La Caisse des dépôts et consignations et le Haut commissariat aux solidarités actives organisaient, de la cadre du Grenelle de l’insertion, une session sur « microcrédit personnel et inclusion financière » à la maison de la chimie, à Paris le 23 avril 2008.
Parmi les participants, des banquiers, des travailleurs sociaux, les représentants des réseaux de financement de la création d’entreprises, des organismes d’insertion et de développement, des responsables de mission locale et 8 représentants de maisons de l'emploi. Mais il y avait aussi une bénéficiaire d’un microcrédit, accordé par Crésus en Alsace.
Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, s’est étonné du rapport entre les présents (environ 350) et le nombre de microcrédits sociaux attribués jusqu’ici (de l’ordre de 3 000). Mais il a appelé à « lâcher les freins ». Le débat, s’il n’a pas dépassé les limites de la bienséance a été parfois agité, entre les banques et l’UFC Que Choisir par exemple.
Mais c’est la présidente de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), Maria Nowak qui a, dans la dernière séance, lancé le débat de fond, et provoqué une réponse certes indirecte, mais claire.
Récemment élevée à la dignité d’officier de la légion d’honneur, Maria Nowak a opposé deux conceptions du microcrédit personnel : l’une sociale, vivant de ressources publiques, l’autre s’adressant à un public massif et autofinancé. La fondatrice du réseau européen du microcrédit a annoncé viser 600 000 à 1 million de personnes et a appelé à « réajuster » le taux d'usure pour faire payer le coût du crédit.
Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations a considéré que le microcrédit personnel n’était « pas une panacée, mais utile ». Il a chiffré le coût des finances publiques affecté au microcrédit professionnel et à l’accompagnement à 110 millions d’euros, montrant qu’on était loin d’un autofinancement.
Martin Hirsch a souhaité avoir un pied dans la banque et un pied dans les systèmes sociaux. Il a appelé à une professionnalisation mais s’est opposé à « faire une banque des pauvres. »
La CDC a mis en ligne un site France microcrédit, qui répertorie les intervenants dans chaque département de France et d’outremer.

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