40 % des Caisses régionales du Crédit agricole ont mis en place des solutions permettant – selon la présentation qu’elles en font dans un article de leur site Internet – « d'assurer une écoute, apporter un conseil personnalisé et aider les clients les plus fragiles à traverser les moments difficiles. »
Le dispositif Passerelle veut « remettre en selle » des personnes financièrement ébranlées par un accident de la vie. L’initiative est venue de la caisse régionale du Crédit agricole du Nord Est en 1997 et elle a été reprise depuis par plusieurs autres caisses régionales sur le même modèle initié. 14 Caisses régionales l'avaient mis en place en 2007 et 5 s'y préparaient.
D'autres dispositifs du même type avaient été expérimentés dans d’autres caisses régionales du Crédit agricole : Comité des Jours difficiles ou Banque des Jours difficiles.
Passerelle fait intervenir des élus, des salariés et des retraités du Crédit Agricole, mais également des partenaires tels que les services sociaux, l'Anpe, des associations d'insertion… Les personnes sont orientées vers Passerelle principalement par les agences du Crédit Agricole et par le réseau d'administrateurs. Pour bénéficier de cet accompagnement, les personnes aidées doivent avoir la volonté de prendre en charge leurs difficultés, condition essentielle pour que le dispositif fonctionne.
Joseph d'Auzay, directeur général de la Fédération nationale du Crédit agricole, qui intervenait lors de la session sur « microcrédit personnel et inclusion financière » organisée dans le cadre du Grenelle de l’insertion à Paris le 23 avril 2008, soulignait que sa banque constatait « 50% de rejets de demandes de crédits à la consommation » et s’en inquiétait. En 2007, elle a transformé le dispositif Passerelle en filiale spécialisée pour répondre par une offre 1 000 à 4 000 € aux personnes en difficulté ayant fait l'objet d'un refus. 8 000 dossiers ont été traités en un an.
Si la filiale a un statut d’entreprise, amenée à équilibrer ses comptes non subventionnée, Joseph d'Auzay a précisé que ladite société était « sans objectif de retour sur investissement. »
Voir mon article sur le microcrédit personnel du 25/04/2008 : Microcrédit social ou de masse ?
Voir également le site de la Caisse des dépôts et consignations France microcrédit.

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