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L’étude de la DARES :
Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.


Une
présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones
rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008) liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

Initatives

Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Samedi 11 octobre 2008

Lors du débat à l'Assemblée nationale du projet de loi généralisant le revenu de solidarité active (RSA) et réformant les politiques d'insertion, plusieurs amendements sont venus renforcer le pacte territorial pour l'insertion, qui constitue l'une des innovations du projet de loi. L'amendement adopté par les députés oblige chaque département à conclure un tel pacte « avec les parties intéressées » : service public de l'emploi, les maisons de l'emploi ou, à défaut, les plans locaux pour l'insertion et l'emploi (PLIE), les organismes compétents en matière d'insertion sociale, les CCAS ou CIAS, ainsi que « les collectivités territoriales intéressées, en particulier la région, et leurs groupements ».

D’après ce texte, la région devra contribuer aux politiques territoriales d'insertion, au titre de ses compétences en matière de formation professionnelle. Des déclinaisons locales du pacte devront être mises en place, leur nombre étant arrêté par le président du conseil général.

Les députés ont également adopté un amendement visant à donner un statut aux « personnes accueillies dans des organismes d'accueil communautaire et d'activités solidaires ». Il s’agit notamment des 4 000 compagnons d'Emmaüs, un mouvement créé par l'abbé Pierre, et d’à peu près autant de personnes vivant dans d'autres organismes. L'article 8 bis (nouveau) du Code de l'action sociale et des familles autorise les organismes concernés à « faire participer ces personnes à des activités d'économie solidaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle ».

Le projet de loi a été adopté, en première lecture, par la chambre des députés le 9 octobre 2008.

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 6 octobre 2008

Le Guide en direction des donneurs d’ordre Clauses sociales et promotion de l’emploi dans les marchés publics a été réalisé en février 2007 Ce Guide a été élaboré par  Alliance Villes Emploi en partenariat avec le Conseil National de l’Insertion par l’Activité Economique (CNIAE).

En complément de ce guide, un Annuaire des facilitateurs des clauses sociales a été rédigé par Alliance Villes Emploi qui l’a mis en ligne et se charge de le mettre à jour.

Ce texte répertorie les personnes ressources en charge de l'ingénierie des clauses sociales sur les territoires.

Sur l’édition disponible en juillet 2008, on relevait 115 structures venant des 21 régions de la France continentale.

La plupart des ressources venaient des plans locaux pour l'insertion et l'emploi (PLIE) ou des maisons de l'emploi. On relevait ainsi 74 PLIE et 28 maisons de l’emploi répertoriées, mais il faut remarquer que, parmi ces dernières, au moins une quinzaine sont également porteuses de PLIE.

Par ailleurs, les autres personnes ressources étaient relevées dans deux communes, deux intercommunalités, un département, une DDTEFP et une association intermédiaire.

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 13 août 2008

40 % des Caisses régionales du Crédit agricole ont mis en place des solutions permettant – selon la présentation qu’elles en font dans un article de leur site Internet – « d'assurer une écoute, apporter un conseil personnalisé et aider les clients les plus fragiles à traverser les moments difficiles. »

Le dispositif Passerelle veut « remettre en selle » des personnes financièrement ébranlées par un accident de la vie. L’initiative est venue de la caisse régionale du Crédit agricole du Nord Est en 1997 et elle a été reprise depuis par plusieurs autres caisses régionales sur le même modèle initié. 14 Caisses régionales l'avaient mis en place en 2007 et 5 s'y préparaient.

D'autres dispositifs du même type avaient été expérimentés dans d’autres caisses régionales du Crédit agricole : Comité des Jours difficiles ou Banque des Jours difficiles.

Passerelle fait intervenir des élus, des salariés et des retraités du Crédit Agricole, mais également des partenaires tels que les services sociaux, l'Anpe, des associations d'insertion… Les personnes sont orientées vers Passerelle principalement par les agences du Crédit Agricole et par le réseau d'administrateurs. Pour bénéficier de cet accompagnement, les personnes aidées doivent avoir la volonté de prendre en charge leurs difficultés, condition essentielle pour que le dispositif fonctionne.

Joseph d'Auzay, directeur général de la Fédération nationale du Crédit agricole, qui intervenait lors de la session sur « microcrédit personnel et inclusion financière » organisée dans le cadre du Grenelle de l’insertion à Paris le 23 avril 2008, soulignait que sa banque constatait « 50% de rejets de demandes de crédits à la consommation » et s’en inquiétait. En 2007, elle a transformé le dispositif Passerelle en filiale spécialisée pour répondre par une offre 1 000 à 4 000 € aux personnes en difficulté ayant fait l'objet d'un refus. 8 000 dossiers ont été traités en un an.

Si la filiale a un statut d’entreprise, amenée à équilibrer ses comptes non subventionnée, Joseph d'Auzay a précisé que ladite société était « sans objectif de retour sur investissement. »

Voir mon article sur le microcrédit personnel du 25/04/2008 : Microcrédit social ou de masse ?

Voir également le site de la Caisse des dépôts et consignations France microcrédit.

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 13 juin 2008

Le rapport complet, l’Agence nouvelle des solidarités actives sur « Microcrédit social : diagnostic et perspectives de développement » (mars 2008) se livre à un calcul, à mon sens assez contestable car très daté, du coût du microcrédit. Mais il me semble important de relever ces chiffres.

D’après les règles de fonctionnement fixées par la Caisse des Dépôts pour le développement du microcrédit social, chacune des expérimentations est montée dans l’objectif de réaliser ou d’instruire 50 microcrédits sociaux. Pour chacune de ces expérimentations, la Caisse des Dépôts a fait le choix de soutenir financièrement par une « aide au démarrage » d’environ 20 000 euros chaque réseau associatif souhaitant accompagner des bénéficiaires de microcrédits.

Au 30 septembre 2007, les 132 expérimentations lancées ont permis de réaliser en moyenne neuf prêts depuis dix-huit mois.

Le coût moyen d’une expérimentation locale est composé des 20 000 euros octroyés par la CDC au lancement, ainsi que des coûts de formation payés par le Fonds de cohésion sociale. Au 30 septembre 2007, le coût total des expérimentations est évalué par l’ANSA à 4,9 millions d’euros, ce qui donne un coût moyen de 44 000 euros pour un dispositif local.

Ce coût total ramené à l’unité (un prêt) représente 3 200 euros, soit près de 1,4 fois le montant des prêts moyens octroyés au 30 juin 2007 chiffrés, selon le reporting des établissements financiers établi par la CDC au 30 juin 2007, à 2500 euros.

Ce coût de structure apparaît à l’ANSA « démesuré comparativement aux montants prêtés ». L’Agence l’explique en partie par le fait que les subventions sont calculées sur la base de 50 prêts cibles par expérimentation alors que les réalisations sont bien plus faibles (d’où l’augmentation du coût unitaire). Elle remarque que dans l’hypothèse où les 5 600 prêts estimés avaient été réalisés, le coût unitaire s’établirait à 875 euros.

