des boutons sur des housses. »

Je laisse à votre appréciation les quelques citations de Nadine de Rotschild, extraites de la Tribune de Genève, un journal que j’ai tort de ne pas lire plus souvent :

  • Le travail : « J'ai eu cinq minutes de chance, tout le reste a été du travail » ;
  • L’époux : « n'imaginez pas changer un mari: s'il est avare, il le sera toute sa vie» ;
  • Les langues : « Achetez des cassettes d'anglais! » ;
  • Le CV : « Utilisez une bonne machine à écrire » ;
  • L'entretien d'embauche : « Pas trop de maquillage. Préférez la jupe au pantalon » ;
  • Les bijoux : « Le bling-bling, c'est après dix-sept heures » ;
  • Les vêtements : « Jamais de jeans » ;
  • Le piercing : « c'est une catastrophe! » ;
  • Le langage : « Vachement, n'utilisez jamais ce mot! »

Mais l’atelier n’est pas resté sur le seul terrain de la théorie. « Elodie, Assamina et Ahlam se sont pliées au portage de bottin sur la tête, à la poignée de main ferme mais pas trop, et au croisement de jambes distingué et élégant. Au passage, avec tact mais détermination, la professeure des bonnes manières épingle les élèves: »

Sorry, Madame la baronne, j’ai eu quelque mal à traduire « vachement » in english : tremendously, really, beastly, bloody ? Peut-être ai-je utilisé une mauvaise « machine à écrire » ?



 Nadine de Rothschild
Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 14 mai 2008

La mission sénatoriale d'information sur la pauvreté et l’exclusion a procédé à l'audition de Maria Nowak, présidente de l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) le 25 mars 2008.

Maria Nowak a estimé que le principe du microcrédit « repose sur l'idée que tout homme est capable de créer par lui-même de la richesse avec du travail et du capital ». Pour elle, « le travail indépendant est une voie d'insertion en plein essor grâce au développement des services à la personne et des nouvelles technologies de l'information et de la communication ». Constatant « l'essor du secteur informel » elle a regretté que « les activités rencontrent des difficultés de développement dans un cadre actuellement trop contraignant. »

Maria Nowak s’est félicitée des avancées obtenues citant d’abord la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques qui a autorisé les associations à emprunter pour prêter, ce qui permet de réduire le coût du crédit. Ensuite, la loi Dutreil du 2 août 2005, en levant le taux d'usure, « a diminué le coût du microcrédit pour les associations », considérant que « le poids pour l'emprunteur reste néanmoins minime. »

La présidente de l’Adie considère également que plusieurs dispositions ont amélioré l'environnement institutionnel des micro-entreprises : prime pour les bénéficiaires de minima sociaux, amélioration de l'aide aux chômeurs créateurs d'entreprises, régime de cotisations sociales réduites pour les très petites entreprises.

Maria Nowak a souhaité que le projet de loi sur la modernisation de l'économie assure une « égalité de traitement des travailleurs indépendants et salariés, meilleure prise en compte du secteur informel, aménagement du taux des cotisations sociales en fonction de l'activité des entreprises, suppression des contraintes qui encadrent l'exercice de certains métiers et en restreignent l'accès, augmentation de l'offre de locaux professionnels en favorisant l'aménagement de garages vacants. »

Maria Nowak s'est dite convaincue que « la création d'entreprise était à la portée de tous ». Elle a regretté que « seuls 4 % des chômeurs créent leur propre entreprise », puis estimé « raisonnable de fixer un objectif de 10 à 15 % dans un avenir proche ». Pour la fondatrice du Réseau européen du microcrédit, « la diversité des activités relevant la création d'entreprise la rendait accessible à tous, y compris aux personnes ne maîtrisant pas notre langue. »

L’ancienne conseillère de Laurent Fabius a constaté l’augmentation de la participation des collectivités territoriales aux frais de fonctionnement de son association mais a déploré la diminution de celles de l'Etat et de l'Union européenne.


 Maria Nowak, Adie 
Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 17 septembre 2007

Le journal en ligne des étudiants de l’école supérieure de journalisme de Lille (Lille on line) avait profité, le 15 février 2007, du dixième anniversaire de l’installation de l’association AC ! dans un quartier populaire de la préfecture du Nord pour interroger son président, Serge Havet.

