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Josette Londé, présidente de l’UNEPS (Union nationale des entreprises de portage spécialisées) a publié mi-mars 2010 sur plusieurs sites Internet, dont Miroir social, une tribune libre où elle dénonce la « spoliation du portage salarial. »
Après avoir pensé avoir gagné une reconnaissance officielle du fait de la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008 (article L 1251-64 du Code du Travail), le monde du portage salarial se trouve manifestement pris dans un étau : d’un côté, le secteur de l’intérim qui grignote son territoire et de l’autre le développement du statut de l’autoentrepreneur qui menace son marché.
La loi a confié à la fédération patronale de l’intérim, PRISME, et aux syndicats du secteur le soin de négocier un cadre contractuel pour les salariés du secteur. Mais l’UNEPS, basée à Annecy et fondée en 2005 ainsi que les deux principaux groupements professionnels du secteur du portage salarial le SNEPS et la FNPS sont exclus des discussions.
L’accord aurait dû être signé en 2009 mais, le 9 mars 2010, la conclusion des discussions a de nouveau été repoussée au 3 mai.
Selon le journal Les Echos (10/03/2010), les négociateurs achoppent sur la question du contrat de travail. Il semble acquis que celui-ci prendra la forme d'un contrat à durée déterminée (CDD) à clauses spécifiques. Mais le fait que le salarié porté doive amener la mission qui permet sa rémunération semble en contradiction avec de récents arrêts de la Cour de cassation.
Mais, outre ces points qui font difficulté, ce sont les éléments même de consensus entre les employeurs du travail temporaire et les organisations syndicales qui provoquent l’irritation des spécialistes du secteur.
Le projet d’accord prévoit que les salariés portés auront un statut de cadre avec une rémunération minimale de 2.600 euros par mois, complétée par une « indemnité d'apport d'affaires » (incluant les temps de préparation et de prospection) de 5 % et par une prime de fin du contrat de 6 %.
Josette Londé, gérante d’Assurportage, s’insurge contre ces contraintes qui augmentent les cotisations sociales. Elle s’inquiète surtout de ce que « ces exigences de ‘’salariés traditionnels’’ (…) vont imposer aux portés de réaliser un C.A. minimum annuel de plus de 60 000 €. »
L’UNEPS propose trois solutions : relever le plafond de l’auto-entrepreneur pour la prestation de services au niveau du plancher du portage salarial de 60 000 € ; abaisser le plancher du portage salarial au niveau du plafond de l’auto-entrepreneur ; ou instaurer un montant frontière entre l’auto-entrepreneur et le portage salarial à hauteur de 45 000 € annuel de chiffre d’affaires.
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Documents à télécharger :
Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)
Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)
Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)
L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)
Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux,
député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première
annexe et sa deuxième
annexe.
Le rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la réforme du
service public de l'emploi
La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)
L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars
2007)
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Portage salarial Vs intérim : un pdg s'exprime
La notion de "salarié porté" n'est pas nouvelle. Depuis longtemps, nombre de salariés intérimaires "apportent" leur contrat à une entreprise de travail temporaire. Cadre ou ouvrier, ils négociaient eux-mêmes leur salaire, la nature de leur mission et sa durée. Le plus souvent, c'étaient -et sont encore- d'anciens patrons soucieux d'une certaine autonomie. Sur ce fait, il est apparu des sociétés de portage, avatar des entreprise de travail temporaire SANS l'indemnité de fin de mission. Après quelques temps, les ASSEDIC ont été les premiers à poser le problème : le contrat liant le "porté" à son entreprise de portage est-il un contrat de travail, relevant du droit du travail, ou un contrat de prestation de services, relevant du droit du commerce. Le législateur se doit de trancher. Pour ma part, conseiller prud'homal, dans l'attente des textes, il s'agit d'un contrat de travail (il en a, pour la majorité des caractéristiques, la couleur)).
Puis est intervenu ce qui est pour moi la honte du droit du travail : le statut d'autoentrepeneur ou l'art et la manière de contourner le droit du travail. Je ne compte plus le nombre de salariés passés sous ce statut alors qu'ils étaient intérimaires auparavant. Le résultat sera peut-être la mort du travail temporaire mais sûrement pas la fin de la précarité, encore moins de la pauvreté.
Il nous faut nettoyer au plus vite les statuts d'entrepreneur et n'en conserver que trois : l'EURL, la SARL et la SAS, selon le nombre d'associés, le volume du chiffre d'affaires et la nature de l'activité. Et nettoyer le nombre de contrats de travail (plus de 27 à ce jour) et n'en conserver que trois : le CDI, le contrat de travail temporaire et le contrat de professionalisation.
Vaste programme. Qu'il convient d'affiner.
Stéphane MOUSSET, entrepreneur fatigué de tant de gabegies...