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L’étude de la DARES :
Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.


Une
présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008) liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

Initatives

Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Vendredi 5 juin 2009

Anne Le Bissonnais, socio-économiste, fut la directrice pendant dix ans (1998-2008) de la mission locale Sud Essonne à Étampes (Essonne). Elle a aussi travaillé au projet de maison de l'emploi du territoire, qui a obtenu son label, mais n’a jamais été mis en œuvre juridiquement, même si la collectivité territoriale a fini par créer, en 2009, une structure similaire.

Avant de rejoindre le réseau pour l’insertion des jeunes, Anne Le Bissonnais a travaillé dix ans en faveur du développement local en Afrique. Elle a également fait partie de la petite équipe qui, au sein de l’Adie, imposa en France en 1989 le concept de microcrédit. Elle a engagé fin 2008 une recherche-action sur l’insertion des jeunes au Niger.

Anne Le Bissonnais vient de publier Les Missions du possible aux éditions Apogée, Collection Les panseurs sociaux (Rennes, 2009). Elle entend parler de son expérience « Avec et pour les jeunes en parcours d’insertion » dans une mission locale, à cheval entre espaces urbain et rural dans le sud de l’Île de France.

Dans son « invitation à la lecture », le sociologue Philippe Labbé met l’accent sur les petites monographies qui émaillent l’ouvrage : « ces singuliers constituent un général marqué plus de désenchantement que d’espoir ». Pour lui, une mission locale c’est « une interaction, jeune et professionnel. Elle n’est ni exclusivement le jeune, ni exclusivement le professionnel. »

Pour Philippe Labbé, Anne Le Bissonnais, fait œuvre de résistance « face à l’offensive subreptice et permanente de toute cette novlangue qui participe d’un triple dessein — considérer la socialisation comme un produit, dissocier pour hiérarchiser (l’emploi au-dessus du reste considéré comme accessoire) et limiter les ambitions subversives d’émancipation sous couvert de pragmatisme. »

-          Anne Le Bissonnais : Les Missions du possible, Avec et pour les jeunes en parcours d’insertion, Apogée, Collection Les panseurs sociaux, Rennes, 2009

Voir aussi la page consacrée à la présentation du livre : Les Missions du possible.

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 30 janvier 2009

Le secrétaire d’État chargé de l’emploi ne sait peut-être pas « à quoi sert » une mission locale, mais il apprend. Le ministre a ouvert un blog sur internet, « Laurent Wauquiez en direct » dans lequel il raconte sa visite de la mission locale des Bords de Marne (Le Perreux, Val de Marne) 19/01/2009.

Rejoindre la commune du député-maire Ump Gilles Carrez est une aventure : « J’arrive totalement trempé, des trombes d’eau me sont tombés dessus pendant le moto-taxi… » Le Perreux est une ville très résidentielle de proche banlieue.

Mais Laurent Wauquiez, qui visite le site en compagnie de Martin Hirsch, nouveau Haut-commissaire à la jeunesse, ne s’arrêt pas à ces aléas.

La mission locale des Bords de Marne est « une mission locale exemplaire, une des toutes premières,  créée en 1990, et qui a sur son territoire (sur cinq communes) 22 000 jeunes de 16 à 25 ans. La mission locale traite de tout type de sujets liés aux jeunes (logement, transport, culture), mais comme le dit son directeur, l’emploi est au centre de tout, c’est lui qui permet une pleine intégration dans la société ». En fait, la mission locale couvre six communes (Bry-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Le Perreux-sur-Marne et Nogent-sur-Marne). Son directeur est Moncef Jendoubi, par ailleurs premier adjoint (Ps) au maire de Boissy Saint-Léger (Val de Marne).

Les ministres ont parlé avec le personnel de la mission locale et les jeunes bénéficiaires. « Je ne me lasse jamais de cet exercice : l’emploi, ce ne sont pas des chiffres, c’est avant tout des histoires humaines, des parcours, des réussites et des échecs dont il faut se relever, et une heure d’échange ça vaut tous les dossiers du monde. »

Il évoque ensuite une jeune fille « qu’un groupement d’entreprise accompagne dans son projet lié à l’alimentation des français d’origine africaine, qui remercie ceux qui l’ont aidé à avoir l’opportunité de se projeter dans l’avenir grâce à une formation ». Laurent Wauquiez fait sans doute référence au « groupement de créateurs », mis en place par la mission locale des Bords de Marne (à l’image du premier groupement, né dans celle de Sénart, Seine et Marne) et qui est aujourd’hui élargi à toutes les missions locales du Val de Marne.