Je reprends ici quelques extraits de l’article de Michèle Colombel, daté du 15 mars 2007.

« Serge Havet milite au sein d’Agir contre le chômage depuis treize ans, dont dix au Faubourg-de-Béthune.

« Président du conseil d’administration national de l’association, il a choisi de lutter contre la misère sociale par des « actions coup-de-poing ». (…) Le taux de chômage [du quartier], 36,5%, y est presque deux fois plus élevé que dans le reste de la ville et 12,5% de la population est allocataire du RMI. (…)

« Depuis le mois de janvier, Serge a constaté une recrudescence des radiations, due selon lui à un contrôle social plus sévère des chômeurs. (…)

« Pour Serge Havet, les causes du chômage sont claires : « Le chômage est organisé ! Ça fait vivre du monde. Et dès que l’on décroche un emploi, même précaire, on perd tous ses avantages sociaux. Ça n’encourage pas à chercher du travail » reconnaît le militant.

« Quant à la Maison de l’emploi de Lille, labellisée « Borloo » en janvier dernier, elle n’est pour lui qu’un « regroupement de services, qui nous fait croire à la solution-miracle. Maison de l’emploi, oui, mais sans employeurs ! »

« Pour lui, le Faubourg des entreprises est une autre « fausse bonne idée ». Créé en 2000 au sein de la zone franche du quartier, cet hôtel d’entreprises était censé redynamiser le quartier. Dans les faits, les locaux exigus ne permettent l’accueil que de microstructures de services , qui emploient en moyenne moins de trois salariés. »

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Jeudi 6 septembre 2007

La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail (DARES) publie un Document d’études (n° 128 août 2007) « Analyse de l’évolution des statistiques de demandeurs d’emploi inscrits à l’Anpe de la mi 2005 à la fin 2006 ». Signé par Etienne Debauche, Thomas Deroyon, Fanny Mikol et Hélène Valdelièvre, le document s’intéresse à l’effet mécanique des différentes mesures sur les statistiques de DEFM (demandeurs d’emploi en fin de mois).

Pour la DARES, 4 mesures lancées en 2005 ont eu un impact sur le nombre de demandeurs d’emploi : la CRP (convention de reclassement personnalisée), la modification des dates de relance par l’Anpe, l’instauration des entretiens mensuels pour les demandeurs d’emploi et la classification en catégorie 5 (personnes occupant un emploi, c’est à dire non chômeurs) de personnes qui figuraient antérieurement dans d’autres catégories.

Les trois premières mesures ont un impact estimé, fin 2006, de -65 à -75.000 ; la dernière concernerait -30 à -40.000 personnes. L’impact global sur le taux de chômage, mesuré par l’INSEE, serait de 2,2 à 0,4 points.

Le nombre d’inscrits en catégorie 5, qui baissait depuis 1997 (166.400 en juin de cette année là, 115.700 en mai 2005) a explosé en deux ans, passant à 216.600 (+84%).

Depuis juin 2005, l’Anpe reclasse plus systématiquement en catégorie 5 (demandeurs d’emploi ayant un emploi) des personnes ayant effectivement repris un emploi, mais dont une partie était jusqu’à présent susceptible de demeurer inscrite en catégories 1 à 3 (sans emploi) ou 6 à 8 (ayant une activité partielle). Le reclassement concerne les chômeurs créateurs d’entreprise et les bénéficiaires de contrats aidés. En effet, avant 2005, les créateurs d’entreprise n’ayant qu’une activité partielle ou des revenus insuffisants et souhaitant conserver la totalité ou une partie de leur indemnisation au titre de l’assurance –chômage devaient être inscrits en tant que chômeur, c’est à dire dans l’une des 6 catégories citées ci-dessus.

Selon l’étude, « tous les publics concernés ne font pas encore l’objet d’un reclassement systématique, le procédé n’étant pas complètement automatisé : mais le reclassement en catégorie 5 est manifestement plus fréquent qu’auparavant. »

Les reclassements en catégorie 5 (…) environ 6 000 [personnes par mois] en 2004 avant de rebondir fortement à partir de la mi-2005 (…) Les 2/3 de ces reclassements sont imputables aux reprises d’emplois aidés, soit de l’ordre de 10 000 par mois en moyenne. Mais les reclassements pour création d’entreprise (…) représentent également des effectifs importants : environ 2 500 en moyenne par mois sur 2006. »

En 2 ans, le stock des demandeurs d’emploi des catégories 1 et 6 (les chômeurs recherchant un emploi à temps plein) aurait diminué de 18.000 personnes par l’effet des mesures concernant les créateurs d’entreprises.