Mais l’ANSA note aussi que « ces coûts unitaires ne prennent pas en compte les coûts liés à l’octroi et à la gestion du prêt supportés par les établissements financiers. »

Voir mon article sur le microcrédit personnel du 25/04/2008 : Microcrédit social ou de masse ?

Voir également le site de la Caisse des dépôts et consignations France microcrédit.

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 27 mai 2008

Le Grenelle l’insertion s’est terminé le 27 mai 2008 avec une séance solennelle dans la salle même où furent signés les accords de 1968, en présence du premier ministre, François Fillon – ce qui est un étrange hommage du gouvernement à une période pourtant répudiée.

Les participants (syndicats, organismes patronaux, associations, gouvernement) se sont accordés sur une « feuille de route ». Elle présente douze chantiers prioritaires et des engagements. Certaines dispositions, dont le futur contrat unique d'insertion, devront faire l’objet d’une loi. Un texte « portant réforme des politiques d'insertion » est annoncé pour bientôt.

On espère que la feuille de route aura un devenir plus conséquent que celle supposée résoudre le conflit au Proche Orient.


Retrouvez ici la synthèse des travaux du Grenelle de l’insertion dans sa forme finale et la feuille de route.

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 27 mai 2008

Dans cinq articles précédents, j’ai rendu compte de la journée de synthèse du Grenelle de l’insertion, tenue à la Maison de la Mutualité à Paris le 23 mai 2008 et j’ai mis en ligne la version de travail du rapport général du Grenelle de l’insertion.

Je termine ici la reprise d’une partie des interventions.

La quatrième table-ronde était consacrée au thème : « Impliquer davantage les employeurs privés et publics. »

Le rapporteur, Jean-Luc Vergne, directeur des ressources humaines du groupe Psa Peugeot-Citroën, en bon représentant du secteur privé, a commencé par renvoyer la balle sur le secteur public, demandant que les employeurs publics évoluent et prennent plus en charge l’intégration de publics en insertion. Puis il a continué, très classiquement, à refuser l’idée même d'obligations pour les employeurs privés. Mais, élargissant le champ de réflexion, il a remarqué que « ce sont les divergences d'aujourd'hui qui sont les plus-values de demain. »

Toujours dans un rôle convenu, René Bagorski, de la Cgt, a revendiqué de mêmes droits pour tous les salariés, y compris ceux en insertion. Sa collègue de la centrale chrétienne Cftc, Nicole Prudhomme, n’a pas dérogé non plus, soulignant le rôle social de l'entreprise.

Le mélange des genres a commencé quant Valérie Corman, du Mouvement des entreprises de France (Medef) a présenté la brochure une brochure réalisée par l’organisation patronale avec plusieurs acteurs de l’insertion visant à « collaborer et coproduire sur le territoire ». La maquette et le titres sont un peu compliqués, mais l’objectif est de promouvoir la coopération entre le secteur privé et les différents acteurs de l’insertion. Une des idées clés est de diffuser le concept de Geiq (groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification). Le syndicat des chefs d’entreprises s’est également affirmé favorable au développement des contrats de professionnalisation.

Pour Philippe Maitreau, adjoint au maire de Mulhouse (Haut Rhin) et qui siège à la fois au Conseil national des missions locales et à la Commission de labellisation des maisons de l'emploi, un dialogue territorial complémentaire du dialogue social doit être engagé. Il doit permettre de mettre en place une gestion territoriale des emplois et compétences.

Parlant au nom de l’Association des maires de France, Philippe Maitreau a pointé une contradiction des messages de l’État qui, d’un côté, veut que les collectivités territoriales consolident les personnes embauchées en contrats aidés et, d’un autre bord, exige qu’elles réduisent leurs dépenses de fonctionnement. Les collectivités territoriales prennent en compte les personnes globalement, étant à même de créer par exemple des crèches ou des écoles de parents et d’autres services utiles à la reprise d’emploi.

Consultant au groupe Altedia, Xavier Lacoste, a estimé que c'est la collaboration du « nouvel opérateur public » (fusion de l’Anpe et du réseau Assedic) avec les structures du territoire qui sera déterminante pour la réussite des actions d’insertion.

Le moment le plus intense du débat fut lorsque Nardjes Meslem, en contrat d’accompagnement dans l’emploi (Cae) expliqua qu’elle terminerait bientôt son parcours, sans qu’elle ait de perspectives d’emploi stable. Elle remarqua qu’avoir un tel contrat la « marquait » dans sa recherche d’emploi.

Rompant un discours presque consensuel, Alain Bernard, du Secours catholique a suggéré de lier les exonérations de charges pour les employeurs à leurs efforts en matière d’insertion de publics en difficultés. Mais il a aussi dénoncé les menaces de naufrage des chantiers et autres associations d'insertion, frappés par la baisse des crédits publics.  

On n’avait pas prévu de lui donner la parole, mais le doyen de l’assemblée, Claude Alphandéry, 86 ans, ancien résistant, banquier, économiste et toujours président du Conseil national de l'insertion par l'activité économique s’est tout de même exprimé, disant sans détours qu’il était choqué que Jean-Luc Vergne ait oublié d’évoquer les entreprises d’insertion dans son rapport, ce qui lui semblait symbolique des ambiguïtés de ce processus du Grenelle de l’insertion.

Ce sera donc avec ses propos que je conclus ma série d’article sur la synthèse des travaux du Grenelle de l’insertion.


 Claude Alphandéry, président du CNIAE

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 26 mai 2008

Dans des articles précédents, j’ai rendu compte de la journée de synthèse du Grenelle de l’insertion, tenue à la Maison de la Mutualité à Paris le 23 mai 2008 et j’ai mis en ligne la version de travail du rapport général du Grenelle de l’insertion.

Je poursuis ici la reprise d’une partie des interventions.

La troisième table-ronde était consacrée au thème : « Prévenir par la formation et par la valorisation de l’activité. » Elle a abordé à la fois la question des jeunes, celle de la création d’entreprises et celle de la formation tout au long de la vie.

Rapporteure du groupe de travail, Annie Thomas, secrétaire nationale de la Cfdt et ancienne présidente de l’Unedic, a proposé de fusionner les réseaux d'information et d'orientation des jeunes.

C’est par un salut à Bertrand Schwartz que démarra Pierrette Catel, du Conseil national des missions locales (Cnml), signalant que c’était « pour ce qu'il fait avec les missions locales aujourd'hui » (1). Pour Pierrette Catel, il y a pleins de points communs entre les travaux du Synami-Cfdt et ceux du Grenelle de l’insertion ainsi qu’entre les rapports Schwartz de 1981 et la synthèse du Grenelle de l’insertion préparée par Julien Damon en 2008.

La chargée de mission du Cnml a indiqué son désaccord avec Nicole Maestracci, la présidente de la Fnars, en réaffirmant le besoin d'un politique dédiée pour le public jeune.