Laurent Wauquiez entend des jeunes qui assurent que « la mobilité est un problème, que c’est déjà assez compliqué de trouver un job, on peut pas accepter de passer à côté d’un travail qui nous conviendrait car on n’a pas les moyens de se payer le permis ». Cela le conforte dans sa décision de « doubler les aides à la mobilité dispensés par Pôle emploi. »

Le secrétaire d’État assure qu’il va mener avec Martin Hirsch « un véritable travail d’équipe » sur l’emploi des jeunes. « On sait tous que la crise menace avant tout les plus fragiles, je pense en particulier aux 120 000 jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire ». Il estime que ce que le nouveau Haut commissaire à la jeunesse va pouvoir apporter, c’est « de la cohérence entre différentes dimension, rapprocher l’emploi des problématiques liées à l’éducation, le logement, etc. »

L’objet même des missions locales, en quelque sorte.

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 13 novembre 2008

Je poursuis ici mon examen des débats de la commission élargie de l’Assemblée nationale a examiné, le 5 novembre 2008, les crédits consacrés à la mission « Travail et emploi » dans le projet de loi de finances pour 2009. Elle réunissait les membres de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan et ceux de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Les commissaires ont entendu Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité ainsi que Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi.

Il s’agit de voir ici ce qui concerne les missions locales et les contrats d’autonomie.

Président de la Mission locale avenir jeunes depuis une dizaine d’années, Bernard Perrut, député-maire Villefranche sur Saône (Ump, Saône et Loire) s’est montré « quelque peu surpris » d’entendre Laurent Wauquiez dire qu’il manque d’évaluations, « alors que les missions locales publient chaque trimestre tous les éléments concernant l’emploi des jeunes. Si ces analyses, menées depuis des années, ne remontent pas au niveau national, à quoi servent-elles ? »

La réponse du représentant du gouvernement est confondante : « Il est exact que les données fournies par les missions locales ne sont pas utilisées, même si elles sont soigneusement collationnées. Les documents arrivent en piles compactes et leur contenu est mis en forme à l’aide d’un tableur, mais tout cela ne sert à rien, faute d’un travail d’évaluation qui permettrait, par exemple, de comparer les résultats des missions locales en matière d’insertion ». Le secrétaire d'État poursuit en assurant que « cela ne [l]’intéresse pas beaucoup de connaître le nombre de jeunes qui sont reçus dans les missions locales ». Ceci étant dit, il faudra bien sûr, que les missions locales fournissent de nouvelles données correspondant à de nouveaux critères (« une dizaine d’indicateurs ») ; seront-ils au moins lus ?

Évoquant des « gisements d’efficacité considérables » et citant les maisons de l’emploi et les missions locales, Laurent Wauquiez pense « utile de proposer aux collectivités qui y seraient prêtes d’aller encore plus loin dans l’intégration des différentes structures chargées de la politique de l’emploi. »

Répondant à Francis Vercamer, député du Nord (Nouveau Centre), le membre de l’équipe gouvernementale assure que « Pôle emploi sera la colonne vertébrale du système, mais les missions locales seront renforcées, puisqu’elles pourront préconiser des contrats initiative emploi, ce qui sera très utile ». On se demande si, derrière cette formulation, il n’y a pas comme une pointe d’ironie.

S’agissant des contrats autonomie, issus du plan Espoir banlieues, Laurent Wauquier assure qu’ils ont un coût qui « ne se manifeste qu’en cas de vrai retour à l’emploi. »

  Bernard Perrut, député-maire Villefranche sur Saône


Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 6 novembre 2008

Jean-Raymond Lépinay, conseiller général et maire (Ps) de Saint Gaudens (Haute Garonne), président de la mission locale de Haute Garonne a été réélu président de l’Union nationale des missions locales (UNML) lors de l'assemblée générale des 7 et 8 octobre 2008. Il a considéré que « le Pôle Emploi n'est pas adapté au public jeune ».

