Il existe un Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), placé auprès du Premier ministre. Il est présidé par Bernard Seillier, sénateur de l’Aveyron (RDSE-MPF) et composé de 54 membres titulaires : administrations, élus, représentants d’associations, partenaires sociaux…
Le 29 mai 2008, il rendra un avis sur le cadre juridique européen pour les services sociaux d’intérêt général, thème sur lequel il est consulté après le Conseil national de l’insertion par l’activité économique.
En septembre 2007, le CNLE avait rendu un avis sur le projet d'actualisation du Plan national d'action pour l'inclusion (PNAI) pour la période 2007-2008.
Concernant l'axe du retour à l'emploi, le CNLE s’était dit « préoccupé par l'annonce de la baisse du nombre de contrats aidés, initialement prévus en loi de finances 2007 et par la loi de cohésion sociale ». Il avait souligné « la difficulté de concilier des parcours d'insertion efficaces avec une politique de « stop and go » dans le traitement social du chômage, qui n'est pas adaptée au temps de l'activité économique. »
Le CNLE remarquait que « la loi de programmation de cohésion sociale [est] toujours en application », mais que « le financement public n'est toujours pas à la hauteur des enjeux. »
Le CNLE souhaitait que le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) soit « consulté et associé, tant sur l'évolution des contrats aidés que sur la mise en place du RSA ou sur la réforme de la formation professionnelle en faveur des personnes les plus éloignées de l'emploi ». Il soulignait « l'intérêt de poursuivre la création de maisons de l'emploi et de faire apparaître l'effort de l’État et du secteur de l'IAE dans la promotion des clauses sociales des marchés publics. »
Le texte de l’avis du CNLE s’exprimait sur le lien entre maisons de l’emploi et création d’entreprises dans les quartiers, faisant référence aux maisons de la création d’entreprise mises en oeuvre par l’Apce.
« La poursuite de la mise en oeuvre des maisons de l’emploi et des maisons de la création d’entreprise dans les quartiers en difficulté sera également l’occasion d’intégrer, dans les objectifs de ces projets, un objectif de mixité. Il s’agit de permettre aux femmes et aux hommes d’avoir accès à ce lieu central de la création d’entreprise en banlieue (information, conseil, accompagnement, aides à l’installation, suivi post-création…). »

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