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L’étude de la DARES :
Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.


Une
présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008) liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

Initatives

Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Jeudi 19 mars 2009

Karim Khetib, directeur régional de Pôle Emploi dans le Nord Pas-de-Calais s’explique, dans le quotidien La Voix du Nord (17/02/2009) à propos du risque de confusion entre Pôle emploi et les maisons de l’emploi.

 « Nous en sommes conscients. On va clarifier tout ça. Nous travaillons en gouvernance partagée sur les Maisons de l'emploi, on va chercher ensemble une meilleure efficacité. Qui mieux que les élus des territoires pour faire remonter les besoins ? »

Le directeur de la nouvelle institution dans la région parle de la disparition de certaines agences dans la région : « J'insiste là-dessus, nous ne quitterons aucune commune où nous sommes déjà dans le Nord-Pas-de-Calais. »

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 23 janvier 2009

Le site La fusion Assedic-Anpe pour les nuls décidément toujours bien informé et souvent fort drôle – donne (22/01/2009) la liste des 956 implantations de Pôle emploi qui subsisteront après la fusion des anciennes antennes Assédic avec les agences locales pour l’emploi et autres structures locales de l’Anpe.

Il donne, de plus la programmation détaillée des regroupements dans ces « sites mixtes », qui s’étale sur les trois premiers trimestres de l’année 2009.

Le réseau antérieur comprenait 824 agences Anpe, 79 autres unités et 639 antennes Assédic, soit un total de 1 542 dont 586 seront supprimés, selon les sources syndicales, soit 38%.

La fusion Assedic-Anpe pour les nuls précise ce qu’est, selon la direction générale de Pôle emploi, un « site mixte » : c’est une unité de production composée d’une ou plusieurs implantations accueillant des équipes mixtes assurant l’accueil commun et la « relation client » ainsi que soit le projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE) ainsi que les inscriptions demandeur d'emploi (IDE), soit le suivi mensuel personnalisé (SMP), soit les trois prestations à la fois.

 « Dans la majorité des cas un site mixte est composé de deux implantations. Pour plus de lisibilité pour le client, chaque fois que cela est possible, les activités supposant la réception du client sont organisées dans une implantation (front office) et les activités ne nécessitant pas la présence du client dans l’autre implantation (back office).

« Avec le déploiement du référent unique, le SMP inclut le placement et le suivi de l’indemnisation. L’accueil relation client (demandeurs d’emploi et entreprises) est systématiquement proposé dès lors qu’un accueil commun existe. Les RV employeurs sont organisés sur certains sites mixtes, au choix de la région. Hors agglomération c’est le troisième cas de figure qui prévaut. »

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic)
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Mardi 9 décembre 2008

Marie-Laure Meyer, conseillère régionale Ps d’Île de France, représente l’Association des régions de France au sein du conseil d’administration de l’instance provisoire qui préfigure le futur organisme uni du service public de l’emploi, Pôle emploi.

Elle considère, sur son blog personnel (1/12/2008) que « les déclarations successives du secrétaire d’État à l'Emploi Laurent Wauquiez, qui pratique depuis 9 mois le management incantatoire des politiques de l'emploi, sont en train de paralyser totalement le système du service public de l'emploi. »

La présidente de la maison de l'emploi et de la formation de Nanterre (Hauts de Seine) remarque qu’il n’y a « aucune association des personnels dans leur ensemble ». Elle s’inquiète du  « discrédit jeté sur les partenaires sociaux ». L’ancienne maire adjointe de Nanterre condamne le « mépris des collectivités territoriales qui pourtant ont mis en place les outils que l'Etat n'a jamais su faire fonctionner - ingénierie de proximité, articulation formation-emploi, parcours sécurisés d'insertion - et qui financent les 2/3 des budgets consacrés aux publics les moins qualifiés ». Marie-Laure Meyer regrette la « culpabilisation des demandeurs d'emploi » et « les mesures contradictoires » dont « démantèlement de l'AFPA. »

Pour celle qui est également présidente déléguée d’Alliance villes emploi, « la fusion à marches forcées, sans large débat public sur la nouvelle offre de services, sans participation des personnels à l'évolution de leurs métiers, aboutit aujourd'hui à ce que tout chef d'entreprise qui a eu à restructurer connait bien : un ras-le bol et un blocage d'autant plus graves que l'afflux de nombreux demandeurs d'emploi saturent les guichets et fait monter la pression. »

L’élue socialiste voit un seul responsable, Laurent Wauquiez, qui « aura cru que la démocratie lui donnait le droit d'être le chef et non un simple pilote, un facilitateur d'avenir. »

Elle n’évoque pas le cas du directeur général, Christian Charpy, dont il se murmure que, après avoir conduit la fusion Anpe-Assédic et géré la transition, il pourrait ne pas être nommé à la tête de Pôle emploi.

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 6 décembre 2008

Le fort intéressant blog La Fusion pour les nuls rapporte les faits qui se sont produits au sein des de l’encadrement de l’instance provisoire qui préfigure Pôle emploi dans le sud-est de la France (5 décembre 2008).

Le 24 novembre, l'encadrement de l'Assédic de Corse est parti en claquant la porte de la réunion interrégionale de Nice. Voici le message qu’ils ont publié sur le blog :

« L’ensemble de l’encadrement de l’Assédic de la région Corse tient à vous faire part des propos injurieux voire discriminatoires proférés à l’encontre de notre collaborateur par la déléguée régionale de l’instance nationale provisoire Corse.

Au cours d’une réunion de travail organisée le dimanche 23 novembre en présence de personnalités de l’assurance chômage et de l’ANPE, notre déléguée régionale a lancé les propos suivants « ils en ont lâché au moins un !!  Ils vous ont laissé sortir de la réserve ?? ». (…)

« Face à ce nouvel incident qui assimile la population corse à des individus issus « d’un territoire réservé aux indigènes », l’ensemble des managers de l’Assédic région Corse, outré par ce mépris, a décidé de se retirer de la réunion interrégionale du 24 novembre 2008 à Nice, après avoir informé Monsieur le directeur général adjoint de l’Unédic, un des témoins des faits inqualifiables et intolérables de la veille.

« Pour ces raisons, les managers, pilotes et co-pilotes Assédic suspendent toute participation, à compter de ce jour, aux travaux des différents chantiers liés à la fusion. (…) »

Le 4 décembre 2008, un conseil d'administration de l'Assédic consacre la rupture, et demande la démission de la déléguée régionale, Catherine d’Hervé, qui est issue de l’Anpe.
 Catherine d’Hervé

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 17 novembre 2008

Je prolonge dans cet article mon regard des débats de la commission élargie de l’Assemblée nationale qui a examiné, le 5 novembre 2008, les crédits consacrés à la mission « Travail et emploi » dans le projet de loi de finances pour 2009. Elle réunissait les membres de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan et ceux de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Les commissaires ont entendu Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité ainsi que Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi.