« On suppose que les créateurs d’entreprise indemnisés par l’assurance chômage demeuraient inscrits pendant un an à l’ANPE afin de bénéficier du maintien du versement des prestations chômage, et que les créateurs non indemnisés se désinscrivaient aussitôt.

« Avec l’hypothèse supplémentaire que 50 % des chômeurs créateurs d’entreprise étaient indemnisés, on aboutit au résultat que les reclassements pour création d’entreprise auraient réduit le stock de DEFM 1+6 en décembre 2006 de -15 000, après -3 000 fin décembre 2005. »

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Jeudi 29 mars 2007

Un décret du 27 mars 2007 modifie certaines dispositions du statut de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe). Il précise (ce qui était sous entend jusqu’ici) que l’Anpe est un établissement public administratif.

Son conseil d’administration comprend désormais trois représentants des collectivités territoriales désignés par l’AMF, l’ADF et l’ARF (associations – respectivement – des maires, des départements et des régions de France). La composition du comité régional, institué auprès de chaque directeur régional, est étoffée : en sont désormais membres un conseiller régional, un représentant des départements et un représentant des communes.

Le pouvoir des directeurs régionaux est sensiblement renforcé. Le texte détaille également les modalités pratiques de constitution de filiales de l’Anpe, déjà prévues dans la loi de cohésion sociale de janvier 2005, mais pas encore mise en œuvre.

Les huit syndicats de l'Anpe appellent les salariés de l'agence à une grève nationale et à une manifestation à Paris, jeudi 29 mars, pour dénoncer la création de filiales privées.

Le directeur général de l'Anpe, Christian Charpy , qui présentait, mardi 27 mars, le bilan 2006 de l'agence, a déclaré « comprendre cette inquiétude », que le journal Le Monde relie à la perspective de fusion avec l'Unedic avancée par Nicolas Sarkozy. Christian Charpy a précisé qu’il n’avait « aucun projet de création de filiale de droit privé. »

 

La grève des agents Anpe provoque un débat dans les mouvements de chômeurs. Ainsi, Rémy du collectif AC ! de Montpellier s’interroge : « Faut-il faire taire nos rancunes et soutenir les agents ANPE ? »

« Les chômeurs n’ont rien à gagner et tout à perdre de la privatisation de l ’ANPE, voilà qui est sûr. Mais allez donc expliquer à un chômeur, sortant de son contrôle mensuel, qu’il doit demain être solidaire de son "inquisiteur" !

« Pour un agent ANPE sympathique, nous en connaissons dix arrogants. Si demain je vais au rassemblement, je risque de côtoyer le "bourreau" qui persécute une femme dont nous avons pris la défense. Acte bien difficile que de défendre le service public quand ses agents nous toisent depuis des années. »

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Mercredi 24 janvier 2007

L’abbé Pierre était évidemment connu pour son engagement en faveur du logement. Mais sa lutte contre la misère l’avait conduit, dans bien des situations, à s’intéresser aussi à la création d’emplois, au soutien à l’entrepreneuriat et au microcrédit. Ainsi, j’ai pu travailler au Liban avec la Parabanque, qu’il avait visitée à plusieurs reprises. Emmaüs international, basée dans le Val de Marne à Alfortville, soutient de nombreux projets dans ce domaine.

L'article qui suit, est paru dans « l'Orient le Jour », quotidien francophone libanais, le 23 janvier 2007. Sa rédactrice, Christiane Chammah Sahyoun, fut une des fondatrices de la communauté d’Emmaüs au Liban et d’une institution locale de microcrédit. C’est avec elle que j’ai partagé l’honneur d’une visite à Esteville, en Normandie où a longtemps séjourné et où sera inhumé l’abbé Pierre.

Christiane Chammah Sahyoun, fut une des fondatrices de la communauté d’Emmaüs au Liban et d’une institution locale de microcrédit. C’est avec elle que j’ai partagé l’honneur d’une visite à Esteville, en Normandie où a longtemps séjourné et où sera inhumé l’abbé Pierre.

