Anne Le Bissonnais, socio-économiste, ancienne directrice d’une mission locale, a accordé à Camille Dorival un entretien publié dans la Lettre de l’insertion de mai 2009 (n° 10). Elle vient de publier Les Missions du possible (éditions Apogée).
Dans une situation de crise, touchant encore plus les jeunes précaires, Anne Le Bissonnais considère que « les chantiers prioritaires sont connus depuis longtemps : formation professionnelle, développement de l’apprentissage, lutte contre l’échec scolaire, prise en compte des jeunes déscolarisés, logement des jeunes demandeurs d’emploi, avec la construction de foyers de jeunes travailleurs dans tous les bassins d’emploi. »
Elle s’inquiète de ce que les 500 missions locales créées depuis vingt-cinq ans risquent de ne pas pouvoir faire face : « les financements publics sont demeurés stables depuis 2005, alors que l’activité et donc les charges augmentaient déjà régulièrement. Beaucoup de structures peinent aujourd’hui à équilibrer leur budget et ne peuvent, dans ces conditions, assurer un accompagnement de qualité. Aujourd’hui, certains conseillers suivent jusqu’à 400 jeunes. Ce qui n’est pas tenable. »
Anne Le Bissonnais, qui a dirigé la mission locale d’Étampes et travaillé au projet (arrêté) de maison de l'emploi du Sud-Essonne (Île de France) pense « nécessaire de généraliser la présence dans chaque mission locale d’un agent de Pôle emploi, mis à disposition ; il est également indispensable de travailler davantage ensemble sur la veille et l’expérimentation territoriales, en lien avec les Maisons de l’emploi, lorsqu’elles existent. »
- Lire : La lettre de l'insertion - n°10 - Mai 2009 ;
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Voir : Les missions du
possible

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