L'Insee devrait publier mardi 25, veille du salon des Entrepreneurs, des chiffes de créations d'enteprises en forte hausse. En 2004, il y aurait eu 225.000 créations pures, contre 199.000 l'an passé (+13%). Une des caractéristique relevée par l'Insee, c'est la baisse de la proportion de chômeurs parmi les créateurs. Ils étaient 51% en 1991, et ne seraient plus que 30% l'an passé.
Mais ces chiffres sont-ils comparables ? En 1991, un salarié désireux de créer une entreprise le faisait en prenant tous les risques. En démissionnant, il abandonnait tout droit à un retour vers sont entreprise, et ne pouvait pas non plus prétendre à une indemnité chômage en cas d'arrêt de son activité. Certains experts évaluaient, de manière officieuse, que un tiers des chômeurs créateurs s'étaient mis volontairement en situation de demandeur d'emploi, sans doute principalement pour éviter ce risque social.
Nombre de dirigeants d'organismes d'appui (réunis plus tard dans le collectif Synergies Créateurs) avaient lancé en 1997 un manifeste pour faire de la création un enjeu de société. Ils revendiquaient notamment une meilleure prise en compte de la situation de ceux qui veulent se lancer.
Patronat et syndicat, dans le cadre de l'assurance chômage, ont pris en compte cette demande. Le gouvernement a suivi, d'abord avec le congé création d'entreprises, ensuite avec le temps partiel pour création. La possibilité d'entreprendre sans passer par la case chômage s'étant améliorée, les chiffres s'en ressentent - et c'est à mettre au crédit des militants que sont les réseaux d'aide à l'entrepreneuriat.

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