Avec la fin du processus de vote pour la structure née en 2009 de fusion de la l'ANPE avec les Assedic, le paysage social de Pôle emploi est aujourd’hui défini.
Le Snu, membre de la FSU, ex-premier syndicat de l'ANPE et hostile à la fusion avec les Assedic, devient le premier syndicat de Pôle emploi avec 19%. FO, qui l’emportait parmi les agents du régime d’assurance-chômage, arrive en seconde position à 18,5%.
La CGT se classe troisième avec 15,4%, devant la CFDT (14,6%) et la CFE-CGC qui franchit d’un cheveu avec 10,1%, la barre assurant sa représentativité au niveau national. Ce ne sera par contre pas le cas de la CFTC (6,7%), victime de la scission de son ancien affilié, le Snap (5,5%), pas plus que de l'Unsa (3,1%) ni de Sud Emploi (4,6%), affilié à Solidaires et présent sur une partie du territoire seulement.
Selon l’AFP (21/01/2010), le vote des 48.000 salariés de Pôle emploi s’est fait « sur fond de mécontentement sur les conditions de travail et de réception des chômeurs, et les tensions liés à la fusion ».
Michel Abhervé, professeur d'économie sociale à Marne-La-Vallée, estime que « arithmétiquement, FO aurait dû être en tête, mais FO Assedic a pris le pouvoir sur FO ANPE et cela s'est traduit par une mauvaise mobilisation ». Selon lui, « le Snu n'avait rien à perdre et a fait campagne sur le thème ne votez pas pour vos patrons c'est-à-dire des syndicats siégeant à l'Unedic et au conseil d'administration de Pôle emploi, un positionnement pas idiot. »
Comparant les résultats agrégés des élections précédentes à l’ANPE et aux Assedic de 2007 et 2008, Michel Abhervé estime que FO était alors en tête avec 21,3%, devant le Snu-FSU (18,1%), la CGT (14,8%), la CFDT (14%), la CFE-CFC (13,4%), la CFTC (11,3%), l’Unsa (3,7%) et Sud (1%),

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