Catherine Barbaroux, 61 ans, tient ses promesses. Elle prend sa retraite et rejoint le conseil d’administration de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique). Le 16 mars 2011, l’assemblée générale de l’association, fondée en 1989 par Maria Nowak et présidée par elle pendant toute cette période, l’a portée à la présidence.
Dans le quotidien La Croix (17/03/2011), Catherine Barbaroux se présente comme une « fille d’immigrée espagnole de la guerre de 1936 » désireuse de faire du bénévolat pendant sa retraite pour rendre ce qu’elle a reçu. Elle est également diplômée de sciences politiques.
Si Maria Nowak et Catherine Barbaroux sont devenues amies, cette dernière rappelle que leur première rencontre en 1999 fut électrique, quand la seconde dirigeait alors la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) au ministère du travail. Selon Catherine Barbaroux, Maria Nowak « estimait que le service public de l’emploi n’était pas un instrument adapté pour aider à la création d’entreprise »,
Catherine Barbaroux a d’abord été chercheuse en sciences politiques. Elle fut directrice de cabinet de Michel Crépeau, ministre (radical de gauche) de l'environnement puis du commerce, de l'artisanat et du tourisme (1981-1986).
Elle rejoint ensuite le groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), où elle est directrice des ressources humaines et de la communication, puis rejoint en 1993, la direction du cabinet de conseil Entreprise et Personnel.
En 1999, elle est recrutée par Martine Aubry, ministre de l'emploi et de la solidarité (Ps), et devient déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle. Elle garde son poste sous ses successeurs, Elisabeth Guigou (Ps), François Fillon (Ump) et Jean-Louis Borloo (Ump-radical). En 2005, Jean-Paul Huchon (Ps) l’embauche au conseil régional d'Ile de France où elle est jusqu'en juillet 2010 directrice générale des services.
Pour la nouvelle présidente, « L’Adie est un outil formidable pour sortir les personnes de l’assistance et les amener vers des activités qui créent de la valeur ajoutée ». Sa priorité affichée est « de relancer la production ». Selon Catherine Barbaroux « Beaucoup de clients potentiels ne connaissent pas assez l’Adie. Or, il y a un potentiel de développement car le désir d’entrepreneuriat est fort chez les personnes sans emploi. Je souhaite multiplier par deux les activités de l’Adie dans les cinq ans ».
Elle assure dans La Croix vouloir « faire passer l’Adie de l’image de pionnier du microcrédit à celle d’une marque de référence ». Lors de l’assemblée générale, Catherine Barbaroux a estimé que le combat mené par l’Adie « est concret, juste, et plus que jamais nécessaire dans le contexte social et économique actuel » selon un communiqué de l’association (16/03/2011).
L’Adie compte actuellement 130 antennes, 450 permanents et 1 700 bénévoles.

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