On le constate, le dispositif Nacre (Nouvel accompagnement à la création et reprise d’entreprise) est un formidable outil pour aider les projets… déjà bien avancés. Mais il devient également, de plus en plus semble-t-il un instrument de segmentation, de sélection parmi les créateurs d’entreprises.
Les entrepreneurs encore hésitants dans leurs démarches, les publics mal connus, les projets un peu risqués : le numérus clausus (surtout dans des régions mal dotées, comme l’Île de France) et le système de rémunération des opérateurs font que les avances remboursables et l’accompagnement Nacre ne sont pas pour eux. C’est le cas en particulier des chômeurs en situation difficile.
Dans différents endroits, on voit donc se dessiner des politiques de contournement.
En Dordogne, l’association « J’Ose Dordogne » a par exemple lancé un « pré-Nacre » (qu’il faut donc éviter de confondre avec les « prêts Nacre »). Il s’agit d’un coaching personnalisé de futurs créateurs qui ont le statut de demandeurs d’emploi.
La Maison de l'emploi du Périgord Noir (à Sarlat et Terrasson-Lavilledieu), parmi d’autres partenaires de l’opération, appuie et cofinance ce dispositif.
J’Ose Dordogne a été lancée par la chambre de commerce et d’industrie de Périgueux. Elle réalise le premier accueil des porteurs de projet et propose des formations longues.
La Maison de l'emploi du Périgord Noir a également analysé la diffusion du statut d’auto-entrepreneur dans le département. Selon des chiffres venant de l’Urssaf, il y avait fin avril 2010 3.816 auto-entrepreneurs. 1.605 d’entre eux ont déclaré en 2009 un chiffres d'affaires de 10,4 millions d’euros. La proportion de 42% d’auto-entrepreneurs ayant exercé une activité rémunérée est à comparer avec la moyenne nationale de 33 %.
Le chiffre d'affaires moyens en 2009 était de 6 473€, proche de la moyenne nationale de 6 263 €.
La MDEPN à Terrasson

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