Christelle Tavares, déléguée générale de l'UNML, estime que l’indépendance des missions locales naît d’une approche globale indispensable pour les jeunes. Souhaitant travailler avec les maisons de l'emploi, elle craint que « si on nous absorbe, ou si on fusionne avec les maisons de l'emploi ou le Pôle Emploi, l'accent sera mis sur l'accès à l'emploi uniquement et les autres aspects, qui sont primordiaux pour les jeunes, ne seront plus pris en compte. »

Pour le sociologue Philippe Labbé, analyste particulièrement pertinent des missions locales, « force est de constater que, sur de nombreux sites, il reste encore à démontrer les valeurs ajoutées propres de ces MdE. »

Au cours de la même assemblée, le syndicat CGT des missions locales s’est prononcé en faveur d’un manifeste pour l’insertion des jeunes. Il considère que « le réseau des ML/PAIO est le service public de l’emploi des jeunes ». Les syndicalistes proposent que la charte des Missions Locales de 1990 ainsi que le protocole 2005 des Missions Locales constituent la trame de ce manifeste. Ils espèrent qu’il pourra fédérer élus, partenaires sociaux, salariés, jeunes, Réseau insertion jeunes, Réseau information jeunesse, CNML ainsi que d’autres acteurs ou partenaires.

  Jean-Raymond Lépinay, maire de Saint Gaudens




Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 4 novembre 2008

Le Conseil économique, social et environnemental (nouveau nom de l’assemblée consultative nationale depuis la révision constitutionnelle de 2008) vient d’adopter un rapport sur le bilan de « 25 ans de politiques d'insertion des jeunes ». Le document a été voté le 22 octobre 2008 par 183 membres du CES, les 8 membres du groupe de l’artisanat s’abstenant.

Le rapport est rédigé par une connaisseuse des dispositifs d’insertion des jeunes, Catherine Dumont, rapporteure au nom de la section des affaires sociales. Représentante de la Confédération française de l'encadrement CGC au sein du CES,  Catherine Dumont (46 ans) a dirigé de 1997 à 2007 la Mission locale pour l'insertion des jeunes de Nice Côte d'Azur (Alpes maritimes). Ancienne chef d'entreprise, elle est actuellement consultant International, expert à la Commission européenne à Bruxelles en politique sociale et entreprise.

S’interrogeant sur les échecs et les réussites des politiques d’insertion des jeunes en France, la rapporteure estime que « les dispositifs d’accompagnement ont, dans de nombreux cas, permis d’éviter une exclusion durable ». Elle estime que « l’amélioration de l’efficacité des politiques d’insertion repose avant tout sur une meilleure articulation entre des ministères qui conduisent trop souvent des actions de manière cloisonnée : c’est le cas de l’Éducation nationale et du ministère de l’Emploi. »

Préconisant une rationalisation et une clarification, Catherine Dumont souhaite « préserver ce dynamisme des territoires et éviter de remettre en cause les initiatives porteuses de changement ». Le rapport demande « de progresser vers un accompagnement individualisé et la construction de parcours sur-mesure ».

Les propositions concrètes restent assez peu nombreuses. Certaines sont même curieuses ; il en est ainsi l’idée de « donner de nouveaux objectifs à l’IUFM » alors même que, le rapport le mentionne d’ailleurs, ces instituts de formation des enseignants vont disparaître. On relèvera cependant la suggestion de créer des « doctorats professionnels ».

En matière d’organisation territoriale, le rapport situe « les maisons de l’emploi comme outil de coordination au niveau du territoire ». Catherine Dumont estime que « une mise en valeur de l’ingénierie de projet et une coordination des politiques territoriales doit se créer, dans la mesure ou l’accueil du public n’est plus nécessaire par les MDE puisque le guichet unique de la nouvelle instance [Pôle emploi] et de ses principaux partenaires (APEC, CAP Emploi, Mission locale, PLIE, SIAE) l’assureront. »

Pour le CES, « la Maison de l’emploi, dans sa nouvelle définition, trouverait alors sa place dans une prise en compte réelle des logiques de son territoire, une volonté forte de construire du partenariat local dans un dialogue avec ses partenaires, notamment les partenaires sociaux, un souci quotidien de cohérence des actions déployées sur ce territoire, et dans les valeurs ajoutées (réactivité, innovation, capacité à développer des logiques entreprenenariales...) qu’elle peut y apporter. »

Le bilan stricto sensu dessine un tableau intéressant des relations entre les organismes territoriaux chargés de l’emploi. Nous y revenons dans un prochain article.