« Adieu, l'Abbé Pierre

Les médias existent. Il serait idiot de ne pas les utiliser " ainsi disiez-vous.

J'utilise donc ce moyen pour vous dire : Adieu l'abbé !

Pendant plus de 20 ans, j'ai fait partie de votre grande famille d'Emmaüs International, avec ce que cela suppose de vécu et d'interpellation.

Avec vous j'ai relu l'Évangile.

Votre vie durant, vous étiez au cœur de l'Église, avec l'exigence que l'Église soit au cœur de l'humanité.

" Et les autres ?..." Une de vos préoccupations constantes.

Avec vous j'ai appris à garder la conscience en éveil, quoi qu'il m'en coûte.

Avec vous j'ai compris la radicalisation de la pensée, l'unité entre méditation et action.

Avec vous j'ai pratiqué la Solidarité au service des personnes économiquement  faibles.

Aucune souffrance ne vous était étrangère. Aucun effort ne vous semblait de trop pour la dénoncer, tenter de la supprimer ou au moins de l'atténuer.

Votre but n'était pas de bousculer le système, mais de bousculer les hommes et les femmes qui font le système.

En décembre 1997, alors que vous étiez de passage au Liban, et en écho à votre enseignement, une Célébration de la Solidarité a groupé des chrétiens, des musulmans, des athées ...de tous bords.

" Qui que vous soyez, d'où que vous veniez, quelles que soient vos croyances et vos appartenances, rejoignez-nous ! ", tel était l'appel lancé dans un pays éclaté en mille morceaux.

"La mort, c'est la sortie de l'ombre, pour rejoindre la Lumière», disiez-vous. Avec impatience, vous attendiez ce face-à-face avec Dieu.

Que votre départ l'Abbé, soit pour vous, la rencontre de La Lumière,

Que votre départ l'Abbé, soit pour nous, un rappel à l'ordre pour nos consciences.

Christiane Chammah Sahyoun »

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Mercredi 18 octobre 2006

Il y a, en Haute Garonne, 5 maisons des chômeurs, 3 à Toulouse (Avenir, Partage-Farouette et Ouverture T07), une à Saint Gaudens (Les chômeurs associés) et une à Colomiers (Point rencontre chômeurs et précaires, PRCP).

Le 19 octobre, elles fêtent les 20 ans de la plus ancienne d’entre elle. La maison des chômeurs de Farouette a en effet été mise en place par Annie Dreuille en 1986.

Depuis, ces structures, qui assurent une fonction humanitaire, un rôle citoyen, mais aussi un accompagnement actif dans la recherche d’emploi ou la création d'entreprises, ont trouvé une place – y compris dans les maisons communes emploi formation mises en place à l’initiative de la région Midi Pyrénées et labellisées au titre du plan de cohésion sociale.

La maison des chômeurs Avenir a mis en place la Balise de l ’agglomération toulousaine et participe, avec les réseaux d’appui à la création d'entreprises, à l’espace Empalot initiative et création, qui s’est installé dans un des quartiers sensibles de la cité.

À l’occasion de cet anniversaire, les maisons des chômeurs de Haute-Garonne organisent  une  grande  journée  d'échanges  et  de rencontres sur les questions  du  chômage  à  l'Ifrass  (Institut  de  formation, recherche et animation sanitaire et social) à Toulouse quartier Basso Cambo.

Programme détaillé en lien.

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Lundi 15 mai 2006

La nouvelle convention d'assurance chômage, entrée en vigueur le 18 janvier 2006, a prévu une « prime Assédic » (curieusement restée sans nom) pour les chômeurs indemnisés créateurs ou repreneurs d’entreprises. Deux conditions pour en bénéficier : si l’on est créateur, recevoir l’aide aux chômeurs créateurs ; si l’on est repreneur, avoir un dossier agréé.

Mais la convention de reclassement personnalisé (CRP), entrée en service parallèlement, a amené un curieux paradoxe. Les licenciés économiques qui souscrivaient à la CRP n’avaient pas droit à la prime Assédic … car ils étaient certes sans travail, mais pas chômeurs indemnisés.