Il s’agit de voir ici ce qui concerne Pôle emploi et l’évaluation des politiques d’emploi.

Frédéric Lefebvre, député des Hauts de Seine (Ump), pose la question de la valeur patrimoniale des 399 sites des ASSEDIC et de leur parc informatique, respectivement estimés à 900 et 855 millions. Il espère une « mise à disposition à titre gracieux. »

Député de Tours, Jean-Patrick Gille (Ps, Indre et Loire) s’interroge « sur la capacité pour le Pôle emploi de satisfaire à toutes les missions qu’on lui fixe. »

Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi, présente cette institution comme sa « troisième priorité », indiquant que « le fonctionnement de Pôle emploi est assuré, du moins pour la phase de mise en place. »

Le membre du gouvernement place Pôle emploi dans un cadre quasi-militaire. Il veut « constituer des forces de frappe beaucoup plus efficaces. Aujourd’hui, l’organisation du service est structurée par territoire, mais les forces qui sont sur place n’ont pas forcément les moyens de réagir dans certaines situations d’urgence. Il nous faut donc disposer de forces susceptibles d’être mobilisées pour leur apporter un soutien. »

La vision qu’a Laurent Wauquiez de la réalité du travail de l’Anpe paraît peu positive : « je ne veux pas qu’on se contente de punaiser des offres d’emploi sur un mur ». Il appelle donc à un « renouvellement de la relation avec les employeurs » et donc; retour à la rhétorique guerrière, « il faut une force de prospection » pour aller chercher les offres. Il indique que « le demandeur d’emploi bénéficiera ainsi d’un service public de l’emploi profondément renouvelé, y compris par divers progrès concrets, en matière d’horaires d’ouverture ou de mise en ligne par exemple. »

En matière d’évaluation, le représentant du gouvernement a réagi à un amendement au projet de budget, déposé par Frédéric Lefebvre et son co-rapporteur au nom de la commission des finances, Gaëtan Gorce (Ps, Nièvre). Tous les deux regrettent « l’insuffisante évaluation des politiques d’emploi » et remarquent que « pourtant, cette année encore, les crédits des principaux organismes d'évaluation ont été réduits ». Ils proposent donc de « maintenir les crédits de la direction de l’animation, de la recherche, des études et de la statistique (DARES) du ministère du Travail, des relations sociales et de la solidarité et ceux du centre d’étude de l’emploi (CEE) » ce qui permettrait à ces deux organismes de poursuivre leurs travaux d’évaluation et de maintenir leurs effectifs. Les deux rapporteurs attendent que l’évaluation passe « de la phase artisanale à une phase industrielle. »

Laurent Wauquiez renvoie au Conseil national de l’emploi nouvellement créé, qui « adoptera chaque année un programme d’évaluation des politiques de l’emploi », même s’il reconnaît que « cette mesure ne correspond pas exactement aux propositions » du rapport parlementaire.

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 16 octobre 2008

« Bienvenue dans la Nouvelle Institution ! » C’est avec ce slogan un rien orwellien que « Noèle Obhalkhon (Anpe) et Paco Thyzon (Assedic) et leurs collègues du guichet unique de Truchtersheim sur Mer » (sic) vous accueillent sur un blog original, La fusion Assédic Anpe pour les nuls. Il s’agit d’un « site d'information et d'échanges dédié aux 43 000 salarié(e)s de la nouvelle institution » qui adoptent une position d’acteurs indépendants mais concernés.

Lancé en juillet 2008, le site affichait 4 842 visiteurs en septembre. Selon ses auteurs, la fréquentation est en hausse régulière chaque semaine.

Parmi les rubriques : C'était avant la fusion ! ; Le temps d'une gestation ; Les négociations ; Courrier et commentaires ; Maison de la presse.

Bien informé, pédagogique, le site est fort utile. Le ton est plaisant, sans être trop caricatural, caustique mais pas agressif.

Bien qu’il soit destiné avant tout aux salariés des deux institutions, il fait une place dans sa rubrique Courrier et commentaires à des paroles de chômeurs. On y trouvera également quelques échos du positionnement de cette nouvelle entité par rapport aux autres acteurs de l’emploi.

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 15 octobre 2008

Selon l'hebdomadaire Le Canard Enchaîné (15/10/2008), le nouvel organisme issu de la fusion de l'ANPE avec les Assedic devrait s'appeler "Pôle emploi".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du secrétariat d'Etat à l'Emploi n'a ni confirmé ni démenti cette information. "Laurent Wauquiez s'exprimera jeudi à l'issue du conseil d'administration" du nouvel organisme, s'est-il contenté de déclarer. Une autre source proche du gouvernement a assuré que le choix du nom "n'avait pas encore été arrêté et qu'il ne pourrait l'être que par le conseil d'administration" de la nouvelle entité. Cette source a précisé que "Pôle emploi" faisait partie des propositions de nom.

"L'accouplement de l'ANPE et de l'Unedic va donner naissance, le 16 octobre, au Pôle emploi. C'est le nom choisi par Bercy (et l'Elysée) au bout de neuf mois de tergiversations", écrit Le Canard Enchaîné, en précisant que ce nom avait déjà été proposé en juillet par l'agence spécialisée Nomen mais retoqué par Bercy. Le Canard Enchaîné affirme que, "au final, le montant de la facture (consultants, graphistes, etc) avoisine le demi-million d'euros".

Le nom et la signalétique de l'organisme qui succédera en 2009 à l'ANPE et aux Assedic devrait "normalement" être connu le 16 octobre, date d'un conseil d'administration de l'institution, avait annoncé mi-septembre la ministre de l'emploi, Christine Lagarde.

Prévue pour le 9 septembre, la présentation à la presse du nom et du logo du nouvel organisme issu de la fusion avait été reportée in extremis en raison, selon le gouvernement, d'une "incertitude juridique". (Source: AFP)

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 2 octobre 2008

Le décret n° 2008-1010 du 29 septembre 2008 relatif à l’organisation du service public de l’emploi, paru au Journal officiel du 30 septembre2008 donne une base concrète à la composition du conseil d’administration de la future entité qui naîtra de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) et du réseau Assédic ainsi qu’aux conseils de l’emploi.