En matière de création d’entreprises, le témoignage de Dominique Merlin a été illustratif des difficultés rencontrées par les porteurs de projets. Ancienne chef d’entreprise, actuellement en contrat d’accompagnement dans l’emploi (Cae), elle a un nouveau projet de création d’entreprises. Mais elle se heurte à de nombreuses difficultés : « je n'ai pas le droit de quitter mon Cae pour créer une entreprise, on me menace de je ne sais quelles sanctions et je ne pourrai pas bénéficier de l'Accre (aide aux chômeurs créateurs d’entreprises) ».  Dominique Merlin se plaint aussi de l’attitude de tous les organismes (dont une Boutique de gestion) qui, sans tenir compte de son expérience, exigent qu’elle passe par toutes les étapes préalables (information collective, remplissage de dossiers) avant d’accepter de la recevoir.

Laurence Martin, syndicaliste à Force ouvrière, a souhaité privilégier l’appui à la reprise d'entreprises.

En matière de formation, Janine Jarnac, conseillère régionale d’Aquitaine (Ps), qui représentait l’Association des régions de France (Arf) s’est prononcée pour une fédération des financements pour pouvoir servir tous les publics sans discrimination. 

Pour Paul Santelmann, Conseil national pour la formation professionnelle tout au long de la vie (Cnfptlv) la formation n'a de sens que pour ceux qui ont un projet professionnel.

C’est sur les formations certifiantes qu’il faut mettre l'accent selon Laurence Martin (Fo).

Au cours du débat, un représentant de l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) a estimé que, dans les propositions issues du Grenelle de l’insertion, on est trop restrictif en réservant les contrats aidés uniquement à des personnes relativement proches de l’emploi.

Le dernier mot est revenu à un délégué d’Emmaüs. Pour les militants du mouvement de l’abbé Pierre, la distinction entre économique et social, c'est extrêmement daté.

(Fin du compte rendu dans un prochain article)

(1) Le Syndicat national des métiers de l’insertion (Synami Cfdt), avec Gérard Sarazin et Bertrand Schwartz, 89 ans, a conduit en 2007 et 2008 une étude avec 4 missions locales. La synthèse intitulée « écouter pour agir » est disponible en ligne sur le site de la Fédération protection sociale travail et emploi de la Cfdt. Un blog a été mis en ligne dans le cadre de cette étude : Innover pour l’insertion.

 Bertrand Schwartz

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 25 mai 2008

Dans des articles précédents, j’ai rendu compte de la journée de synthèse du Grenelle de l’insertion, tenue à la Maison de la Mutualité à Paris le 23 mai 2008 devant environ 200 participants et j’ai mis en ligne la version de travail du rapport général du Grenelle de l’insertion.

Je poursuis ici la reprise d’une partie des interventions.

La seconde table-ronde était consacrée au thème : « Recomposer les politiques autour des bénéficiaires. »

Rapporteure, Nicole Maestracci, présidente de la Fnars (Fédération Nationale des Associations de Réinsertion Sociale) a regretté « des décisions parallèles » au déroulement du Grenelle de l’insertion et qui ne tiennent pas compte de ses travaux. Elle a cité le contrat autonomie jeunes ainsi que la baisse des contrats aidés.

Celle qui est aussi présidente du tribunal de grande instance de Melun (Seine et Marne) a remarqué que « jamais personne n'entre dans les catégories faites pour eux ». Elle a stigmatisé « des politiques pour les jeunes indigentes. »

La présidente de la Fnars a souligné le besoin d'organisation des usagers proposant la création d’un « chèque syndical ou associatif ». Elle a revendiqué un service public de l’emploi universel, voulant passer du consensus sur les principes à celui sur les modalités.

Le représentant du Mouvement national des chômeurs et précaires (Mncp) a Guy-Henri Plessis, a déploré que les représentants des personnes directement concernées ne soient représentées ni dans le conseil du « nouvel opérateur public » (fusion de l’Anpe et du réseau Assedic), ni au sein du Conseil national de l’emploi ou des conseils régionaux, pas plus que dans les conseils économiques et sociaux. Il a plaidé pour une relance des comités de liaison entre chômeurs et institutions du service public de l’emploi.

Jacques Rastoul (Cfdt) a considéré qu’il fallait des conventions collectives qui couvrent des secteurs plus larges, dont ceux concernés par les activités d’insertion. Pour le syndicaliste, il convient de renforcer le droit de recours individuel ou collectif. Mais le responsable d’une organisation qui participe également à la gestion des moyens de retraites ou d’épargne des salariés a relevé que les fonds d’épargne solidaires participent au financement de l'insertion, notamment par le biais de France Active.

Pour Jean-Philippe Maccarinelli, qui représentait la vénérable Union des Centres communaux ou intercommunaux d'action sociale (UNCCAS, fondée en 1926), les structures de proximité sont les mieux armées en termes de réactivité et pour conduire une politique de prévention. 

Le Conseil général de Haute Corse, dont Marie Richard est responsable de l’insertion a trois 350 allocataires du revenu de solidarité active (Rsa). Il gère également les contrats aidés et un fonds de microcrédit. Elle a suggéré que l’on mette en place des « contrats d’insertion familiarisés », traitant de l'accès à l'emploi des enfants.

Quant à Jean-Louis Triboulet, directeur de l’Assedic des Alpes, il a émis le vœu d’élargir le dossier unique du demandeur d’emploi (Dude) aux acteurs de l'insertion. Parlant de l’expérience de suivi des créateurs mise en place par son institution, il a insisté sur l’importance de la durée de cet accompagnement (18 mois). Il a enfin évoqué l’utilité des groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ).

Au cours du débat, une chômeuse de l’Aveyron a demandé que l’on sépare le contrôle et la fonction de référent, qui ne devrait donc pas relever du « nouvel opérateur public ». Marie Lacoste (MNCP) a souhaité également dissocier la responsabilité de la sanction de celle de l’accompagnement. 

Une représentante des missions locales (UNML) a insisté sur l’importance de faire perdurer une approche des publics.

(Suite du compte rendu dans un prochain article)



 Nicole Maestracci, présidente de la Fnars

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 24 mai 2008

Dans des articles précédents, j’ai rendu compte de la journée de synthèse du Grenelle de l’insertion, tenue à la Maison de la Mutualité à Paris le 23 mai 2008 devant environ 200 participants et j’ai mis en ligne la version de travail du rapport général du Grenelle de l’insertion.

Je vais reprendre dans plusieurs articles une partie des interventions.

La première table ronde était consacrée au thème Simplifier et décloisonner.

Ancien ministre chargé de l’insertion des jeunes, Laurent Hénart, député (Ump) de Meurthe et Moselle et rapporteur, a appelé à mettre en place un contrat aidé unique lié au contrat de professionnalisation. Il a (fort curieusement) appelé à « mettre fin à la polysynodie (1) » et souhaité avoir sur les territoires une instance d'animation unique, la maison de l'emploi là où elle existe.

Pour la déléguée générale de l’Alliance villes emploi, Marie-Pierre Establie le niveau territorial d'animation doit devenir moins expérimental. On a besoin de « plateformes fortes » (Plie, maisons de l'emploi) et il faut donc procéder à des regroupements.