Une circulaire de l'Unédic, datée du 13 avril 2006, a corrigé ce bug social. Les personnes ayant signé une CRP peuvent désormais, dans les mêmes conditions que les allocataires de l’assurance chômage, :demander le maintien de leur allocation formation reclassement (AFR) en cas de reprise d’activité et ainsi cumuler cette allocation avec les revenus tirés d'une activité non salariée. Elles peuvent aussi bénéficier de la nouvelle aide à la création ou à la reprise d'entreprise versée sous forme de capital par l’Assedic. Dans ce cas, le montant de l'aide est calculé sur la base de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) à laquelle elles pourraient prétendre. Enfin, elles ont droit à bénéficier de l’aide spécifique complémentaire de retour à l'emploi si elles sont embauchées en contrat de professionnalisation.

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Mardi 9 mai 2006

Alors qu'il vient de fêter ses 20 ans, avec un colloque organisé du 20 au 22 avril à Clermont-Ferrand, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) se positionne aujourd'hui comme une force de représentation des chômeurs en France, notamment légitimée par la signature, le 20 mai 2005, d'une nouvelle convention pluriannuelle d'objectifs avec le ministère de l'Emploi et de la Cohésion sociale.

Cette reconnaissance permet notamment à l'association de participer, à titre expérimental, à la mise en place de cinq des nouvelles maisons de l'emploi, créées sur le territoire dans le cadre du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo. Cette présence ne va pourtant pas de soi, puisque cette expérimentation n'est effective qu'à Boulogne-sur-Mer, les autres sites (Toulouse, Vannes, Le Mans et Montpellier) étant confrontés au blocage des Assedic locales, qui refusent la participation du MNCP.

Le mouvement souhaite se structurer de manière plus juridique, afin d'être reconnu comme un interlocuteur à part entière, et comme un partenaire, par les différentes instances au niveau régional, comme l'ANPE, les Assedic ou encore le conseil régional.

Le Mouvement national des chômeurs et précaires s’est rapproché de collectifs et associations de salariés, touchés par des plans de restructuration, dans de grandes entreprises telles que Metaleurop (avec Coeurs de fondeurs) ou Moulinex (avec APIC MX).

Créé en 1986, par celui qui restera son président jusqu'en 1992, Maurice Pagat (fondateur du premier syndicat de chômeurs en 1982), le Mouvement national des chômeurs et précaires fédère, aujourd'hui, 40 associations locales, soit 93 salariés (plus trois à son siège parisien). Il est présidé aujourd’hui par Jean-François Yon.

Représenté dans 17 régions, il revendique 6 000 adhérents, et enregistre 100 000 passages de chômeurs par an dans ses associations (soit 8 000 par mois en moyenne). Trois coordinations régionales se sont organisées au sein de l'organisation (MNCP Nord-Pas-de-Calais, coordination régionale Midi-Pyrénées et coordination Ile-de-France). Une quinzaine de structures annexes d'économie solidaire ont, enfin, créé plus de 470 emplois à l'heure actuelle.

Il existe d'autres associations de défense des droits des demandeurs d'emploi, comme Agir contre le chômage ! (AC !), l'Association pour l'emploi, l'information et la solidarité (APEIS) ou la CGT Chômeurs.

 les administrateurs du MNCP

Par Benoit Willot - Publié dans : demandeurs emploi
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Vendredi 28 avril 2006

A l'occasion de la semaine du micro-crédit qui s’est achevée le 1er avril, l'Anpe et l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) ont signé – dans le cadre de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) un accord de partenariat visant à favoriser la création d'entreprise. Les deux partenaires se sont engagés à collaborer pour « créer ou animer des ateliers d'aide à la création d'entreprise dans les agences locales Anpe ». De plus, des permanences de l'Adie seront assurées dans les agences locales pour « accueillir et conseiller les demandeurs d'emploi intéressés par un projet de création d'entreprise ». Ils pourront y recueillir des renseignements sur les conditions à remplir pour bénéficier d'un appui financier. Cet accord de partenariat est conclu pour trois ans et un bilan annuel fera état de son efficacité en termes de nombre de permanences assurées, de financements accordés, d'actions innovantes mises en place, etc.

Aujourd'hui, près d'un créateur d'entreprise sur deux est un demandeur d'emploi. La création ou la reprise d'entreprise génèrent environ 600.000 emplois par an.

En 2000, l’Adie et l’Anpe avaient déjà conclu un précédent accord.

