La loi pour l’initiative économique du 1er août 2003 (loi Dutreil 1) a exclu du champ
La Banque de France a mené une enquête auprès d’un échantillon de 400 petites et moyennes entreprises entre le 15 juin et le 31 juillet 2006. Elle constitue la base principale d’un rapport, daté de décembre 2006, qui est présenté au parlement., sur « Les incidences de la réforme de l’usure sur les modalités de financement des petites et moyennes entreprises ».
Selon les rapporteurs « la conclusion principale qui se dégage de cette enquête est que la réforme de l’usure est passée relativement inaperçue auprès des entreprises auxquelles elle était pourtant censée principalement bénéficier. »
Si un satisfecit général est donné, « la suppression de l’essentiel des dispositions du régime de l’usure pour les prêts aux entreprises a été globalement favorable au financement des PME et qu’elle n’a pas engendré les effets pervers que d’aucuns pouvaient redouter », les analyses constatent cependant que « tout au plus, 13 % de ces entreprises ont constaté des effets positifs de la réforme ».
L’effet sur les banques est tout aussi limité car, les enquêteurs remarquent que « seuls 10 % des établissements interrogés dans le cadre de l’enquête ad hoc ont assoupli leurs conditions d’octroi depuis la suppression de l’usure ». Cependant, ils estiment que « la réforme a effectivement permis, comme cela était attendu, de mieux discriminer les risques selon les emprunteurs. »
Concernant les créateurs d’entreprises, premiers visés par les effets de la loi, les résultats sont assez frappants : 1% de l’échantillon enquêté considère que « les effets

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