Les seconds États généraux des pays se sont tenu les 27 et 28 octobre 2008 à Caen (Calvados), comme lors de leur première session en 2005. Le contexte était cependant plus tendu : le rapport des députés Didier Quentin (Ump, Charente-Maritime) et Jean-Jacques Urvoas (Ps, Finistère) préconise de « supprimer progressivement les pays, en prévoyant un transfert de leurs activités aux intercommunalités. »
En janvier 2008, ont comptait 371 pays (dont 345 avaient fait l’objet d’une reconnaissance officielle), regroupant près de la moitié des français sur 80% de la superficie métropolitaine (état des lieux des pays, ETD, 2008).
Claude Grivel, président de l'Union nationale des acteurs et des structures de développement local (Unadel), qui organisait la rencontre a réuni 540 participants. Il espère s’appuyer sur les 64 présidents de pays qui sont aussi parlementaires pour écarter les menaces, mettant en avant que les pays sont des « facilitateurs. »
La rencontre a lancé un projet de manifeste : « Les pays, des outils pour la simplification et le Grenelle de l’environnement »
On y lit que « les pays constituent un outil de concertation et de coopération entre intercommunalités, de contractualisation commune avec les échelons supérieurs, et de participation des acteurs socio-économiques au sein de conseils de développement. »
Surtout, le manifeste considère que les pays « sont ainsi un échelon pertinent pour conduire un certain nombre de politiques territoriales hors de portée des intercommunalités ou se situant à une échelle territoriale plus large qu’une seule intercommunalité en matière d’aménagement spatial, de portage de projets, de développement économique et d’emploi (maisons de l’emploi), de coordination des politiques touristiques à une échelle intra-communautaire… »
- Un blog des États généraux a été mis en place.

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