Jacques Chirac avait commencé sa carrière ministérielle le 8 mai 1967 en tant que secrétaire d'État à l'Emploi dans le gouvernement de Georges Pompidou (UDR, gaulliste). L'une de ses premières réalisations est la création de l'Agence nationale pour l'emploi (Anpe) le 13 juillet 1967. Il s’agissait, à l’époque, de répondre d’abord aux besoins de recrutement des entreprises, sachant que le niveau de chômage était alors très bas.
L'Anpe prenait la suite des Bureaux d’emploi et comptait quelques centaines de agents. Elle dispose aujourd’hui de 1 000 points d'implantation où travaillent 24 500 collaborateurs. C’est un établissement public de l’État, avec un statut proche de celui d’une administration, placée sous la responsabilité de son directeur général, Christian Charpy.
En présentant ses vœux aux « forces vives de la Nation » le 3 janvier, le chef de l’État a plaidé pour la mise en place d'une véritable « sécurité sociale professionnelle », qui passerait par la création d'un « nouvel instrument » résultant de la fusion entre l’organisme paritaire gestionnaire de l’assurance chômage, l'Unedic et l’Anpe. Les demandeurs d'emploi auraient alors un seul interlocuteur pour leur parcours professionnel : indemnités, recherche d'emploi, mobilité, formation. Jacques Chirac a suggéré que ce nouveau dispositif soit « géré par les partenaires sociaux en partenariat avec l’État ».
Le quotidien économique La Tribune rend compte de plusieurs réactions (04/01/2007)
Laurence Parisot , présidente du Medef, ne serait pas a priori défavorable à une fusion entre l'Anpe et l'Unedic mais à la condition que ce nouvel ensemble « soit géré par les partenaires sociaux ».
François Chérèque (Cfdt) a rappelé que sa centrale a toujours été contre la fusion Anpe-Unedic. « Les partenaires sociaux doivent conserver des prérogatives fortes sur la gestion de l'assurance chômage (...) Ce n'est pas un problème d'institutions qui règlera le problème des chômeurs ».
Jean-Claude Mailly (FO), craint qu'un rapprochement Unedic/Anpe ne conduise à une « étatisation de l'ensemble avant une éventuelle privatisation ».
Jacques Voisin (CFTC) s'est dit « dubitatif et un peu surpris (…) C'est un peu surprenant de découvrir cette idée au moment où on parle de renforcer le dialogue social ».
Jacques Chirac en 1967

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