En décembre 2008, la secrétaire d’État à la politique de la ville, Fadela Amara, avait admis le retard pris en 2008 dans la signature des contrats d'autonomie : 2 000 environ auront été signés au lieu de 4 500 prévus. Mais elle espère rattraper ce retard en 2009, tablant dorénavant sur 20 000 signatures au lieu des 18 000 envisagées.
Selon l’AFP (22/12/2008), Fadela Amara estime que « on a pris du retard sur les appels d'offre, les cahiers des charges, les mesures juridiques... On a perdu deux mois ». Mais elle pense que les résultats sont aujourd’hui au rendez-vous : « on a accéléré le rythme. Il y a 300 contrats d'autonomie signés par semaine. »
Les contrats, proposés par des opérateurs privés de placement, prévoient le versement d'une bourse de 300 euros par mois aux jeunes qui sont accompagnés individuellement pendant six mois, afin de tenter de décrocher un emploi d'au moins six mois, une formation qualifiante ou de créer une entreprise. Le contrat est renouvelable une fois. Au total, le contrat d'autonomie devra être proposé à 45.000 jeunes en trois ans, pour un coût attendu de 250 millions d'euros.
J’ai essayé de lister les opérateurs des contrats d’autonomie. J’en ai identifié 27, sur les 35 lots prévus concernant autant de départements (un seul lot concerne le Puy de Dôme et la Haute Loire, mais il y en a deux dans le Nord). Au moins 31 de ces lots auraient été effectivement attribués. Ces 27 lots représentent 39 600 contrats d’autonomie, soit 87% du total prévu.
Les principaux opérateurs retenus sont deux gros cabinets de prestations pour l’emploi et les ressources humaines, Ingeus et C3 consultants qui avec respectivement 10 500 et 11 500 contrats prévus emportent (seuls ou en groupement) une nette majorité des lots. Quatre autres organismes obtiennent des parts de marché significatives, bien que nettement moindres : un autre cabinet, BPI ; un organisme de formation, Afec ; et deux sociétés d’intérim, Adecco et USG Restart.
Les missions locales ne sont pas totalement absentes : celle de Mulhouse (Haut Rhin) et le groupement des missions locales de l’île de la Réunion ont obtenu dans leurs départements les marchés de gestion des contrats d’autonomie. Il faut dire qu’il semble qu’elles n’aient pas eu de concurrence.
Les autres organismes locaux, souvent des établissements de formation, recueillent près du quart du total.
À côté des chefs de file, on trouvait souvent des organismes associés dans le cadre d’un groupement. C’est souvent le cas pour des organismes d’appui à la création d’entreprise. L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) est ainsi présente dans au moins quatre groupements, et des Boutiques de gestion dans au moins cinq. Plusieurs organismes du secteur de l’intérim sont aussi présents dans des groupements sans être chefs de file, comme Usg Restart ou Vediorbis.
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Organismes chefs de file |
Contrats |
Part |
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Ingeus |
10 500 |
27% |
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C3 consultants |
11 500 |
29% |
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BPI |
1 200 |
3% |
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Afec |
2 900 |
7% |
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Adecco |
700 |
2% |
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Usg Restart |
1 900 |
5% |
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Autres |
9 100 |
23% |
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Missions locales |
1 800 |
5% |
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Lots connus |
39 600 |
100% |
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Total prévu |
45 000 |
87% |

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