Catherine Dumont, CGC, membre du CES
Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 10 septembre 2008

Michel Tendil (Localtis) tire ainsi les conclusions de l’intervention de Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l'emploi, lors de sa visite de la mission locale de Franconville (Val d’Oise), le 4 septembre 2008 : « le mythe du "guichet unique", qui avait présidé à la création des maisons de l'emploi en 2005 puis au chantier de la fusion ANPE-Unedic, n'est pas pour demain ».

Le ministre s’est efforcé de rassurer, donnant sa confiance aux missions locales en attendant les conclusions du CNML (conseil national des missions locales), fin septembre. Jean-Jacques Giannesini, secrétaire général du CNML, présent sur les lieux, estimait qu’avec « le contrat d'autonomie, il s'agit plutôt de tester de nouvelles solutions. Mais il n'y a pas de risque de 'privatisation' du service de l'emploi. »

Laurent Wauquiez assurait, parlant du futur organisme qui succédera à l’Anpe et au réseau Assédic que « le nouvel opérateur n'est pas là pour manger les missions locales ».

Selon Jean-Jacques Giannesini, conseiller de Paris (Ump), l'idée de fusionner les missions locales avec les maisons de l'emploi a été rangée au placard : « les missions locales doivent participer aux maisons de l'emploi, soit comme partenaires, soit comme fondateurs, mais il n'est pas question de fusion. »

 Jean-Jacques Giannesini, conseiller de Paris

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 24 août 2008

Françoise de Veyrinas, présidente du Conseil national des missions locales (CNML) depuis avril 2003, est décédée le 16 août 2008 à l'âge de 64 ans. Ancienne députée et parlementaire européenne, ex-élue régionale et départementale, elle avait été secrétaire d'État aux quartiers en difficulté dans le premier gouvernement d’Alain Juppé en 1995.

Adjointe au maire de Toulouse jusqu’en mars 2008 et présidente de la mission locale, Françoise de Veyrinas s’était engagée au côté de l’ancien maire Ump Jean-Luc Moudenc lors de l’élection municipale de 2008.

Elle animait un blog qui, par une de ces curiosités de la Toile, reste en ligne. On peut donc lire son dernier papier comme une sorte de testament : « J'ai tant aimé m'investir de toutes mes forces et de tout cœur pour  ma ville ! Mais je m'incline : la France est tout de même un pays merveilleux pétri de démocratie. C'est une valeur extraordinaire. Nous en prenons conscience en ces moments où les tibétains demandent le respect de leur dignité, de leurs droits collectifs et individuels, et la sauvegarde de leur culture. A Cuba, tout blogueur critique est rapidement censuré. La liste des pays souffrant de l'absence de démocratie serait hélas bien longue ! Vive la démocratie, et Vive Toulouse ! »

Je ne sais pas si, là où est aujourd’hui Françoise de Veyrinas, les blogueurs sont bien vus. Mais c’est bien volontiers que je m’incline devant elle.

Voir le Blog de Françoise de Veyrinas

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 19 juin 2008

La fusion entre les maisons de l'emploi et les missions locales est à exclure, a estimé le Conseil national des missions locales (CNML).

Cette idée est issue du rapport intermédiaire d’évaluation des maisons de l'emploi du député de Saône et Loire Jean-Paul Anciaux (UMP), publié le 10 janvier 2008. Selon le CNML, « les missions locales doivent faire partie du premier cercle des maisons de l'emploi, comme membres constitutifs si elles le souhaitent ou comme partenaires associés. Elles doivent conserver leurs activités propres en direction des jeunes, ainsi que leur personnalité juridique. »

Pour autant, selon un communiqué (16/06/2008), les missions locales ne veulent pas rester à l'écart de la réforme du service public de l'emploi. Le CNML a exprimé sa volonté de coopérer avec le nouvel opérateur issu de la fusion entre l'Anpe et le réseau Assedic.

Le CNML a lancé une consultation nationale basée sur cinq questions (le public, l'offre de service, l'accès à l'offre d'emploi, le pilotage et le financement).

