L’assemblée générale de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) le 16 mars 2011 a constitué une étape significative dans la vie de l’organisation de microcrédit, fondée en 1989.
En effet, Maria Nowak a été remplacée à la présidence de l’association par Catherine Barbaroux (nous reviendrons dans un prochain article sur son parcours).
Née en Pologne en 1935, Maria Nowak fuit la Pologne 8 ans plus tard. Elle vient en France en 1946 et sort diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (1956) et de la London School of Economics (1959). Après un travail de recherche et un doctorat sur l’économie rurale en Guinée, Maria Nowak intègre la Caisse centrale de coopération économique (ancêtre de l’actuelle Agence française de développement). En 1985, après sa rencontre avec l’économiste bangladais Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, elle s’intéresse au modèle de microcrédit, qu’elle considère utile dans les pays développés comme dans les économies en transition d’Europe orientale ou les pays du Tiers-monde.
Maria Nowak rejoint en 1991 la Banque mondiale à Washington pour participer au développement des programmes de microcrédit en Europe centrale, après avoir lancé deux ans auparavant l’Adie qui tente de transposer en France le modèle de la Grameen Bank.
Ancienne conseillère spéciale de Laurent Fabius, ministre de l'économie (2002-2003), Maria Nowak constitue le Réseau européen de la microfinance (2003).
Elle ne quitte pas pour autant l’association qu’elle a fondée puisque, avec le titre de présidente fondatrice, elle reste administratrice de l’Adie. Maria Nowak conserve en outre les fonctions de présidente d’Adie Microfranchise solidaire, d’Adie International et de microStart, opération de microcrédit qui vient d’être lancée en Belgique en partenariat avec BNP Paribas, Fortis et le Fonds européen d’investissement.
La dernière opération importante initiée par Maria Nowak dans son mandat exécutif à l’Adie aura été, du 14 au 18 mars 2011, l’installation de permanences de l’association dans 100 agences Pôle emploi. Il s’agissait de « proposer aux demandeurs d'emploi de rencontrer l'Adie pour déposer une demande de microcrédit personnel. »

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