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Mardi 28 mars 2006

Les partenaires sociaux (syndicats de salariés et organisation patronales) ont approuvé le 21 mars 2006 le projet de convention tripartite État Anpe Unedic qui vise à rendre plus efficace le service public de l'emploi en renforçant le profilage et le suivi des chômeurs. Le site Actu Chômage rend compte de cette discussion.

La convention tripartite est prévue par la loi du 18 janvier 2005 sur la Cohésion sociale. Le projet de texte a été remanié à plusieurs reprises, puis repoussé pour cause de négociations sur la nouvelle convention de l'assurance-chômage. Il a finalement été adopté à l'unanimité (la CGT s'étant abstenue). Le dispositif devrait s'appliquer « dans les six mois ».

Il prévoit d'instaurer un dossier unique par le rapprochement opérationnel des services informatiques de l'Unedic et de l'Anpe. « Tout ce qui laissait craindre une idée de fusion, à l'occasion du guichet unique, entre les services de l'Unedic et de l'Anpe, a été gommé », s'est félicitée Annie Thomas , la présidente (Cfdt) de l’Unedic. Le demandeur d'emploi pourra intervenir sur son dossier par Internet.

La convention entérine le parcours du demandeur d'emploi qui aura, dès son premier rendez-vous à l'Assedic, un entretien destiné à préciser son profil et le temps estimé pour son retour à l'emploi, afin de mieux préparer son premier entretien à l'Anpe. Le terme de « profilage », sujet à polémique, a été retiré à la demande de l'Unedic... L'Anpe devra réaliser cet entretien dans un délai maximal de 8 jours ouvrés à partir du 1er juillet, et de 5 jours à compter du 1er juillet 2007. A terme, l'inscription du demandeur d'emploi et son entretien professionnel devront intervenir le même jour. Il lui sera ensuite proposé plusieurs parcours, selon qu'il relève de métiers en tension ou qu'il présente des difficultés particulières de reclassement. Pour suivre les chômeurs de cette dernière catégorie, l'Anpe et l'Unedic sont habilitées à engager des sociétés privées.

Eric Aubin, représentant la Cgt à l'Unedic, a déclaré à l'issue de la réunion : « Nous sommes d'accord avec certains points de la convention si cela favorise le retour à l'emploi, mais on craint que l'objectif soit de ficher les demandeurs d'emploi, et finalement de les sanctionner d'autant plus facilement ». Rappelons que la Cgt, comme d’ailleurs Force ouvrière, n’a pas signé la convention sur l’assurance chômage.

Le premier portail d'information et d'échange sur le chômage et l'emploi

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Vendredi 3 mars 2006

La convention du 18 janvier 2006, signée par le patronat et les syndicats Cfdt, Cftc et CFE-Cgc dans le cadre de l’Unédic a été agréée par un arrêté du 23 février 2006, publié au Journal Officiel (2/03/2006). Elle fait suite à l’accord national interprofessionnel sur le régime d’assurance chômage du 22 décembre 2005. Plusieurs accords annexes sont également agréés par d’autres textes publiés dans le même Journal Officiel.

C’est le cas par exemple de  la convention de la convention de reclassement personnalisé, du régime d’assurance chômage des apprentis du secteur public ou de l’aide conventionnelle à la réinsertion en faveur des travailleurs étrangers.

Les travailleurs étrangers involontairement privés d’emploi qui quittent la France pour s’installer dans leur pays d’origine .peuvent, sur leur demande, obtenir l’aide conventionnelle à la réinsertion, qui est égale aux deux tiers des droits à l’allocation chômage restant dus à la date de départ. Elle est attribuée en une seule fois, pour solde de tout droit au regard du régime d’assurance chômage. Cette aide peut faciliter la création d'entreprises en mobilisant un petit capital.

 

La durée de validité des annexes 8 et 10, qui concerne les intermittents du spectacle, a également été prorogée « jusqu’à la date d’entrée en vigueur des annexes destinées à les remplacer ».

 

Rappelons que la convention du 18 janvier 2006 prévoit, dans son article 48, une aide à la reprise ou à la création d’entreprise.

Selon le texte, « elle est attribuée à l’allocataire qui justifie de l’obtention de l’aide aux chômeurs créateurs d’entreprise (ACCRE) visée à l’article L. 351-24 du code du travail, ou d’un projet de reprise d’entreprise validé, et qui ne peut bénéficier de l’incitation à la reprise d’emploi par le cumul d’une allocation d’aide au retour à l’emploi avec une rémunération visée aux articles 41 à 45.