Sur la question, on lira avec intérêt deux papiers du sociologue Philippe Labbé : L’insertion des jeunes n’est pas une marchandise : le manifeste de l’ANDML (17/06/2008) et surtout son compte rendu à chaud de l’assemblée générale de l’ANDML : L’insertion n’est pas une marchandise : des mots et des choses… (11/06/2008).

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 29 mai 2008

Dans un article percutant, le sociologue Philippe Labbé évoque les débats au sein du bureau du Conseil national des missions locales (Cnml) la situation des missions locales et le devenir du service public de l’emploi : Contrat d’autonomie : Robert Galley sauvera-t-il (encore) les missions locales ? (21/05/2008).

Je reprends ici des extraits du passage de l’intervention de Robert Galley, 87 ans, ancien résistant qui fut ministre (gaulliste) sans interruption de 1968 à 1981 et maire de Troyes (Aube) de 1972 à 1995.

« On est dans un monde de fous, de cinglés ! Définir qu’en tant que service public de l’emploi les missions locales ont une mission, mais la confier à un appel d’offres en disant que les missions locales pourront y participer… (…) Une grande menace pèse sur [les missions locales]. C’est qu’un jour, après la fusion ANPE/UNEDIC, nous nous trouvions placés dans une situation où le partenariat sera destiné à l’absorption et que nous disparaissions, que nous ne soyons qu’une branche de ce grand ensemble. »

Jean-Raymond Lépinay, président de l’UNML, conseiller général et nouveau maire (Ps) de Saint Gaudens (Haute Garonne), a évoqué lors de la conférence de presse du 21 mai 2008 le contrat d’autonomie, la réforme du service public de l’emploi (SPE) et la création du Réseau Insertion Jeunes. L’AEF (le Quotidien de la formation) en rend compte de même que Philippe Labbé, grand spécialiste des missions locales et Localtis, serveur de la Caisse des dépôts et consignations qui évoque « Des nuages dans le ciel des missions locales. »

Le gouvernement, en choisissant la procédure de l’appel d’offres pour la mise en œuvre du contrat d’autonomie « s’assoit sur vingt ans d’expérience des missions locales ». Cet appel d’offres « ouvert au secteur marchand, en lieu et place d’une sollicitation du réseau des missions locales et sans concertation avec ses partenaires dans la démarche globale d’insertion des jeunes (conseils régionaux, conseils généraux, commune ou établissement public de coopération intercommunale) » est « une décision d’autant plus surprenante que le contrat d’autonomie relève pleinement du champ de compétences des missions locales. »

« Nous sommes dans l’incompréhension la plus totale, d’autant plus que le Plan Espoir banlieues laisse entendre que les missions locales ne connaissent pas les jeunes des zones concernées ». D’après le président de l’UNML, ce qui se prépare c’est le « débauchage » des personnels des missions locales par les structures privées qui se positionnent sur le contrat d’autonomie, et « pourquoi pas à terme le rachat des missions locales par ces mêmes structures? »

Fin 2008, l’accord de co-traitance qui lie les missions locales à l’ANPE prendra fin. Pour l’heure, l’UNML n’a « pas d’information sur la suite » et sur son fonctionnement avec le nouvel opérateur issu de la fusion ANPE/Assédic.

Pour l’UNML, le souhait émis par Jean-Paul Anciaux, président de la Commission nationale de labellisation des maisons de l’emploi, et Marie-Christine Dalloz, présidente de la mission d’information parlementaire relative aux maisons de l’emploi, de regrouper les missions locales au sein des maisons de l’emploi résulte d’un « fantasme récurrent », celui du « guichet unique ». « On ferait marche arrière » en retenant cette solution, insistant sur l’accompagnement global qu’assurent les missions locales auprès des jeunes.

Jean-Raymond Lépinay se demande : « Qu’est-ce que pourrait bien apporter aux jeunes le fait d’être reçus dans une maison de l’emploi plutôt que dans une mission locale ? ». le président de l’UNML estime que cette proposition « n'apporte pas de méthodes supplémentaires pour l'accompagnement des jeunes et il n'y aura pas plus de points d'accueil pour les jeunes ». Toutefois, il se dit prêt à un partenariat renforcé entre les trois acteurs territoriaux (maisons de l'emploi, Plie et missions locales).