Mais, pour Jean-Marie Marx, directeur général adjoint de l’ancienne Anpe, la territorialisation doit se faire « à l'intérieur des organisations ». Il a donc soigneusement évité de prononcer le mot de « maison de l'emploi. »

Pierre Cardo, député des Yvelines (Ump) et maire de Chanteloup-les-Vignes, a proposé que les organismes relevant de l’insertion par l’activité économique (IAE) puissent intervenir dans les prisons, sans attendre la sortie des condamnés. Il a plaidé pour une formation renforcée des acteurs sociaux, y compris les personnels du service public de l’emploi et de l'IAE.

La proposition d’intégrer l'insertion dans le dialogue social est venue de Nathalie Hanet-Kania, secrétaire générale du COORACE (Coordination des organismes d’aide aux chômeurs par l’emploi).

Marie-Pierre Establie, qui dirigea le Plie et la maison de l'emploi de Rueil-Malmaison a demandé de faire attention à la baisse  des crédits, notamment ceux du Fonds social européen (Fse), qui met en danger de dépôts de bilan des structures locales. 

Pour le directeur de l’insertion et de l’emploi au Conseil général de l’Essonne, Jean-Paul Raymond, les outils ne peuvent pas tout régler. Il a remarqué qu’il serait plus intéressant de lier les publics aux secteurs porteurs plutôt qu'aux secteurs en tension. Pour lui, « on survalorise l'emploi par rapport à la question sociale ». Il lui semble nécessaire de faire attention au management des travailleurs sociaux.

Au cours du débat, un intervenant a trouvé « dommage qu'on ne s'appuie pas plus sur les missions locales. »

Claude Alphandéry, président du Conseil national de l'insertion par l'activité économique, a plaidé pour une « convergence stratégique autour de conventions d'objectifs et de moyens » entre l’État et les territoires.

En concluant la table-ronde, Christophe Sirugue, député (Ps) de Saône et Loire, a appelé à faire place aux usagers.

(1) La polysynodie est un système de gouvernement par conseils instauré par Philippe d’Orléans, alors régent du royaume en France. Chaque question était discutée par le conseil approprié. Il a fonctionné de 1715 à 1718. La fin de la régence signifia l’abandon du système. L’abbé Irénée Castel de Saint-Pierre (1653-1743), qui publia un livre en sa faveur La Polysynodie (1718), fut exclu pour cela de l’Académie française. D’Alembert écrivit un livre faisant son éloge.


 

L’abbé de Saint-Pierre

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Samedi 24 mai 2008

La journée de synthèse du Grenelle de l’insertion, tenue à la Maison de la Mutualité à Paris le 23 mai 2008 devant environ 200 participants, a laissé les participants avec des sentiments mitigés.

Lancé à Grenoble les 23 et 24 novembre 2007, le processus du Grenelle de l’insertion s’est achevé pour sa partie publique et conduira à une réunion des partenaires sociaux et gouvernementaux le 27 mai, dans la salle des accords de 1968 – juste quarante ans après.

J’ai déjà mis en ligne la version de travail du rapport général du Grenelle de l’insertion.

Si tous les intervenants ont souligné la qualité du travail conduit ainsi que l’animation et la synthèse réalisée par Julien Damon, professeur associé à Sciences-Po, le rapporteur général, le résultat lui même en a laissé plus d’un insatisfait.

Un des points forts de la rencontre du 23 mai aura été que les « usagers », à savoir les personnes engagées dans différents programmes d’insertion, auront eu largement la parole. Des témoignages directs, des entretiens filmés et des interventions d’associations se sont succédé pendant la journée. Cependant, ce n’est pas sans une certaine ambiguïté.

Ainsi, on entendit Nardjes Meslem, jeune femme dont le contrat d’accompagnement dans l’emploi (Cae) se termine bientôt sans qu’elle ait de perspectives d’emploi stable, regretter qu’un tel contrat la « marque » dans sa recherche d’emploi. Mais elle s’adressait au directeur des ressources humaines du groupe Psa Peugeot-Citroën, M. Vergne, en l’appelant « Jean-Luc ».

Guy-Henri Plessis, représentant du Mouvement national des chômeurs et précaires (Mncp) a regretté que son mouvement, qui regroupe 40 associations locales, soit consulté dans le cadre du Grenelle de l’insertion mais qu’en même temps, ses subventions disparaissent et qu’aucune place n’est faite à la consultation des chômeurs dans les instances officielles du service public de l’emploi.

C’est sans doute une des conclusions que les participant à ce Grenelle de l’insertion m’ont le plus souvent formulé : convivialité des échanges, mais pas d’effets immédiats et peu d’espoirs réels à moyen terme.

Quant à Claude Alphandéry, 86 ans, ancien résistant, banquier, économiste, président du Conseil national de l'insertion par l'activité économique, il a montré qu’il conservait toute sa verdeur en s’indignant qu’on ait tout simplement oublié de parler des entreprises d’insertion au cours de cette séance.

Je reviendrai dans de prochains articles sur les échanges dans les différentes tables-rondes.

Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, a en conclusion, assuré que « l'insertion, pas une politique marginale pour des marginaux, mais une action de fond, centrale ». Il lui reste à en convaincre non seulement les partenaires sociaux, mais aussi ses collègues au sein du gouvernement.


Claude Alphandéryprésident du CNIAE

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Vendredi 23 mai 2008

Vous trouverez ci-joint une version de travail du rapport général du Grenelle de l’insertion, qui a été présenté lors de la journée de synthèse du 23 mai 2008.

Lancé par le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, à Grenoble les 23 et 24 novembre 2007, le processus dit du Grenelle de l’insertion vient de s’achever, et Julien Damon (professeur associé à Sciences-Po) a été le rapporteur général.

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 21 mai 2008

Le 13 mai 2008, le Grenelle de l’insertion faisait étape en Seine Saint Denis. Organisé par le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, le Grenelle de l’insertion se clôture le 23 mai 2008 par une réunion des partenaires sociaux et pouvoirs publics, avant une présentation le 27 mai à la salle de la Mutualité, à Paris.

La rencontre était organisée à Montreuil (Île de France) par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris - Seine Saint Denis (Ccip) sur le thème Jeunes et entrepreneuriat. Elle a attiré environ 300 participants. Elle a accueilli de nombreux témoignages d’entrepreneurs, sur lesquels je ne peux revenir dans ce papier.

La nouvelle sénatrice-maire, Dominique Voynet (Verts), a parlé de son inquiétude pour le devenir des missions locales et pour le financement du revenu de solidarité active (Rsa). Elle a considéré que « le militantisme s'épuise devant le désengagement, les procédures ». Pour la responsable écologiste, il faut détecter dans les banlieues des jeunes porteurs de projets innovants.