 

« Le montant de l’aide est égal à la moitié du montant du reliquat des droits restant à la date de début d’activité.

 

« L’aide donne lieu à deux versements égaux :

 

– le premier paiement intervient à la date de reprise ou de création d’entreprise ;

 

– le second paiement intervient six mois après, sous réserve que l’intéressé exerce toujours l’activité au titre de laquelle l’aide a été accordée.

 

« La durée que représente le montant de l’aide versée est imputée sur le reliquat des droits restant au jour de la reprise ou de la création d’entreprise.

 

« Cette aide ne peut être attribuée qu’une seule fois par ouverture de droits. Elle est incompatible avec les aides prévues aux articles 46 et 47.

 

« Un accord d’application fixe les modalités d’application du présent article et, notamment, les conditions de validation du projet de reprise d’entreprise et les modalités du parcours adapté à la validation du projet ».

 

Les articles 46 et 47 concernent l’aide différentielle de reclassement et l’aide dégressive à l’employeur.

 Le site de l'Unédic

 

 

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Mardi 14 février 2006

Le Conseil supérieur de l’emploi s’est réuni le 27 janvier pour examiner la convention d’assurance-chômage, préalable à son agrément par le ministre chargé de l’emploi. L’agrément est attendu vers le 15 février. Seule la CGT a fait valoir son droit d’opposition. Force ouvrière, qui n’est pas non plus signataire de la convention, a demandé l’exclusion des dispositions concernant le droit individuel à la formation et le congé individuel de formation pour les salariés en contrat à durée déterminée (CDD), mais ne s’est pas opposée au texte. La CFDT, la CFTC et la CGE-CGC ont approuvé la convention signée dans le cadre de l’Unédic, de même que les organisations patronales.

Pour les créateurs d’entreprises, la convention Unédic prévoit l’octroi d’une aide versée sous forme de capital, en fonction des droits à indemnisation.

Les négociations sur le renouvellement des annexes 8 et 10 de l’ancienne convention, celles qui concernent les intermittents du spectacle, auront lieu le 14 février.

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Mardi 31 janvier 2006

Six agences Anpe ont été incendiées ans différents lieux en France entre le 21 et le 26 janvier (Toulouse-Lespinet, Rennes-Sud, Saint-Cyr-sur-Loire, Caen centre , Limoges Ventadour et Lille-Hellemmes). Six autres agences ont été victimes de tentatives d'incendie. Un sinistre a également provoqué d'importants dégâts dans la nuit du 16 au 17 janvier dans l'antenne Assedic de Lens (Pas-de-Calais). Rien ne permet pour l’instant de conclure qu’il s’agit d’actions concertées, ni d’en connaître l’origine, malgré certains indices relevés à Saint Cyr sur Loire ou Lens laissant penser à des actions criminelles.

Mais la direction de l’Anpe a porté plante contre un de ses salariés, conseiller à l'agence locale pour l'emploi de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et militant Cgt. Il a été interpellé à son domicile samedi matin et placé en garde à vue durant le week-end. Lundi 30 janvier, il a été présenté au parquet de Saint-Nazaire puis entendu par un juge d'instruction et devrait être mis en examen selon le substitut du procureur de la République. On lui reproche une « provocation » et l’incitation à un « délit dangereux ». Il risque 5 ans de prison mais il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Le syndicaliste avait déposé un message sur le site www.actuchomage.org , où il réagissait aux incendies. Son message était signé, « un conseiller dégoûté, énervé, agité, syndiqué mais souvent impuissant face à la gangrène néolibérale qui ronge notre monde ». Il y écrivait : « J'informe les énervés qui crament les ANPE qu'il en reste encore ».

Le syndicat Cgt-Anpe a dénoncé l'interpellation de son militant. Le 24 janvier, les syndicats Cgt et SUD de l’Anpe avaient lancé une grève sur le mot d’ordre « non au controle social et retrait du suivi mensuel ».