L’UNML, l’Association nationale des directeurs de missions locales, l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UCCLAJ) et l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij), constituent un Réseau insertion jeunes (RIJ). Le RIJ sera présenté officiellement en juin 2008.

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 19 mai 2008

Le Syndicat national des métiers de l’insertion (Synami Cfdt), syndicat qui regroupe des salariés des missions locales, a mis en avril 2008 la dernière main à la recherche-action engagée avec 4 missions locales (Médoc, en Gironde ; Chinonais, en Indre et Loire ; Poitou en Haute Vienne et Saint Quentin en Yvelines, dans le département éponyme). Elle a été conduite avec Gérard Sarazin et Bertrand Schwartz, 89 ans, le concepteur des missions locales.

Une synthèse des résultats de cette étude, intitulée « écouter pour agir » est disponible en ligne sur le site de la Fédération protection sociale travail et emploi de la Cfdt. Un blog a été mis en ligne dans le cadre de cette étude : Innover pour l’insertion.

Les éléments qui ressortent de la recherche action sont très critiques sur l’état actuel des structures montées en 1981 autour de Bertrand Schwartz.

Les travaux ont reposé sur le recueil des paroles de salariés, qui permettent de brosser les tableaux suivants :

  • Une insertion sociale et professionnelle de plus en plus difficile pour les jeunes des missions locales
  • L’écoute globale, une pratique fondamentale et un chantier permanent
  • Les jeunes eux-mêmes, grands absents des politiques d’insertion
  • Les objectifs des divers dispositifs ne permettent pas d’accompagner les jeunes pour qu’ils soient eux-mêmes acteurs de leur insertion
  • Les missions locales deviennent des prestataires de services parmi d’autres au détriment des partenariats

Souhaitant poursuivre leur action, les initiateurs de la recherche-action ont décidé d’appuyer des expérimentations locales autour de trois objectifs : faire entendre ce que vivent les jeunes des missions locales ; développer des partenariats productifs ; et accompagner la phase d’intégration des jeunes dans les entreprises.

Mais ils ont formulé aussi une proposition plus générale : « Expérimenter une nouvelle approche territoriale de l’insertion des jeunes. »

« À l’heure où se réorganise le service public de l’emploi, où se renégocient les modalités de la formation professionnelle, où se créent de nouveaux outils nationaux pour l’insertion… le risque est grand d’oublier que les situations que connaissent les jeunes sont de plus en plus diversifiées et complexes car elles sont de plus en plus dépendantes de l’évolution de leur environnement immédiat.

« C’est pourquoi l’approche territoriale et globale est essentielle pour assurer un réel accompagnement d’insertion. (…)

« Cela suppose simplement (!) que les financeurs (locaux, nationaux, régionaux) acceptent de mettre les moyens d’intervention qu’ils détiennent dans une enveloppe globale et donnent la possibilité aux opérateurs locaux, travaillant en partenariat, d’adapter les différentes mesures dont ils sont porteurs.

« Certains percevront cette démarche comme un rêve impossible.

« Nous sommes pourtant persuadés que beaucoup d’acteurs locaux dans les missions locales et dans les institutions qui travaillent avec les jeunes y sont prêts. Avec la conviction qu’ils pourront montrer que les résultats sont là. En étant prêts à être évalués.

« Nous allons demander aux décideurs nationaux et régionaux de leur donner l’occasion d’entreprendre. Pourquoi pas avec vous ? »

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 13 mai 2008

En date du 28 avril 2008, le Syndicat national des métiers de l’insertion (Synami), membre de la Fédération protection sociale travail et emploi de la Cfdt a envoyé une lettre aux présidents et conseils d’administration des missions locales, dans laquelle l’organisation représentative des salariés soulève quatre points.

Le Synami s’y inquiète de la place du réseau des missions locales dans la nouvelle architecture du service public de l’emploi : seront-elles des partenaires, des prestataires ou perdront-elles leur compétence.