Fadela Amara, secrétaire d’État à la Ville a appelé à une mobilisation des Pme et artisans pour accueillir les 45 000 jeunes qui signeront un contrat d’autonomie à partir de juin. Pour la création d'entreprises, la ministre a indiqué que le plan banlieues s’appuierait sur la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Le président de l’Agence pour la création d’entreprises (Apce) Jean-Claude Volot, a parlé du bilan qu’il tire de la maison de la création d’entreprises (MCE) de Corbeil (Essonne). 1000 porteurs de projets y ont été reçus en 9 mois, et 44 créations d’entreprises comptabilisées. Il s’est dit opposé à l’appel d’offres lancé par le secrétariat d’État à la Ville pour l’accompagnement des porteurs de projets dans les quartiers, appelant au contraire à coordonner les projets actuels, comme les MCE. Trois maisons de la création d’entreprises fonctionnent à Corbeil, Argenteuil (Val d’Oise) et Lyon (Rhône) et plusieurs seraient en préparation.

Danielle Dubrac, vice-présidente de la Ccip pour la Seine Saint Denis a souligné le plus faible taux de survie des entreprises créées dans les Zones urbaines sensibles (Zus). Elle proposé de susciter des modules création dans les établissements scolaires. Elle a proposé d’installer des couveuses et pépinières dans les quartiers, relevé le besoin de formations adéquates; et souhaité promouvoir les coopératives d’activités et d’emploi. Pour la responsable consulaire, il faudrait accorder l'aide aux chômeurs créateurs (Accre) sans délai aux personnes originaires des quartiers, y compris en cas de démission. Elle a enfin souhait que les plateformes France initiative puissent financer même sans concours bancaire. Le président de la Ccip, Pierre Simon, a insisté sur la priorité qu’il faudrait donner à la formation.

S’inscrivant dans un projet lancé par PlaNet Finance, Mohammed Haddou président de Creo-Adam à Aulnay-sous-Bois (Seine Saint Denis) a expliqué qu’il fallait « aller chercher les porteurs de projets ». Sa structure compte trois salariés, mais il regrette que « 30 à 40% du temps soit consacré à la recherche d'argent. »

Porte-parole de la maison des chômeurs de Nanterre (Hauts de Seine) ASSOL, association adhérente au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) Gérard Le Chantre, a défendu le point de vue que « le chômage ne sera pas vaincu seulement par la création d'entreprises ».

Le nouveau président (Ps) du conseil général de Seine Saint Denis, Claude Bartolone, a appelé à « la révolte ». Pour lui, la Seine Saint Denis d'aujourd'hui, c'est la France de demain. Il faut y maintenir les services publics et partager les recettes fiscales dans le cadre du Grand Paris.

Le député, qui vient d’accéder à la t^te du département, a annoncé la  transformation du comité d'expansion en agence de développement, le soutien aux crèches inter-entreprises et le lancement de 100 contrats « partenaires pour l'emploi » entre des entreprises et le conseil général. Claude Bartolone a rappelé qu’il fut ministre de la Ville et qu’il avait lancé le concours Talents des cités. Il a décidé d’engager un soutien aux jeunes créateurs, avec un programme « jeunes talents. »

Martin Hirsch, a remarqué qu’il avait une idée de l'entreprise (la réussite), même s’il se dit « incapable d'en faire une ». Il a remarqué que, pour avoir un impact, on ne peut pas compter seulement sur les acteurs spécialisés, les entreprises d’insertion ne représentant par exemple que 15 000 emplois. Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a aussi témoigné de sa place dans le gouvernement : « j'ai une marge de manoeuvre sacrément étroite... » Il a pointé un scepticisme des acteurs sur la réussite des politiques d'insertion. Mais, pour lui, « on n'a pas le droit de ne pas essayer. »

Par Benoit Willot - Publié dans : insertion - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 20 mai 2008

Le 19 mai 2008, le Grenelle de l’insertion faisait étape en Val d’Oise. Organisé par le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, le Grenelle de l’insertion, clôturé le 23 mai 2008 (anniversaire des accords de Grenelle en 1968, dans la même salle) verra ses résultats présentés le 27 mai à la salle de la Mutualité, à Paris.

Il y avait environ 300 participants à Cergy (Val d’Oise), dans une salle mise à disposition par l’école de commerce Essec, sur le thème innover pour insérer. La session s’est interrogée, parfois avec vigueur, sur le lien entre la formation professionnelle et l'emploi.

Paul Santelmann, responsable de la prospective à l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a fait le point sur ce secteur, qui génère 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec 23 354 formateurs dont environ 10 000 sont celui lui avec un statut précaire. Il s’est inquiété de l’instabilité des dispositifs, remarquant que seule une partie des métiers (30%) ont un lien formation emploi fort et que « çà marche quand il y a une relation avec l'entreprise. » 

Pierre Courbebaisse, vice-président de la Fédération de la formation professionnelle a plaidé pour un droit opposable à la formation (sous forme de crédit d'heures) pour ceux qui n'ont pas atteint le niveau 4 en formation initiale.

Parlant des freins à l’entrée en formation, Philippe Zamora, chargé de recherche au Centre de recherche en économie et statistique de l’Insee, a montré que l’Anpe propose plus de stages aux moins qualifiés, mais qu’il y en a moins qui y rentrent effectivement. C’est, selon lui, la conséquence de l’absence d'un outil d'accompagnement pour aider les chômeurs à construire un parcours de formation. Seuls les jeunes ont une telle aide dans les missions locales.

Mais le chercheur remarque aussi que l'effet sur l'emploi de la formation n'est pas prouvé à court terme, au contraire. Par contre, les études montrent une amélioration de la situation des personnes passées par une formation après plusieurs années.

La directrice départementale de l’Anpe dans le Val d’Oise, Dominique Delaite a confirmé la baisse tendancielle de l'entrée en formation des demandeurs d’emploi : -21% en 2006, -11,3% en 2007 et -2,3% au premier trimestre 2008.

Responsable de formation au centre Afpa de Stains (Seine Saint Denis), Florence Pion,: a analysé que la recherche de la motivation, ajoutée à la nécessité d’avoir un projet, devient un critère de sélection.

Cédric Frétigné, enseignant à l’université Paris 12 de Créteil (Val de Marne), a regretté que l’on évalue des pédagogues sur une activité d'insertion, à savoir le taux de placement des personnes en emploi.

Le nouveau président (Ps) du conseil général du Val d’Oise, Didier Arnal, a souhaité développer l'innovation, même en insertion. Il a proposé d’associer les usagers à la définition de la politique départementale, de mailler le réseau des acteurs et d’utiliser la clause d'insertion dans les appels d’offres.

La conseillère régionale d’Île de France (Ps) Marie-Laure Meyer a trouvé « insupportable d'être la région la plus riche d'Europe et la plus inégalitaire ». Celle qui représente les collectivités territoriales au sein du conseil d’administration de l’instance provisoire regroupant l’Anpe et le réseau Assedic, a estimé que le service public de l’emploi devrait trancher entre « un accompagnement renforcé pour les seuls chômeurs indemnisés ou un service public de l’emploi ouvert à tous. »

Marie-Laure Meyer, également présidente de la maison de l’emploi et de la formation de Nanterre (Hauts de Seine), s’est inquiétée du risque de disparition des plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE), notamment en Île de France, du fait – selon elle - de la gestion française du Fonds de social européen (Fse).