Ces conseils de l’emploi seront de trois types car aux catégories prévues par la loi (conseil national de l’emploi ou CNE, conseil régional de l’emploi ou CRE), le décret à ajouté des « conseils territoriaux de l’emploi » (CTE) dans les trois collectivités disposant d’un statut spécifique : Saint Barthélémy, Saint Martin, et Saint Pierre et Miquelon. On remarquera que Mayotte n’est pas mentionnée ; il est probable qu’un conseil régional de l’emploi devra y être constitué, immédiatement ou à l’issue du processus de départementalisation, qui devrait aboutir en 2009. Les territoires d’outre-mer du Pacifique ne sont pas concernés. On aura donc 27 conseils régionaux de l’emploi et 30 conseils régionaux ou territoriaux de l’emploi (dont 8 outre-mer).

L’ensemble de ces institutions devrait compter environ 700 membres ce qui, du fait des doublons possibles, devrait mobiliser plus de 680 personnes.

Chacune des quatre instances (conseil d’administration de l’institution, conseils de l’emploi national, régionaux et territoriaux) prévoit une représentation de cinq catégories de membres : l’État, les syndicats, les organisations patronales, les collectivités territoriales ainsi que les organismes contribuant au service public de l’emploi.

Les représentants de l’État au conseil d’administration et au CNE viendront de 5 ministères : emploi, budget, éducation nationale, intérieur, immigration ; l’absence du ministère du travail, qui n’est d’ailleurs pas signataire du décret, est frappante. Au niveau régional, ils seront 5 à représenter les pouvoirs publics nationaux, dont quatre choisis par le préfet et un représentant des universités, proposé par le recteur. Ils seront 3 dans les CTE.

Les cinq représentants des syndicats dans le conseil d’administration, le CNE et les CRE seront ceux des organisations représentatives soit, en métropole, la CGT, CFDT, FO, CFTC et la CGC. Les organisations comme l’UNSA, la FSU ou Sud-Solidaires ne sont pas représentées.

Les cinq organisations patronales MEDEF (entreprises), CGPME (petites et moyennes entreprises), UPA (artisanat), UNAPL (professions libérales) et FNSEA (agriculture) seront à la fois aux CNE et aux CRE. Par contre, au conseil d’administration de l’institution, seuls siègeront le MEDEF (3 sièges), la CGPME et l’UPA. On relèvera que le patronat de l’économie sociale (USGERES) n’est pas représenté.

Les collectivités territoriales concernées par le décret sont les régions et leur association (ARF), l’association des départements (ADF) et celle des maires (AMF) ainsi que les collectivités à statut spécifique. Au conseil d’administration, ARF, ADF et AMF devront se mettre d’accord sur un représentant unique. Au CNE, chacune de ces instances aura un représentant. Dans les CRE, les conseils régionaux auront deux délégués, tandis que l’ADF et l’AMF enverront un représentant chacune. Enfin, dans les CTE, la collectivité aura deux délégués. On remarquera que la représentation nationale (députés et sénateurs) n’est pas associée ni au conseil d’administration ni au CNE. De même, les intercommunalités, pourtant compétentes en matière économique, n’ont pas été invitées.

La représentation des organismes contribuant au service public de l’emploi sera variée selon les conseils. L’institution (Anpe / Assédic) aura deux représentants au CNE (président et directeur général), tandis que son directeur régional siègera dans les CRE et sera représenté dans les CTE. L’Afpa enverra son directeur général au CNE, mais n’est pas concernée par les CRE, pas plus que par le conseil d’administration de l’institution. L’Agefiph (travailleurs handicapés) et les missions locales (jeunes) n’auront leur mot à dire qu’au plan régional. Les maisons de l’emploi iront au CNE et dans les CRE. Pour l’Agefiph, comme pour les missions locales et pour les maisons de l’emploi, ce sont les préfets (ou le ministre, pour le CNE) qui désigneront les membres, et non les instances ou associations de ces organismes. Enfin, l’Unédic (non concernée par la fusion, mais qui sera amputée du réseau Assédic) a trois sièges dans le CNE, dont son président, ce qui renforce quelque peu la place des partenaires sociaux.

Par ailleurs, 2 personnalités qualifiées désignées par ministre chargé de l’emploi siègeront au CNE et autant au conseil d’administration.

 

 

CA institution

CNE

CRE

CTE

État

5

Emploi, budget, éducation nationale, intérieur, immigration.

5

Emploi, budget, éducation nationale, intérieur, immigration.

5

4 désignés par préfet de région

1 représentant des universités proposé par recteur

6

État (3), organismes territoriaux du service public de l’emploi désignés par le représentant de l’État (3)

Syndicats

5

CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

5

CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

5 (métropole) ; N. Outre-mer

Métropole : CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

Outre-mer : selon le cas

N

Organisations d’employeurs

5

MEDEF (3), CGPME, UPA

5

MEDEF, CGPME, UPA, UNAPL, FNSEA

5 (métropole) ; N. Outre-mer

MEDEF, CGPME, UPA, UNAPL, FNSEA

N

Personnalités qualifiées

2

Désignées par ministre chargé de l’emploi

2

Désignées par ministre chargé de l’emploi

 

 

Collectivités territoriales

1

Proposition conjointe ARF, ADF, AMF

3

ARF, ADF, AMF

5

Conseil régional (2), ADF (2), AMF (1)

2

Collectivité territoriale

Unedic

 

3

Président, 2 administrateurs

 

 

Institution

 

2

Président, directeur général

1

Directeur régional

1

Directeur régional « territorialement compétent »

Afpa

 

1

Directeur général

 

 

Agefiph

 

 

1

Désigné par préfet de région

 

Maisons de l’emploi

 

1

Désigné par ministre chargé de l’emploi

1

Désigné par préfet de région

 

Missions locales

 

 

1

Désigné par préfet de région

 

Total

18

27

24 (métropole), N. outre-mer

9 plus partenaires sociaux

 

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 2 octobre 2008

Le décret n° 2008-1010 du 29 septembre 2008 relatif à l’organisation du service public de l’emploi, paru au Journal officiel du 30 septembre2008 donne une base concrète à la composition du conseil d’administration de la future entité qui naîtra de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) et du réseau Assédic ainsi qu’aux conseils de l’emploi.

Ces conseils de l’emploi seront de trois types car aux catégories prévues par la loi (conseil national de l’emploi ou CNE, conseil régional de l’emploi ou CRE), le décret à ajouté des « conseils territoriaux de l’emploi » (CTE) dans les trois collectivités disposant d’un statut spécifique : Saint Barthélémy, Saint Martin, et Saint Pierre et Miquelon. On remarquera que Mayotte n’est pas mentionnée ; il est probable qu’un conseil régional de l’emploi devra y être constitué, immédiatement ou à l’issue du processus de départementalisation, qui devrait aboutir en 2009. Les territoires d’outre-mer du Pacifique ne sont pas concernés. On aura donc 27 conseils régionaux de l’emploi et 30 conseils régionaux ou territoriaux de l’emploi (dont 8 outre-mer).