Il s’interroge sur les conventions pluriannuelles d’objectifs, qui stabilise certes le réseau mais aurait tendance, selon le syndicat, à « instrumentaliser les jeunes pour remplir les dispositifs. »

Le syndicat considère que le contrat autonomie jeunes, qui fait l’objet d’un appel d’offres national suite au plan banlieue du gouvernement, est en « totale contradiction avec la cohérence territoriale. »

Enfin, au sujet des maisons de l’emploi, l’organisation de la Cfdt constate que « certaines missions locales ont déjà disparu pour se fondre dans une MDE (ou MEF, ou MIFE). Ces regroupements interpellent et inquiètent tout le réseau, en particulier sur le devenir de la spécificité et de la globalité de l’accompagnement des jeunes ». Pour les syndicalistes, « il est urgent de réaffirmer et de garantir les acquis des ML, tant dans l’originalité de leur accompagnement qu’en terme de couverture des salariés par la convention collective nationale. »

Nous reviendrons dans un prochain article sur le travail engagé par le Synami avec certaines missions locales, Gérard Sarazin et Bertrand Schwartz et qui contient d’importantes analyses.

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 13 juillet 2007

Une fédération nationale pour l'insertion des jeunes va voir le jour dans le courant de l'été 2007. Dénommée FIJ, elle doit rassembler l'UNML (Union nationale des missions locales) qui fédère les présidents des 568 missions locales et PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation) et l'ANDML (Association nationale des directeurs de missions locales). Le projet de cette association est d'assurer une mise en commun et en cohérence des initiatives des deux structures en direction des pouvoirs publics, de leurs partenaires et du grand public. Sur leurs champs d'intervention respectifs, l'UNML et l'ANDML conserveraient leurs prérogatives actuelles.

Source : AEF du 5 juin 2007

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 10 juillet 2007

Les missions locales disposent d'un nouvel indicateur mensuel, publié par la DARES (ministère de l'Emploi) et le Conseil national des missions locales (CNML), leur permettant d'évaluer leur action auprès des jeunes : le nombre de « jeunes demandeurs d'insertion » (JDI).

L'indicateur JDI compte le nombre de jeunes ayant bénéficié d'au moins un entretien au sein du réseau des missions locales et des permanences d'accueil, d'information et d'orientation au cours des cinq derniers mois, qu'il s'agisse d'un entretien individuel, d'une information collective ou d'un atelier.

Selon l'indicateur JDI de février 2007, 630 026 jeunes avaient bénéficié de telles prestations. Au mois de mai, ils étaient 587 008 .

En termes d'évolution, le CNML indique que le nombre de jeunes demandeurs d'insertion avait progressé de 15 % entre janvier 2005 et janvier 2007.

Le JDI est disponible sur le site du CNML

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 29 juin 2007

Le rapport de Bertrand Schwartz sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, sorti en 1981, vient d’être réédité aux éditions Apogée à l’initiative de l’Association nationale des directeurs de Missions locales (ANDML).

Ce document est considéré comme la référence de toute la politique d’insertion des jeunes depuis 25 ans. Mais Bertrand Schwartz n’entend pas en rester là. C’est pourquoi son introduction précise : « rééditer le Rapport de 81 n’a de sens que si un nouveau rapport est établi qui, décrivant le nouvel état des lieux de l’insertion des jeunes en 2007, fait des propositions ambitieuses et concrètes qui en découlent. C’est à la condition de cette construction entre vos mains que, effectivement, cette réédition prend son sens : elle est un point de départ pour l'avenir des Missions Locales, et surtout pour les conditions que nous réservons à notre jeunesse. »

 

Le texte est accompagné d’une analyse de Philippe Labbé, Bien sous tout rapport, et du Manifeste pour un contrat social avec la jeunesse qui comprend plusieurs contributions de l’ANDML, comme le texte de Myriam Audouze et Régis Barbier sur « la place de l’expérimentation et de l’innovation dans les pratiques professionnelles et les politiques publiques d’insertion professionnelle et sociale ».

 

Bertrand Schwartz , Rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes, Paris, éditions Apogée, 2007

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 13 mars 2007

Les missions locales ont posé, le 6 mars 2007, cinq questions aux candidats à l'élection présidentielle sur la situation des jeunes les plus éloignés de l'emploi (voir sur le site Actualités Sociales Hebdomadaires).