Remarquant que la région souhaite travailler avec l’Afpa, le Greta et le Cnam elle a réclamé de pouvoir le faire hors procédures de marchés publics, ce qui n’est pas autorisé actuellement. Marie-Laure Meyer a enfin appelé à « travailler plus, travailler mieux et gagner assez. »

Concluant la rencontre, Martin Hirsch a assuré être  « un dangereux gauchiste plus qu'on ne le croit ». Il a indiqué vouloir « interdire le travail gratuit, interdire de catégoriser et interdire de statuifier », faisant référence à la multiplicité de statuts. Il souhaite débloquer les formations en alternance et faire des « contrats aidants » plutôt que des « contrats aidés. »

Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a appelé à « aller vers un théorème de Saint Mathieu à l'envers », faisant à l'analyse que, selon l'évangéliste, « on ne prête qu’aux riches. »

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Mardi 20 mai 2008

Christophe Fourel, directeur général de l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) était intervenu lors de la session sur « microcrédit personnel et inclusion financière » organisée dans le cadre du Grenelle de l’insertion à Paris le 23 avril 2008. Il soutenait qu’il ne voyait « aucune raison qu'il y ait un taux d'intérêt éloigné du livret A » pour les microcrédits sociaux.

La synthèse du rapport de l’Agence nouvelle des solidarités actives sur « Microcrédit social : diagnostic et perspectives de développement » (mars 2008) reprend une proposition dans ce sens.

L’ANSA propose un « alignement du taux d’intérêt à la charge de l’emprunteur sur le taux du livret A. » Parmi les arguments développés, il y a le fait que peu d’organismes s’écarteraient de ce taux. C’est d’autant plus vrai que l’étude menée par l’ANSA a écarté l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie).

Maria Nowak, présidente de l’Adie, s’était dite opposée à un microcrédit social lors de la même session du Grenelle de l’insertion (23/04/2008). Elle voulait un « microcrédit personnel massif », qui devrait, d’après elle, être autofinancé. Pour cela, il faut faire payer le coût du crédit à l’emprunteur ce qui n’aurait, pour elle, compte tenu des faibles montants, que peu d’impact. L’ancienne conseillère de Laurent Fabius suggère de « réajuster le taux d'usure ». La fondatrice du Réseau européen du microcrédit souhaitait viser de 600 000 à un million de personnes.

Le rapport complet détaille l’analyse faite par l’Agence nouvelle des solidarités actives.

Le fonds de cohésion sociale a souhaité que les prêts sociaux octroyés aient un taux plafond de 8%. Dans le Maine-et-Loire, les 4 établissements financiers accordant des microcrédits, pratiquent des durées, des plafonds et des taux d’intérêt différents (de 1 à 7 %). Dans le Sud-Ouest, l’Adie, qui a des dispositifs en œuvre dans trois départements, dépasse sensiblement ces taux avec 8,8% pour des prêts supérieurs à 1 500 euros et 6,6% plus une contribution de solidarité de 5% du montant prêté pour les sommes inférieures ; une caution de l'entourage de 50% est réclamée. Voir la présentation du dispositif sur le site de la délégation régionale Sud Ouest Atlantique de l’Adie.

En France le taux d’intérêt des crédits est limité par le taux d’usure. Il s’agit du taux maximal auquel un crédit peut être octroyé. Publié trimestriellement par la Banque de France, il correspond à 133 % du taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues. Pour les prêts à la consommation d’un montant inférieur ou égal à 1 524 euros, le taux d’usure publié au 3ème trimestre 2007 par la Banque de France est de 20,49 %. Pour les prêts supérieurs à 1 524 euros il est fixé à 9,04%.

Le rapport de l’ANSA estime que « cette limitation empêche les établissements de crédit de pratiquer des taux d’intérêt qui leur permettraient de couvrir leur coût de financement (prix de l’argent) et leurs coûts de fonctionnement. Dans ces conditions, la rentabilité financière d’un produit de microcrédit social est compromise. »

Dans deux notes, l’ANSA s’attaque aux arguments sur le faible impact qu’auraient des taux d’intérêts élevés sur les bénéficiaires : « On entend couramment que le taux d’intérêt a peu d’incidence sur les montants des mensualités de remboursement compte tenu du faible montant des prêts de microcrédit. Toutefois cette incidence est non négligeable quand elle est rapportée à la situation de certains bénéficiaires : 2 euros sur un reste à vivre de 200 euros représente 1% des ressources mensuelles disponibles ». Plus loin les rapporteurs de l’ANSA enfonce le clou : « Beaucoup d’acteurs affirment que la différence entre un taux d’intérêt à 3,5 % et un taux à 8% n’a pas d’incidence significative compte tenu des faibles montants prêtés. Cependant la faible variation des mensualités de remboursement en fonction du taux retenu doit être ramenée aux revenus de l’emprunteur. Pour un prêt de 2 000 euros sur 24 mois, retenir un taux de 8% au lieu de 3,5 % entraîne une augmentation des mensualités de remboursement de 4,05 euros. Il s’agit d’un montant qui peut être important pour certains niveaux de ressources. »

L’ANSA recommande que le pourcentage à la charge de l’emprunteur ne dépasse pas le taux du livret A soit 3,5 % (taux réévalué au 1er février 2008). Mais, sachant qu’un TEG (Taux Effectif Global) inférieur ou égal à 3,5 % appliqué à un prêt de faible montant « exclut toute possibilité de rentabilité économique de l’opération de crédit », deux schémas sont envisagés. Soit l’établissement financier prend à sa charge les pertes économiques directement générées par l’opération de crédit, l’activité de microcrédit semblant selon les rapporteurs en mesure de « générer une réelle plus-value pour les établissements financiers par le retour d’image ou par les économies induites par le rôle préventif du microcrédit (réduction des contentieux, réduction des pertes sur ligne de crédit imposées par les commissions de surendettement…). » Soit les établissements distributeurs proposent un taux d’intérêt supérieur à 3,5 % et un acteur tiers (État, collectivité locale ou mécène privé) peut bonifier le prêt, c’est-à-dire payer une partie des intérêts facturés par l’établissement financier afin de faire baisser la part à la charge de l’emprunteur.

La ville de Nantes est citée comme exemple, car elle bonifie ainsi les microcrédits personnels accordés à ses administrés par le Crédit Municipal de Nantes.

Voir mon article sur le microcrédit personnel du 25/04/2008 : Microcrédit social ou de masse ?

Voir également le site de la Caisse des dépôts et consignations France microcrédit.

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Lundi 12 mai 2008

Illustré de multiples schémas, le rapport de l’Agence nouvelle des solidarités actives sur « Microcrédit social : diagnostic et perspectives de développement » (mars 2008) assure partir d’un état des lieux très large de ce dispositif, dont il donne un point de vue critique assorti de propositions.

On peut consulter le rapport complet, mais une synthèse assez large est aussi en ligne.