L’ensemble de ces institutions devrait compter environ 700 membres ce qui, du fait des doublons possibles, devrait mobiliser plus de 680 personnes.

Chacune des quatre instances (conseil d’administration de l’institution, conseils de l’emploi national, régionaux et territoriaux) prévoit une représentation de cinq catégories de membres : l’État, les syndicats, les organisations patronales, les collectivités territoriales ainsi que les organismes contribuant au service public de l’emploi.

Les représentants de l’État au conseil d’administration et au CNE viendront de 5 ministères : emploi, budget, éducation nationale, intérieur, immigration ; l’absence du ministère du travail, qui n’est d’ailleurs pas signataire du décret, est frappante. Au niveau régional, ils seront 5 à représenter les pouvoirs publics nationaux, dont quatre choisis par le préfet et un représentant des universités, proposé par le recteur. Ils seront 3 dans les CTE.

Les cinq représentants des syndicats dans le conseil d’administration, le CNE et les CRE seront ceux des organisations représentatives soit, en métropole, la CGT, CFDT, FO, CFTC et la CGC. Les organisations comme l’UNSA, la FSU ou Sud-Solidaires ne sont pas représentées.

Les cinq organisations patronales MEDEF (entreprises), CGPME (petites et moyennes entreprises), UPA (artisanat), UNAPL (professions libérales) et FNSEA (agriculture) seront à la fois aux CNE et aux CRE. Par contre, au conseil d’administration de l’institution, seuls siègeront le MEDEF (3 sièges), la CGPME et l’UPA. On relèvera que le patronat de l’économie sociale (USGERES) n’est pas représenté.

Les collectivités territoriales concernées par le décret sont les régions et leur association (ARF), l’association des départements (ADF) et celle des maires (AMF) ainsi que les collectivités à statut spécifique. Au conseil d’administration, ARF, ADF et AMF devront se mettre d’accord sur un représentant unique. Au CNE, chacune de ces instances aura un représentant. Dans les CRE, les conseils régionaux auront deux délégués, tandis que l’ADFenverra aussi deux représentants et l’AMF un. Enfin, dans les CTE, la collectivité aura deux délégués. On remarquera que la représentation nationale (députés et sénateurs) n’est pas associée ni au conseil d’administration ni au CNE. De même, les intercommunalités, pourtant compétentes en matière économique, n’ont pas été invitées.

La représentation des organismes contribuant au service public de l’emploi sera variée selon les conseils. L’institution (Anpe / Assédic) aura deux représentants au CNE (président et directeur général), tandis que son directeur régional siègera dans les CRE et sera représenté dans les CTE. L’Afpa enverra son directeur général au CNE, mais n’est pas concernée par les CRE, pas plus que par le conseil d’administration de l’institution. L’Agefiph (travailleurs handicapés) et les missions locales (jeunes) n’auront leur mot à dire qu’au plan régional. Les maisons de l’emploi iront au CNE et dans les CRE. Pour l’Agefiph, comme pour les missions locales et pour les maisons de l’emploi, ce sont les préfets (ou le ministre, pour le CNE) qui désigneront les membres, et non les instances ou associations de ces organismes. Enfin, l’Unédic (non concernée par la fusion, mais qui sera amputée du réseau Assédic) a trois sièges dans le CNE, dont son président, ce qui renforce quelque peu la place des partenaires sociaux.

Par ailleurs, 2 personnalités qualifiées désignées par ministre chargé de l’emploi siègeront au CNE et autant au conseil d’administration.

 

 

CA institution

CNE

CRE

CTE

État

5

Emploi, budget, éducation nationale, intérieur, immigration.

5

Emploi, budget, éducation nationale, intérieur, immigration.

5

4 désignés par préfet de région

1 représentant des universités proposé par recteur

6

État (3), organismes territoriaux du service public de l’emploi désignés par le représentant de l’État (3)

Syndicats

5

CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

5

CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

5 (métropole) ; N. Outre-mer

Métropole : CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

Outre-mer : selon le cas

N

Organisations d’employeurs

5

MEDEF (3), CGPME, UPA

5

MEDEF, CGPME, UPA, UNAPL, FNSEA

5 (métropole) ; N. Outre-mer

MEDEF, CGPME, UPA, UNAPL, FNSEA

N

Personnalités qualifiées

2

Désignées par ministre chargé de l’emploi

2

Désignées par ministre chargé de l’emploi

 

 

Collectivités territoriales

1

Proposition conjointe ARF, ADF, AMF

3

ARF, ADF, AMF

5

Conseil régional (2), ADF (2), AMF (1)

2

Collectivité territoriale

Unedic

 

3

Président, 2 administrateurs

 

 

Institution

 

2

Président, directeur général

1

Directeur régional

1

Directeur régional « territorialement compétent »

Afpa

 

1

Directeur général

 

 

Agefiph

 

 

1

Désigné par préfet de région

 

Maisons de l’emploi

 

1

Désigné par ministre chargé de l’emploi

1

Désigné par préfet de région

 

Missions locales

 

 

1

Désigné par préfet de région

 

Total

18

27

24 (métropole), N. outre-mer

9 plus partenaires sociaux

 

Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic) - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 17 juillet 2008

Le délégué général de l’instance nationale provisoire chargée de préparer la fusion de entre le réseau Assédic et l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Christian Charpy, lui-même issu de l’Anpe, a nommé le 10 juillet 2008 les 26 délégués régionaux chargés de l’organisation de terrain de cette opération. Ils seront probablement nommés directeurs régionaux à compter de la création de l'institution le 1er janvier 2009.

Sur les 26 délégués, 16 viennent de l’Anpe où ils étaient en général directeurs régionaux, tandis que les 10 autres viennent du réseau Assedic (dont un de l’Unedic). L’Île de France conserve une particularité puisque, au moins dans une première phase, le  Groupement des Assedic de la Région Parisienne (Garp), l’organisme chargé de l'affiliation des employeurs à l'assurance chômage, et du recouvrement des cotisations, conserve sa spécificité et son directeur.

C’est donc une nette préférence qui a été donnée aux dirigeants issus de l’établissement public, qui représentent 62% des nouveaux responsables régionaux. Près des deux tiers des 26 responsables régionaux de l’Anpe trouvent donc une place à ce même niveau. Par contre, il n’y a qu’un tiers des 31 directeurs d’Assédics à garder des fonctions de niveau régional.

