La fréquentation de la 16ème édition du Salon des Entrepreneurs de Paris a connu un afflux considérable, avec une hausse des entrées estimée à 50% pour la première journée, le 4 février 2009 par rapport à la fréquentation 2008. Les 50 000 visiteurs attendus ont sans doute été largement dépassés. En 2008, les trois Salons des entrepreneurs organisés en France (Paris, Lyon et Nantes) avaient attiré 80 000 visiteurs.
Le salon était largement centré sur « la révolution de l’auto-entrepreneur », et de fait l’accès aux stands et conférences consacrés à ce statut était particulièrement difficile. Mais c’est une grande partie des manifestations qui ont attiré un public considérable, occasionnant quelques incidents dus à l’énervement de la foule.
Les stands des réseaux d’appui à la création d’entreprise étaient eux-aussi pris d’assaut à certains moments. L’espace La Fabrique, où la Caisse des dépôts et consignations avait invité tous les réseaux d’accompagnement privés n’a ainsi pas désempli, et en particulier La Fabrique à idées (avec Balise envie d’entreprendre) ce qui confirme l’importance du nombre de visiteurs venus au salon avec une idée ou même juste l’envie d’entreprendre sans encore de projet précis.
Parmi les nombreux stands régionaux, celui de l’Île de France mettait en avant ses soutiens aux entreprises à fort potentiel, à l’économie sociale et solidaire (avec l’Atelier) et aux entrepreneurs des quartiers (avec CréaRîF Quartiers).
Mais le salon a également été le théâtre d’un autre incident. Dix membres du groupe féministe La Barbe, toutes affublées de barbes, ont interrompu la séance d'ouverture le 4 février 2009. Elles ont déployé une banderole et sont intervenues pour « féliciter » Xavier Kergall, directeur général du Salon, « pour avoir su si bien éviter de confier les rênes des nombreuses sessions du salon à des femmes. »
La première séance de la manifestation n’avait vu monter à la tribune que 10 hommes. Parmi les 43 invités aux grands débats et conférences, on comptait 7 femmes (16%) dont trois ministres : Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Christine Lagarde, ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et Nathalie Kosciusko-Morizet secrétaire d’État chargée de la prospective et de l’économie numérique. Figuraient aussi au programme Sandra Legrand, président-directeur général de Canal CE, Laure Reinhart, directrice innovation d’OSEO, Maria Nowak, présidente de l’Adie, et… Catherine Barba, fondatrice et présidente de CASHSTORE.
La Barbe, rappelle que l'amendement à la Constitution voté le 27 mai 2008 stipule que la « loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales. »
Photo Eco89

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