Alliance Villes Emploi (AVE), qui rassemble les collectivités locales engagées dans des actions en faveur de l’emploi, notamment au travers des maisons de l'emploi et des plans locaux d'insertion par l'activité économique (PLIE), a lancé, le 20 mars 2007, un appel aux candidats à l'élection présidentielle.
Dans les locaux de l'Assemblée nationale, le président de AVE, Jean Le Garrec, qui est encore député (Ps) du Nord pour quelques semaines (il ne se représente pas en juin 2007), a proposé un manifeste en 4 points.
AVE demande aux prétendants de s'engager sur le cofinancement par l’État des PLIE et des maisons de l'emploi.
- Favoriser l'accès à l'emploi de tous y compris des plus démunis en organisant et en renforçant le développement des PLIE et des maisons de l'emploi sur tout le territoire national.
- Conforter chaque territoire grâce à la réorganisation des services publics de l'emploi : PLIE et missions locales au sein des maisons de l'emploi avec l'Anpe et les Assedic.
- Garantir les processus financiers sur une longue période en associant l’État au côté des collectivités territoriales et du FSE [fonds social européen].
- Promouvoir l'innovation en reconnaissant le droit à l'expérimentation et à l'innovation des collectivités territoriales et des intercommunalités en matière d'insertion et d'emploi.
En ce qui concerne les 227 maisons de l'emploi, AVE regrette que, à ce jour, seules 92 d'entre elles bénéficient du soutien financier de l’État.
Mais ce sont surtout les PLIE qui inquiètent AVE. Mis en œuvre dans les années 1990, ces structures apportent des résultats satisfaisants, puisque 48% des publics sortis des PLIE ont ainsi retrouvé un emploi pour un coût moyen de 1.480 euros par personne. Pourtant, selon la déléguée générale d’AVE,
Marie-Pierre Establie s’est estimée satisfaite que les représentants de Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal se soient clairement engagés sur le manifeste proposé par AVE.

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