On remarquera que l’Anpe s’est adjugée les trois principales régions françaises par leur population (Île de France, Rhône Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur).

En Bretagne, la mise en place du nouvel organisme a été confiée à Thierry Dorance-Houssay, directeur régional de l’Assedic. Il témoigne dans le quotidien Le Télégramme (15/07/2008) « Nous avons une mission de super-chefs de projet et, si tout va bien au moment de la création du nouvel établissement, nous serons confirmés dans nos fonctions comme directeurs régionaux de France-Emploi. Nous allons préparer la fusion durant les six mois qui viennent, et pendant ce temps les deux maisons vont continuer à fonctionner en parallèle ». Dans cette région, la nouvelle institution compte 1 763 salariés sur 64 sites. L’Assedic emploie 541 salariés sur 28 sites, et l’ANPE 1.222 personnes sur 36 sites.

Le nouveaux dirigeants de l’institution nationale provisoire Anpe / Assédic

Source : organisations syndicales (Fo, Cftc)

Alsace : Pierre-Yves Leclercq (Anpe)

Aquitaine : Maryse Dagnicourt-Nissant (Anpe)

Auvergne : Frédéric Toubeau (Unedic)

Basse-Normandie : Michèle Lailler-Beaulieu (Anpe)

Bourgogne : Pascal Blain (Assedic)

Bretagne : Thierry Dorance-Houssay (Assedic)

Centre : Jean-Yves Cribier (Assedic)

Champagne-Ardenne : Jean-Marc Vermorel (Anpe)

Corse : Marie-Christine Dubroca-Cortesi (Anpe)

Franche Comté : Jean-Marie Schirck (Anpe)

Haute-Normandie : Rui Lopes (Assedic)

Île de France : Raymond Lagré (Anpe)

Languedoc-Roussillon : Gérard Mutelet (Anpe)

Limousin : Françoise Sentilles (Anpe)

Lorraine : Jean Niel (Assedic)

Midi Pyrénées : Yves Dubrunfaut (Assedic)

Nord Pas-de-Calais : Karim Khetib (Assedic)

Pays de la Loire : Gwenaël Prouteau (Assedic)

Picardie : Jean-Michel Camus (Anpe)

Poitou-Charentes : Dominique Morin (Anpe)

Provence Alpes Côte d’Azur : Catherine d’Hervé (Anpe)

Rhône Alpes : Patrick Lescure (Anpe)

Guadeloupe : Patrick Dumirier (Anpe)

Guyane : Anicet Loembe (Anpe)

Martinique : Martine Chong Wa Numeric (Assedic)

Réunion / Mayotte : Jean-Luc Minatchy (Anpe)

GARP (Île de France) : Gérard Galpin (GARP)

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Lundi 2 juin 2008

L’ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle Jean-Marc Boulanger, a remis un rapport sur l’offre de service du nouvel opérateur issue de la fusion Anpe – Assedic le 21 mai 2008 à Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et à Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi.

Selon Emilie Zapalski, dans la lettre d’information Localtis de la Caisse des dépôts et consignations le 23 mai 2008, « Jean-Marc Boulanger plébiscite les maisons de l'emploi ».

On trouvera ci-dessous des extraits de la partie Travailler dans son territoire, qui figure en page 30 du rapport de Jean-Marc Boulanger, intitulé « Contribution à la préparation de la convention tripartite entre l’Etat, l’Unédic et la nouvelle institution créée par la loi du 13 février 2008. »

Travailler dans son territoire

« Il est essentiel de déterminer ce qui relève centralement de la responsabilité directe de la nouvelle institution et ce qui relève d’autres institutions auxquelles il peut apporter une éventuelle contribution.

« La conduite à l’emploi des personnes qui en cherchent, la réponse aux offres d’emploi des entreprises, la connaissance et l’information sur les réalités du marché de l’emploi, voilà le métier de la nouvelle institution : sur ces questions c’est à elle d’agir et de conduire l’action des éventuels intervenants tiers (voir sur ce point le § 4.2 « faire et faire faire »).

« Cette action est évidemment imbriquée dans un complexe d’interventions complémentaires ou connexes ayant un impact direct en amont ou en aval du placement. L’institution doit donc délibérément rechercher toutes les possibilités de coopération avec tous ceux dont l’action interagit avec la sienne. Cette coopération résultera soit d’un ensemble de relations bilatérales soit, lorsque le réseau des coopérations locales est structuré dans une instance de coordination locale, par sa participation active à cette instance. C’est évidemment la solution du réseau structuré qui est préférable dans la mesure où elle permet d’optimiser le temps et les moyens de la coopération locale.

« La maison de l’emploi répond à ce besoin. Les formules abouties d’une telle coopération montrent bien que la maison de l’emploi est d’abord un réseau organisé où le « qui fait quoi » est nettement établi sans redondance, où la cartographie des intervenants est clairement posée pour faciliter les connexions sur le terrain, où tous les participants s’accordent sur les nécessaires travaux d’éclairage de leurs actions respectives.

« Il est certain en particulier que le travail d’observation partagé est un élément décisif apportant une plus-value collective. La nouvelle institution doit nécessairement s’inscrire dans le réseau dont est constitué l’observatoire régional de l’emploi et de la formation ; son rôle spécifique est de fournir une analyse opérationnelle des réalités du marché du travail, à l’échelle de chacun des bassins d’emploi de la région. Cette connaissance fine des réalités de ce marché et de ses tendances est en effet un élément indispensable à la conduite de sa mission d’intermédiation active tant en direction des entreprises qu’en direction des demandeurs d’emploi.

« Il en va de même pour toutes les actions visant à coordonner la promotion de l’emploi et la création d’entreprise, pour le développement des compétences au regard des besoins. Sur tous ces points la nouvelle institution est contributrice et utilisatrice, elle ne peut prétendre agir seule, elle ne pourra que gagner à ce qu’une autorité publique prenne l’initiative d’organiser le travail coopératif.

« Le champ de l’insertion par l’activité économique et du développement des coopérations d’employeurs au service de l’emploi en temps partagé constitue un domaine privilégié de coopération locale dans laquelle la nouvelle institution, en lien avec le tissu associatif, aura grandement intérêt à s’impliquer pour repérer les besoins et aider techniquement à l’émergence de projets.

« Les expériences réussies montrent bien aussi que la maison de l’emploi, lorsqu’elle se matérialise en un immeuble commun, peut faciliter les relations de travail entre tous les intervenants (missions locales, PLIE, Cap Emploi etc.) et les déplacements des publics, pour autant cet aspect matériel n’est pas décisif. Lorsqu’il est mis en œuvre, il implique une grande retenue de la part du porteur de la maison à l’égard des institutions hébergées, chacune d’elles devant conserver la responsabilité de son métier et de ses résultats.