Le rapport présente le microcrédit social comme un outil transitoire ayant une double vocation : apporter une réponse rapide au problème de l’exclusion bancaire et servir de « laboratoire d’expérimentations » en vue de préparer le retour des publics exclus dans le droit commun bancaire.

L’ANSA pose d’abord la question de ce qu’elle appelle « un démarrage poussif » : au vu des moyens mis en place par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ainsi que du grand nombre d’expériences locales, elle s’interroge sur les raisons du faible nombre de prêts octroyés. Après dix-huit mois d’activité, on comptait, selon les données de la CDC au 30 septembre 2007, 1 532 prêts octroyés pour un montant moyen de 1800 euros. Le chiffre serait passé à 2 436 prêts au 31 décembre 2007, selon des données non consolidées, et environ 3 500 fin mars 2008.

Pour l’ANSA, un tel nombre était « d’autant plus étonnant » que le Fonds de cohésion sociale comptait au 30 septembre 2007 un nombre important de partenaires : 14 banques et établissements financiers spécialisés habilités à distribuer le microcrédit social et 9 réseaux associatifs nationaux, accompagnants d’emprunteurs. 132 expérimentations locales étaient recensées.

Le rapport identifie plusieurs séries de freins, dont deux sont considérés comme majeures. Il y a débord la question des publics cibles, avec l’impossibilité dans bien des cas de prêter aux personnes fichées pour des incidents de paiement (FICP et FCC) ainsi que les personnes en procédure de surendettement. Il s’agit pourtant des « premières exclues du crédit bancaire classique », qui sont donc également exclues du microcrédit social alors qu’elles représentent environ 40 % des demandes.

L’ANSA considère aussi que la gouvernance actuelle du fonds de cohésion sociale est mal adaptée à un pilotage performant du microcrédit social et « pourrait constituer un frein aux évolutions du dispositif. »

Les propositions sont nombreuses, et je n’en reprendrai que quelques unes.

L’ANSA préconise l’élargissement de la fourchette de montants autorisés de 0 à 5 000 euros, avec une période de remboursement de 2 à 60 mois.

Elle demande également un « alignement du taux d’intérêt à la charge de l’emprunteur sur le taux du livret A. »

Le microcrédit personnel (appellation préférée à « social ») doit être ouvert à tout public exclu d’un prêt à la consommation classique sans que la situation professionnelle (en activité, au chômage, allocataire de minima sociaux, etc.), ou la situation bancaire (fichage FCC ou FICP, plan de surendettement en cours, etc.) ne soient des facteurs discriminants.

L’ANSA propose aussi que tout type de demande soit éligible.

Les rapporteurs recommandent également une clarification de la notion d’accompagnement des termes en différenciant ce qui est inhérent à l’activité de prêt (instruction et suivi des remboursements) et un complément facultatif ou une alternative au microcrédit : un accompagnement adapté pouvant être d’ordre budgétaire, psychologique, social, médical, etc.

L’ANSA propose un « pilotage local » par les conseils généraux pour pallier les freins opérationnels et garantir une harmonisation des conditions d’accès.

Voir mon article sur le microcrédit personnel du 25/04/2008 : Microcrédit social ou de masse ?

Voir également le site de la Caisse des dépôts et consignations France microcrédit.

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Vendredi 25 avril 2008

La Caisse des dépôts et consignations et le Haut commissariat aux solidarités actives organisaient, de la cadre du Grenelle de l’insertion, une session sur « microcrédit personnel et inclusion financière » à la maison de la chimie, à Paris le 23 avril 2008.

Parmi les participants, des banquiers, des travailleurs sociaux, les représentants des réseaux de financement de la création d’entreprises, des organismes d’insertion et de développement, des responsables de mission locale et 8 représentants de maisons de l'emploi. Mais il y avait aussi une bénéficiaire d’un microcrédit, accordé par Crésus en Alsace.

Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, s’est étonné du rapport entre les présents (environ 350) et le nombre de microcrédits sociaux attribués jusqu’ici (de l’ordre de 3 000). Mais il a appelé à « lâcher les freins ». Le débat, s’il n’a pas dépassé les limites de la bienséance a été parfois agité, entre les banques et l’UFC Que Choisir par exemple.

Mais c’est la présidente de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), Maria Nowak qui a, dans la dernière séance, lancé le débat de fond, et provoqué une réponse certes indirecte, mais claire.

Récemment élevée à la dignité d’officier de la légion d’honneur, Maria Nowak a opposé deux conceptions du microcrédit personnel : l’une sociale, vivant de ressources publiques, l’autre  s’adressant à un public massif et autofinancé. La fondatrice du réseau européen du microcrédit a annoncé viser 600 000 à 1 million de personnes et a appelé à « réajuster » le taux d'usure pour faire payer le coût du crédit.

Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations a considéré que le microcrédit personnel n’était « pas une panacée, mais utile ». Il a chiffré le coût des finances publiques affecté au microcrédit professionnel et à l’accompagnement à 110 millions d’euros, montrant qu’on était loin d’un autofinancement.

Martin Hirsch a souhaité avoir un pied dans la banque et un pied dans les systèmes sociaux. Il a appelé à une professionnalisation mais s’est opposé à « faire une banque des pauvres. »

La CDC a mis en ligne un site France microcrédit, qui répertorie les intervenants dans chaque département de France et d’outremer.

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Mercredi 3 octobre 2007
Le conseil régional d’Île de France a adopté, le 27 septembre 2007, un plan d’ensemble baptisé « Emploi et territoires ». Présenté par Daniel Brunel, élu communiste de Seine et Marne et vice-président du conseil régional, le rapport définit une politique d’ensemble qui vise à « favoriser l'emploi, l'inclusion sociale et le développement économique, notamment dans les quartiers en difficulté. »
Parmi les politiques figurant dans ce document figure celle de « soutenir et accompagner les PLIE à travers les Maisons de l’emploi et de la formation (MDEF). » Souhaitée, l’inclusion des plans locaux d’insertion par l’activité économique (PLIE) dans les maisons de l'emploi et de la formation se heurte cependant à des difficultés que les élus régionaux n’ignorent pas. Mais la région veut aussi faire profiter les nouvelles maisons de l'emploi de l’expérience, parfois ancienne de certains PLIE.
Le texte approuvé précise que « La présence au niveau local des MDEF, sur des périmètres territoriaux quelquefois identiques à ceux des PLIE, sur des champs d’intervention complémentaires ou similaires, interroge sur l’articulation entre PLIE et MDEF. La région est favorable à l’intégration des PLIE aux maisons de l’emploi et de la formation dont les objectifs et les domaines d’intervention sont en cohérence avec les leurs afin de ne pas complexifier davantage ce secteur. Les PLIE, tout en maintenant leur offre de service spécifique en faveur des publics les plus en difficulté, pourraient bénéficier des avantages d’une Maison de l’emploi et de la formation. En contrepartie, ils pourraient mobiliser leur connaissance du territoire et leur ingénierie dans le montage de projets, au profit des maisons de l’emploi et de la formation, parfois encore trop « jeunes » pour posséder cette expertise.
« Toutefois, les réalités et les enjeux locaux rendent parfois cette intégration impossible.
« C’est pourquoi, il convient d’envisager le maintien de nombreux PLIE franciliens hors des Maisons de l’Emploi et de la formation. »
brunel-daniel.jpg   Daniel Brunel, vice-président du conseil régional d’Île de France
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Jeudi 21 juin 2007

Cap parrainage est un dispositif lancé en 2001. Le cabinet Cap Initiatives qui l’anime vient de lancer un site internet. Un extranet est également accessible aux membres des réseaux. il leur des carnets de bord et de suivi pour les parrains, une CVthèque, etc.