Selon l’Union nationale des missions locales (UNML), les problèmes que rencontrent les jeunes n'occupent pas la place qui devrait leur revenir dans les débats et dans les programmes des candidats. C’est pourquoi l’UNML les interroge sur les moyens de restaurer l'image des jeunes dans la société, de leur redonner « une réelle chance de trouver du travail » ou encore « d'assurer la sécurisation de leurs parcours vers et dans l'emploi. »

Jean-Raymond Lépinay, président de la Mission locale de Haute-Garonne et conseiller général (Ps) du département est également à la tête de l’UNML. Pour lui, c’est à chacun des candidats, suivant ses convictions et ses sensibilités politiques, de proposer des solutions. « Remettre en cause les emplois fractionnés ou partiels ? Réformer le Code du travail ? Sensibiliser encore plus les entreprises ? Le débat est ouvert. »

L'UNML regroupait, en 2006, 474 structures adhérentes, dont 368 missions locales, 62 PAIO et 44 autres organismes, notamment des maisons de l'emploi ou PLIE. Les maisons de l'emploi qui ont rejoint l’UNML le font, notamment, pour pouvoir appliquer la convention collective nationale des missions locales.

 Jean-Raymond Lépinay, président de l’UNML

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 26 janvier 2007

Bertrand Schwartz, l’ancien directeur de l'École des Mines de Nancy et inspirateur des missions locales, qui fêtera dans quelques semaines ses 88 ans, est partie prenante d’une recherche-action collective lancée par le Synami, une organisation professionnelle adhérente à la confédération syndicale Cfdt pour donner « un nouvel élan » au réseau des missions locales.

Pour Bertrand Schwartz, si les missions locales existent encore aujourd'hui et sont devenues absolument indispensables, c'est parce que les salariés ont développé « un courage, une persévérance et une imagination extraordinaires ». L’ancien délégué interministériel à l'insertion professionnelle et sociale des jeunes en difficulté poursuit : « j’ai en même temps pris conscience de ce que le « dispositif » les coinçait terriblement, que le sens même de leur travail était mis en cause, et que nombre des personnels étaient déstabilisés. Elles ont toutes entre dix et vingt-cinq ans d’âge, et énormément de choses ont changé depuis. J’estime alors qu’il faut repenser le dispositif. » 

Un blog a été mis en place pour cette recherche-action qui doit durer 9 mois, de janvier à septembre 2007. Il est baptisé "Innover pour l'insertion". Bertrand Schwartz contribue à ce blog ; le coordinateur de l’action au sein du Synami-Cfdt est Serge Papp. Dominique Moraine est le chef de projet. Un colloque de synthèse est prévu en juin  et la publication d'un rapport final en septembre 2007.

Serge Papp définit un objectif : « nous devrons également tracer des perspectives sur l’évolution de nos structures, et sur leur place dans les politiques publiques de l’emploi et de l’action sociale. Il n’est pas possible d’accepter que toute les évolutions actuelles nous soit imposés par l’extérieur, de manière institutionnelle, sans prendre en compte nos expériences, nos analyses et nos acquis dans l’accompagnement individuel et global. Nous voulons participer et peser dans le débat public sur les politiques d’insertion jeune. »

Les coordonnées du blog : http://innovationinsertion.hautetfort.com/

 Bertrand Schwartz

 

 

 

 

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Mardi 11 avril 2006

La Direction à l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) du ministère de l'emploi publie en mars 2006 une synthèse sur l'activité du réseau des missions locales et des PAIO en 2003 et 2004. Plus d'un million de jeunes de 16 à 25 ans ont été accueillis en 2004 par les 514 structures du réseau. En 2004, le réseau a reçu en premier accueil des jeunes plus qualifiés que les années précédentes. En 2002 les jeunes peu qualifiés représentaient 1/3 des jeunes accueillis contre 1/4 en 2004. 45% des jeunes de niveau V sortant du système scolaire recourent aux services du réseau dans l'année qui suit leur sortie. 450 000 jeunes sur le million accueilli ont accédé au cours de l'année à un emploi ou une formation.

Les entretiens individuels ne constituent qu'une des modalités proposées par les missions locales et les PAIO. Elles organisent également des ateliers collectifs pour préparer des CV ou des lettres de motivation, mettent à disposition de la documentation, des téléphones ou encore interviennent auprès des employeurs en cas de difficultés rencontrées par le jeune embauché.

Le Conseil national des missions locales dispose d'un site portail. Toutes les coordonnées des missions locales sont accessible sur ce site.

Téléchargez ici la synthèse de la DARES .

Par Benoit Willot - Publié dans : Missions locales - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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