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Vendredi 20 janvier 2006

Annie Thomas , présidente de l’Unédic depuis janvier 2006 et dirigeante du syndicat Cfdt, s’exprime dans un entretien au quotidien économique Les Échos le 13/01/2006. Pour elle, le rapprochement entre l’Anpe et l’Unedic est toujours à l’ordre du jour. « C’est même l’objet de la convention tripartite qui fixe les modalités de ce rapprochement. En octobre dernier, nous avions décidé de faire une pause dans sa négociation pour négocier sur l’assurance-chômage. Notre objectif est maintenant de boucler le dossier d’ici à la fin du premier trimestre. Dès la semaine prochaine, l’audit sur les moyens de rapprocher les systèmes d’information des deux structures sera dévoilé. Sur cette base, le bureau de l ’Unédic arrêtera sa position le 21 février. Si tout se passe bien, le « guichet unique » pourra être mis en œuvre dès septembre ».

 

Concernant une éventuelle concurrence des travaux de l’Unédic avec ceux du Conseil d’orientation de l’emploi, qui doit établir un diagnostic partagé sur l’emploi, Annie Thomas semble très critique « Les partenaires sociaux doivent pouvoir décider eux-mêmes, de l’avenir de l’outil qu’ils ont créé. Il faut tordre le cou aux discours incantatoires, par exemple, celui selon lequel une fusion Unédic – Anpe réglerait le problème du chômage ». Ces derniers mots semblent une allusion très claire au discours en ce sens de l’économiste Pierre Cahuc, signataire en novembre 2004 d’un rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC).

 

Concernant l’avenir de l’assurance chômage, Annie Thomas a déclaré que « La CFDT est prête à tout remettre sur la table, y compris la question du plafond des allocations que certains jugent trop élevé ». Ce maximum est fixé actuellement à 5 127 euros par mois.

 Annie Thomas, présidente de l'Unédic 

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Vendredi 20 janvier 2006

La nouvelle convention régissant l'indemnisation du chômage a été officiellement signée le 17 janvier 2006 par les trois organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et trois des cinq confédérations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CFTC). La CGT et Force ouvrière n'ont pas signé la convention qui doit encore recevoir l'agrément du gouvernement.

La ratification ouvre la voie à la signature, également par les partenaires sociaux, de la convention État – Anpe - Unedic qui devrait modifier le service public de l'emploi dès cette année.

Les syndicats ont accepté un rapprochement dans des structures communes tout en refusant une fusion entre l'Anpe et l'Unedic, qui leur fait craindre une étatisation de l'indemnisation du chômage, comme dans d'autres pays européens.

Le projet de convention avec l’État, dont le texte est quasiment prêt depuis cet été, prévoit une nouvelle structure en 2006 pour chapeauter l'Unedic et l'Anpe et parvenir d'ici à 2010 à des sites communs ou rapprochés géographiquement, sur le modèle des maisons de l'emploi.

La nouvelle structure veillera aussi à la mise en place d'un outil informatique commun pour faire fonctionner le dossier unique du demandeur d'emploi prévu par la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005.

Syndicats et patronat s'attellent maintenant à la renégociation du régime d'indemnisation des intermittents du spectacle. La première séance de négociation a été fixée au 14 février. Les partenaires sociaux se donnaient jusqu'à fin février pour conclure. En revanche, aucune date n'a été retenue pour entamer la réflexion sur une réforme en profondeur de l'Unedic, prévue dans le protocole d'accord du 22 décembre 2005.

La prise en charge des chômeurs par l'Unedic sous le nouveau régime intervient immédiatement pour tous ceux dont la fin du contrat de travail est postérieure à la signature des partenaires sociaux. Les chômeurs déjà en cours d'indemnisation avant cette signature restent sous le régime de l'ancienne convention.

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Mercredi 4 janvier 2006

Dans un article du 29/12/2005, je vous présentais les dispositions concernant les créateurs et repreneurs d'entreprises dans l'accord Unédic : Assurance chômage : un bonus pour les repreneurs d’entreprises et les créateurs . Cet accord a été signé par le patronat, la Cfdt et la Cftc (le 3/01) ; la CFE-CGC devrait le signer dans les jours à venir.

La Cfdt a accompagné sa signature dedu communiqué suivant : "le système d’indemnisation du chômage n’est plus viable à moyen terme sans une remise à plat complète".

En voici le texte complet téléchargeable ci-après. L'article qui concerne l'aide aux créateurs et repreneurs est le n° 10.

Le texte de l'accord du 22 décembre sur l'assurance chômage.

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