L’originalité de Cap parrainage tient au fait que les parrains recrutés sont uniquement des cadres en activité. Les entreprises signent une convention et délèguent des managers pour accompagner des chercheurs d’emploi, en recherche dans le même secteur d’activité. Le parrain s’engage à rencontrer un chercheur d’emploi deux fois par mois pendant six mois. 

Cap-parrainage regroupe aujourd’hui 13 réseaux et 13 Clubs regroupant 250 entreprises, animés par les maisons de l’emploi et les PLIE présents dans plus de 50 communes (Paris, Gennevilliers, Dreux, Chartres, Tourcoing, Bagneux, Evry, Torcy, Ivry, Vitry sur Seine, Sainte Geneviève des Bois...).

Le PLIE d’Ivry-Vitry (Val de Marne) a mis en place l’opération Cap parrainage fin 2005 avec 16 entreprises et 37 parrains. Les deux villes se sont associées à l’opération au travers de leurs services Emploi.

Cap-parrainage a montré que ce qui manque la plupart du temps au chercheurs d’emploi, c’est la confiance en soi. Le travail avec chaque parrain, DRH le plus souvent, permet de recouvrer cette confiance en démystifiant le recrutement et en rétablissant une relation humaine entre deux individus, au-delà d’un enjeu immédiat d’embauche.

Olivier Beaubillard, adjoint au maire (PCF) d’Ivry-sur-Seine, président du PLIE a décidé, au vu des résultats de la première opération (73 % de retour à l’emploi), de la renouveler en 2007.

www.cap-parrainage.com

 Olivier Beaubillard

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Lundi 26 mars 2007

Alliance Villes Emploi (AVE), qui rassemble les collectivités locales engagées dans des actions en faveur de l’emploi, notamment au travers des maisons de l'emploi et des plans locaux d'insertion par l'activité économique (PLIE), a lancé, le 20 mars 2007, un appel aux candidats à l'élection présidentielle.

Dans les locaux de l'Assemblée nationale, le président de AVE, Jean Le Garrec, qui est encore député (Ps) du Nord pour quelques semaines (il ne se représente pas en juin 2007), a proposé un manifeste en 4 points.

AVE demande aux prétendants de s'engager sur le cofinancement par l’État des PLIE et des maisons de l'emploi.

  1. Favoriser l'accès à l'emploi de tous y compris des plus démunis en organisant et en renforçant le développement des PLIE et des maisons de l'emploi sur tout le territoire national.
  2. Conforter chaque territoire grâce à la réorganisation des services publics de l'emploi : PLIE et missions locales au sein des maisons de l'emploi avec l'Anpe et les Assedic.
  3. Garantir les processus financiers sur une longue période en associant l’État au côté des collectivités territoriales et du FSE [fonds social européen].
  4. Promouvoir l'innovation en reconnaissant le droit à l'expérimentation et à l'innovation des collectivités territoriales et des intercommunalités en matière d'insertion et d'emploi.

En ce qui concerne les 227 maisons de l'emploi, AVE regrette que, à ce jour, seules 92 d'entre elles bénéficient du soutien financier de l’État.

Mais ce sont surtout les PLIE qui inquiètent AVE. Mis en œuvre dans les années 1990, ces structures apportent des résultats satisfaisants, puisque 48% des publics sortis des PLIE ont ainsi retrouvé un emploi pour un coût moyen de 1.480 euros par personne. Pourtant, selon la déléguée générale d’AVE, Marie-Pierre Establie , « les PLIE ne sont pas suffisamment soutenus et leur existence pourrait être mise en cause, faute de moyens ». Pour elle, « les PLIE sont les seuls dispositifs de retour à l'emploi qui ne sont pas financés par l’État, pourtant ils sont au cœur des politiques d'insertion des maisons de l'emploi. »

Marie-Pierre Establie s’est estimée satisfaite que les représentants de Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal se soient clairement engagés sur le manifeste proposé par AVE.

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Mercredi 21 février 2007

Les plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) de Seine-Saint-Denis viennent, selon un communiqué de presse du 15 février 2007, d’apprendre que leur financement va être très fortement réduit.

« Cette décision menace directement l’existence des personnes qui s’y sont engagées » selon Nicolas Voisin, président du PLIE de Montreuil. Pour protester contre cette réduction de leurs moyens d’action, les six présidents de PLIE du département ont rédigé un manifeste.

Celui-ci déplore qu’il y ait « Encore moins d'argent public pour lutter contre le chômage ».

Selon les 6 présidents, les dispositifs PLIE, créés en 1992, « ont fait leurs preuves en matière de retour à l'emploi durable ». Ils soulignent que, confrontées plus qu'ailleurs au chômage de masse, de nombreuses municipalités de la Seine-Saint-Denis ont pris l'initiative de créer des PLIE.

Aussi, ils assurent avoir découvert avec « consternation » que les PLIE de Seine-Saint -Denis « sont menacés de subir une baisse scandaleuse de leur financement de 45% du Fonds Social Européen pour la période 2007 – 2013. »

Les six présidents de PLIE de la Seine-Saint-Denis ont écrit en commun un courrier au préfet de région. D'autres présidents de PLIE en Région Parisienne, confrontés à la même situation ont d'ailleurs fait cette démarche.

Pour 2007, la baisse moyenne des crédits alloués aux PLIE dans le département du Nord-est de l’Île de France est de 23,5%. C'est le PLIE de Pantin qui a été le plus récemment créé en 2006, et qui subit la plus forte baisse (-31%).

Les 6 présidents, Aline Archimbaud (Verts, Pantin-Les Lilas-Le Pré-Saint-Gervais), Jean François Baillon (Verts, Sevran), Michel Beaumale (Pcf, Plaine Commune), Hervé Bramy (Pcf, Blanc Mesnil), Alain Rouault (Pcf, St Ouen), Nicolas Voisin (Ps, Bagnolet-Noisy-Le-Sec-Romainville-Montreuil), estiment que « la Seine-Saint-Denis mérite autre chose ! Sur notre territoire, des innovateurs, des réseaux, se battent quotidiennement, pour reconstruire des solidarités. Il serait insupportable qu'on diminue leurs moyens d'action. »

Ils exigent donc que Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, « revienne sur ses décisions. »

Le PLIE de Plaine commune est porté par la maison de l'emploi, qui peine également à mobiliser ses financements.

 Nicolas Voisin, président du PLIE de Montreuil

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