« Dans ce cadre, la nouvelle institution aura tout à gagner à la présence active d’une maison de l’emploi ouverte qui lui permettra de tisser à moindre effort les liens les plus denses et les plus utiles avec les acteurs locaux de l’emploi.

« Pour donner toute sa mesure dans l’action à l’échelle régionale et locale, la nouvelle institution devra donner pleinement mandat à ses représentants territoriaux pour débattre, agir et engager l’institution. »

Télécharger ici le rapport de Jean-Marc Boulanger Contribution à la préparation de la convention tripartite entre l’Etat, l’Unédic et la nouvelle institution créée par la loi du 13 février 2008 (mai 2008)




Jean-Marc Boulanger

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Jeudi 15 mai 2008

Marie-Laure Meyer, conseillère régionale (Ps) d’Île de France, siège, sur proposition de l'Association des régions de France (ARF), comme représentante des collectivités territoriales, au conseil d'administration de l'instance provisoire chargée de mettre en place la fusion ANPE-ASSEDIC au 1er janvier 2009.

Dans un article de son blog, elle fait le point sur la Fusion ANPE-ASSEDIC : d'un projet comptable à un projet économique, social et territorial.

Selon l’élue socialiste, le nouveau délégué général de l’institution, « Christian Charpy, a fait l'objet d'un vote de défiance car le gouvernement s'était engagé à ne pas désigner le directeur général de l'une des deux structures fusionnées pour la mise en place de la nouvelle structure. »

Les enjeux de la réorganisation du service public de l’emploi sont triples pour la présidente de la maison de l’emploi et de la formation de Nanterre (Hauts de Seine) : budgétaire (l’État se désengager en transférant le coût sur les partenaires sociaux, en particulier via les comptes de l'UNEDIC) ; économique et sociale (améliorer l'offre de services faites tant aux demandeurs d'emploi qu'aux employeurs) ; territoriale (garantir à tous un accès effectif au service public de l'emploi).

« Au vu des propositions de travail faites (…) lors de l'installation du CA, si les trois premières préoccupations ont fait l'objet d'une présentation de modalités de travail, la dimension territoriale a été présentée comme un simple ajustement : quand les agences et les antennes sont proches on les fusionne, quand elles sont éloignées on les garde, et on agit différemment en agglomération et en zone rurale. »

(…) « Penser que le réseau des lieux d'accueil du public est un problème interne au nouvel opérateur est à la fois une erreur de diagnostic sur la situation réelle du service public de l'emploi et un contresens historique sur l'efficacité des politiques publiques. » (…)

« Au nom des collectivités territoriales, et soutenue par la préfète Malgorn, représentante du ministère de l'intérieur, j'ai demandé et obtenu un groupe de travail spécifique sur les acteurs, les problématiques et les principes de la nouvelle territorialisation. »


 Marie-Laure Meyer

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Samedi 3 mai 2008

L'organisme issu de la fusion de l'Agence nationale pour l'emploi (Anpe) et du réseau des Assedic devrait voir le jour qu'en 2009. Il n’a toujours pas de nom, mais le premier conseil d’administration s’est réuni le 28 avril 2008.

Dominique-Jean Chertier, 58 ans, a été élu président de l'instance nationale de préfiguration chargée de mettre en oeuvre le nouvel opérateur. Membre du directoire de Safran (armement et hautes technologies), c’est un ancien conseiller social du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin mais également l’ancien directeur général de l'Unedic. Il a été élu à l'unanimité moins une abstention, celle de la Cgt, qui s’est abstenue « pour marquer son opposition au processus de désignation, trop dominé par l'Etat » selon son représentant, Maurad Rabhi.

Christian Charpy, 48 ans, actuel directeur général de l'Anpe depuis 2005, a été proposé comme délégué général de la nouvelle institution par le ministère de l’économie, des finances et de l’emploi. Le conseil d'administration a donné un avis favorable  par 14 voix sur 18. Il y a eu deux  abstentions ou refus de vote (la Cfdt et le représentant des collectivités territoriales) et deux contre (CFE-CGC et Cgt). Christian Charpy est également un  ancien conseiller social de Jean-Pierre Raffarin. La Cftc a voté a émis un vote réservé, souhaitant que M. Charpy ne joue qu'un rôle provisoire.

L’Afp relève que à propos de Christian Charpy, « Début février, personne n'aurait parié sur lui, notamment après le rapport de la Cour des comptes épinglant la dérive des rémunérations des dirigeants de l'ANPE ces dernières années. »

La nouvelle institution emploira plus de 44 000 personnes.

Le conseil d’administration de l’instance nationale de préfiguration, en charge de la mise en œuvre de la fusion ANPE-Assédic compte 19 membres représentants l'administration (5), les employeurs (5), les salariés (5), les collectivités territoriales (2) et des personnalités qualifiées (2).

Représentants de l'administration : Jean Gaeremynck, délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle, ministère de l’économie, des finances et de l’emploi ; Élisabeth Arnold, ministère de l’éducation nationale ; Francis Étienne, ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du développement solidaire ; Bernadette Malgorn, ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales ; Jean-Marc Betemps, ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique.

Représentants des employeurs : Jacques Creyssel, Medef ; Catherine Martin, Medef ; Dominique Tellier, Medef ; Jean-François Veysset, CGPME ; Patrick Liebus, UPA.

Représentants des salariés : Annie Thomas, CFDT ; Maurad Rabhi, CGT ; Gabrielle Simon, CFTC ; Stéphane Lardy, FO ; Alain Lecanu, CFE-CGC.

Représentants des collectivités territoriales : Marie-Laure Meyer, conseillère régionale d’Île de France (Ps), conseillère municipale de Nanterre, présidente de la Maison de l’emploi et de la formation et du Plie de Nanterre ; Yves Daudigny, président du conseil général de l'Aisne (Ps). A noter que ce dernier est encore "pressenti", mais semble-t-il pas désigné officiellement.

Personnalités qualifiées : Dominique-Jean Chertier, président del’instance nationale de préfiguration ; Jean-Baptiste de Foucauld, inspecteur des Finances, président de Solidarités nouvelles contre le chômage.

 

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Samedi 26 avril 2008

Sébastien Bourgasser, informaticien, ancien chômeur, a conçu en 2004 un logiciel de gestion des démarches de recherche d'emploi. Il permet d'adapter son CV à l'intitulé de l'offre, d'imprimer une lettre de motivation, et de noter les dates d'envoi de la candidature, de réponse et d'entretien. Cet outil permettait de suivre des dizaines de démarches simultanées et de pouvoir rendre compte des démarches entreprises en cas de contrôle.

