La loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises a levé, dans son article 7, pour toute « personne physique agissant pour ses besoins professionnels », les limites fixées par l'article L. 313-3 du code de la consommation, c’est à dire ce qui est appelé communément le taux de l’usure.
L'article 32 de la loi du 1er août 2003, dite loi Dutreil sur l’initiative économique, avait déjà supprimé ce plafond pour les prêts aux sociétés.
L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) avait – aux côtés de professionnels de la finance – demandé cette réforme. Elle n’a cependant pas indiqué si elle allait se saisir de cette possibilité rapidement. Sur son site Internet, l'Adie mentionne que son taux d'intérêt « n'a qu'un impact financier limité compte tenu des petits montants des prêts ». Elle précise qu’il « se situe dans la fourchette basse du marché ».
La Lettre du réseau France Active (juillet 2005) publie un éditorial « microcrédit et taux de l’usure : le point de vue de France Active ». Le directeur, Jacques Pierre, relève que « aujourd’hui, des voix s’expriment en faveur d’une dérèglementation des taux de l’usure en France ». Il précise ensuite que « France Active considère que ces taux doivent rester encadré. Une forte augmentation des coûts de crédit nuirait aux initiatives économiques des personnes privées d’emploi, créatrices d’entreprises et de richesses ». Edmond Maire avait, au nom de l’association, critiqué dans un article paru dans Les Échos (8/12/2004) « l'imposture du déplafonnement des taux de l'usure ».


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