Son logiciel avait été baptisé ANPSEDIC et était disponible gratuitement sur le site anpsedic.org. Il était recommandé par certains conseillers Anpe pour des personnes ayant du mal à organiser leur recherche de travail.

M° Éolas, qui commente la situation dans un article de son Journal d’un avocat, interroge : « Formidable, la solidarité entre chercheurs d'emploi, la créativité de l'un mise bénévolement au service de ses prochains, n'est-ce pas ? » Mais il corrige : « Non. C'est insupportable ». En effet, Anpe et Unedic ont mis en demeure en avril 2008 Sébastien Bourgasser de cesser de distribuer ce logiciel, car il contrefait leurs marques commerciales.

L’homme de loi relève pourtant que « nul ne peut prétendre que Sébastien Bourgasser faisait du parasitisme » et commente : « Honte à l'Anpe et à l'Unedic pour ce qu'ils ont fait ». Il remarque que la page d'accueil du site précisait que ce logiciel a été créé sans lien aucun avec l'Anpe et l'Assedic tout en s’interrogeant sur ce qu’il pense être le point de vue des deux institutions « Que voulez-vous, les chômeurs sont des gens simplets qu'il faut protéger. »

Sébastien Bourgasser, qui faisait ce travail bénévolement, jette l'éponge et cesse de distribuer son programme. Sur son site, il écrit : « Je ne comprends pas ce revirement de l'Anpe, alors que le logiciel a été présenté dans la newsletter interne des conseillers. ANPSEDIC a toujours été gratuit, ce site n'a jamais affiché le moindre bandeau publicitaire, bref rien de lucratif... que du service à destination de gens en situation difficile. »

Bref, la fusion Anpe Unedic, d’accord, mais à condition que les anciens chômeurs ne s’en mêlent pas.

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Mercredi 23 avril 2008

Christian Charpy, directeur général de l'Anpe, est donné comme quasi-certainement nommé à la tête de la future entité issue de la fusion de son établissement avec le régime d’assurance chômage.

Il donne au mensuel Challenges un intéressant entretien intitulé : « La fusion ANPE/Unedic ne vise pas à faire des économies », ce qui ne serait pourtant pas un crime.

En voici quelques extraits :

« Qu’est-ce que la fusion entre l’Anpe et l’Unedic va changer pour un demandeur d’emploi ?

« CC - Elle va lui permettre d’avoir un interlocuteur unique, qui traite à la fois la question de l’indemnisation et du retour à l’emploi. Cela simplifiera ces démarches.

« Ce n’était pas déjà le cas du guichet unique ?

« CC - Non, car il ne s’occupait que de l’inscription à l’Anpe et à l’Unedic. Pour l’indemnisation et le placement, le demandeur d’emploi était toujours confronté à deux organismes différents. Le nouvel organisme permettra de renforcer les services aux demandeurs d’emploi. Il aura aussi un rôle en matière d’orientation professionnelle, que n’a pas l’Anpe. »

On rappellera au Dg de l’Anpe que, avant les guichets uniques, l’inscription aux deux institutions était déjà unifiée en un seul lieu (en l’occurrence, l’Assedic). Et que l’Anpe a compté de nombreux conseillers d’orientation jusqu’à une réorganisation au milieu des années 90. On s’interrogera aussi sur la notion « d’interlocuteur unique », qui était déjà au cœur d’autres réformes au sein de l’Anpe à la fin des années 90, et qui n’ont jamais été effectivement mises en œuvre.

Selon l’Anpe, 430 guichets uniques Anpe-Assedic étaient en place fin 2007 et 504 en avril 2008.

Par ailleurs, l’Afp reprend les propos de Christian Charpy, lors de la présentation des résultats de l’Anpe pour 2007.

La fusion entre l'Anpe et les Assedic sera « un processus long, difficile mais pas insurmontable ». Avec un enthousiasme visible, le futur dirigeant de l’organisme unifié a précisé que « L'instance de préfiguration de l'entité Anpe-Assedic sera créée avant fin avril. C'est vrai qu'il y a eu un petit peu de retard sur sa mise en place mais nous n'avons pas perdu de temps pour autant », poursuivant pourtant de manière contradictoire que « dès que cette instance sera en place, il va falloir se mettre très vite au travail pour respecter l'objectif d'une entrée en vigueur début 2009 ». Évoquant sans doute son sort, il a jugé que « une lourde tâche attend le futur directeur. »

En 2007, 3,7 millions d'offres d'emploi (+6,5% par rapport à 2006), dont 33% de CDI et CDD de plus de 6 mois, ont été recueillies par l'Anpe. Plus de trois millions, soit 89,5%, ont été satisfaites.


Christian Charpy, DG de l'Anpe
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Vendredi 29 février 2008
Le préfet du Morbihan (Bretagne) ainsi que les directeurs départementaux de l’emploi (DDTEFP), de l’ANPE, de l’Assedic, ont fait le point, le 23 janvier 2008, sur la mise en place des guichets uniques dans la perspective de la fusion annoncée de l’Anpe et de l’Assedic.
Ils se sont retrouvés, selon le quotidien Le Télégramme (24/01/2008), les locaux du guichet unique Anpe / Assedic dans le installé dans l’antenne Assedic du quartier de Kerniol à Vannes depuis 2007.
Dans la même ville, un autre guichet unique existe dans le centre-ville, rue Capitaine Jude. C’est également le cas depuis début février 2008 à Lorient et Lanester. Le plus ancien est cependant celui de Ploërmel, qui fonctionne au sein de la Maison de l’emploi depuis 2006.
Pour le quotidien brestois, ces implantations soulèvent cependant des questions : ira-t-on vers de grosses agences ou de petites unités ? Par ailleurs, il se pose un problème de locaux.
À Pontivy, on envisage d’installer la nouvelle implantation du futur service public de l’emploi dans les locaux du tribunal ou dans ceux du commissariat de police.
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Vendredi 15 février 2008
La loi « relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi », adoptée par le parlement le 31 janvier 2008, a été signée le 13 février 2008 par le président de la République, et ce sera donc sa date officielle. Elle porte le numéro 2008-126.
Le texte est paru au Journal officiel le 14 février 2008.
Retrouvez ici une copie du texte de loi.
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Jeudi 10 janvier 2008
Le rapport fait par Catherine Procaccia, sénatrice Ump du Val de Marne, au nom de la commission des Affaires sociales sur le projet de loi relatif à la réforme du service public de l’emploi, a été présenté le 8 janvier 2008.
La commission des Affaires sociales du Sénat considère que le projet de loi « ne procède pas en effet, contrairement à ce que pourrait laisser entendre son intitulé, à une réforme de l’ensemble des composantes du service public de l’emploi. Il concerne essentiellement l’Anpe et l’assurance chômage, même s’il affecte leurs relations avec les autres acteurs du SPE, et modifie surtout leurs structures sans revenir par exemple sur les modalités d’indemnisation du chômage ni sur les conditions d’accompagnement des demandeurs d’emploi. » La commission suggère donc de modifier le titre en projet de loi « relatif à la réforme de l’organisation du service public de l’emploi ».
Elle propose par ailleurs d’élargir le champ de la fusion, en incluant les 800 conseillers d’orientation professionnelle de l’Afpa. La Haute assemblée s’appuie sur le rapport de Jean Marimbert (janvier 2004) sur « le rapprochement des services de l’emploi. »
Dans ses travaux préalables, la commission des Affaires sociales du Sénat avait entendu Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, le 12 décembre 2007. La ministre avait estimé nécessaire un « audit des maisons de l’emploi, qui rassemblent l’ensemble des acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle et contribuent à la revitalisation des territoires, mais dont les plus récentes ont pu être parfois labellisées de façon insuffisamment rigoureuse. »
Le 18 décembre 2007, les sénateurs avaient auditionné Christian Charpy, directeur général de l’agence nationale pour l’emploi (Anpe), qui estimait que « en ce qui concerne les maisons de l’emploi, les engagements pris par l’ANPE seront tenus, malgré la difficulté que représente la mise à disposition de personnels. Une évaluation des maisons de l’emploi sera effectuée afin d’identifier celles qui fonctionnent et celles qui rencontrent des problèmes importants. Ceci étant, la nouvelle structure ne devrait pas bouleverser le fonctionnement des maisons puisque chaque organisation conservera un rôle distinct : le service public de l’emploi restera le premier interlocuteur obligatoire des demandeurs d’emploi et la maison de l’emploi continuera de regrouper les acteurs locaux de l’emploi dans leur diversité, notamment les collectivités territoriales. »
undefined  Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi
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Mercredi 9 janvier 2008
Le projet de loi sur la réforme du service public de l'emploi, déposé au Sénat le 14 décembre 2007 par Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, entre en discussion en séance publique les 9, 10 et (éventuellement) 11 janvier 2008.
Il devrait conduire, selon le communiqué du conseil des ministres du 3/01/2008, à « la redéfinition du rôle des autres acteurs du service public de l’emploi et la réforme des dispositifs d’incitation et de soutien au retour à l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail, avec notamment l’instauration du revenu de solidarité active. »
On remarquera que sur ce texte, le gouvernement a utilisé la procédure d’urgence, qui limite l’examen par les parlementaires.
Selon l’AFP, « la carte des implantations du futur réseau unifié commence discrètement à se redessiner ». De 1 600 antennes Assedic ou agences Anpe, on passerait à 1 200. Selon Christian Charpy, directeur général de l'Anpe, « seuls les sites géographiquement très rapprochés seront fusionnés ».
Selon le site Internet de TF1, en Ile-de-France, « des délégués syndicaux craignent que tous les points relais ANPE ne ferment, de même que certaines agences, afin de regrouper tout le monde dans des antennes d'au moins une centaine d'agents. » Christian Charpy a indiqué au Sénat (18/12/2007) que, pour lui, « Ilsemble possible de fermer certaines agences à Paris » où se trouvent 40 Anpe et 20 Assedic.
L’AFP rapporte que la mairie PCF de Sevran (Seine-Saint-Denis) a ainsi appris que le bail de son point relais Anpe, implanté dans un quartier à fort taux de chômage, allait être résilié, et a envoyé une lettre de protestation au préfet. Dès le lendemain, l'Anpe a corrigé le tir, affirmant ne plus vouloir déménager mais seulement renégocier le bail, pour « ouvrir prochainement » de nouveaux services pour les jeunes sans diplôme ou les chômeurs longue durée.
La sénatrice UMP Catherine Procaccia (Val-de-Marne), a jugé « singulier » que les collectivités territoriales soient tenues à l'écart de l'économie globale du projet, d'autant que l'Etat avait demandé aux élus locaux de se mobiliser et de créer des Maisons de l'emploi, dont certaines sont maintenant remises en cause par le gouvernement.
Mardi 8 janvier, une manifestation de la Cgt protestait devant le Sénat contre ce projet.
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Jeudi 13 décembre 2007
L’inauguration, le 6 décembre, du guichet unique Anpe Assedic d’Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine) a été l’occasion de communiquer sur ce que sont ces fameux nouveaux dispositifs.
Mais l’information sur cette question est, par contre, loin d’être unique.
D’abord, combien y a-t-il de guichets uniques. Dans un document de présentation co-signé par l’Anpe Île de France et l’Assedic de l’ouest francilien, diffusé par le ministère de l’économie, des finances et de l’emploi (Minefe), il est indiqué qu’il y a « à la fin de l’année 2007 » 10 guichets uniques sur le territoire de l’ouest francilien et 60 en Île de France. Au niveau national, les deux institutions parlent de 250 unités Anpe – Assedic.
L’argumentaire, baptisé « Fusion Anpe-Assedic : questions-réponses » et daté du 6 décembre 2007, diffusé à la même occasion par ledit Minefe (mais sous la plume de la ministre, Christine Lagarde) a une vision assez différente. Elle ne voit, au plan national, que « moins de 10 véritables guichets uniques ! ».
Après avoir analysé que « La loi de cohésion sociale a marqué une étape positive, mais L’OPTION DU SIMPLE « RAPPROCHEMENT », retenue par la convention tripartite de mai 2006, A MONTRE SES LIMITES », la ministre considère que « les réalisations sont réelles mais se déploient beaucoup trop lentement ». Christine Lagarde met également en cause « le rapprochement informatique » qui « en est encore à ses premiers pas (un an pour seulement élaborer les statuts du groupement d’intérêt économique sur les systèmes d’information). Enfin, les coûts de coordination sont importants. » Les mises en majuscules sont d’origine.
Une précision intéressante à lire dans le même document, celle sur le taux d’encadrement des demandeurs d’emploi par des conseillers : « c’est pour les publics les plus en difficulté qu’il faut « mettre le paquet » et, à terme, se mettre au niveau des meilleurs standard européens, à 1 pour 30. »
Le syndicat libertaire CNT santé-social de l’Anpe souligne que les guichets uniques fonctionnent « dans un cadre légal aléatoire. »
Par Benoit Willot - Publié dans : Pôle Emploi (Anpe Assedic)
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