En août 2008, Jean-François Moulin publiait avec Ayi Ayay et Christine Noël une tribune libre dans le quotidien économique Les Échos, dans laquelle ils décrétaient radicalement : « Le microcrédit, une solution dépassée » (09/09/2008).
Les auteurs, qui collaboraient à un programme de recherche au sein de la chaire de microfinance de l’école de management Audencia à Nantes (Loire Atlantique) mettaient en cause la priorité donnée à l'octroi de prêt comme mode d'intervention privilégié des institutions de microfinance. Ils proposaient une alternative : « abandonner progressivement le microcrédit pour les micro fonds propres. »
Dans un nouveau texte, inséré dans le même quotidien (24/02/2010), Jean-François Moulin, en collaboration avec Christophe Villa modifie un peu son point de vue. Il explique « Pourquoi les banques françaises devraient se mettre à la microfinance. »
Les rédacteurs montrent que « le marché actuel du microcrédit professionnel, dans sa définition européenne, est très largement inférieur à son potentiel maximal ». Ils voient aussi au-delà d’autres marchés sous-exploités : microcrédit social, microassurance, microépargne et transferts d'argent des migrants.
Moulin et Villa suggèrent aux banques françaises d’occuper ces marchés, ce qui « permettrait d'empêcher l'arrivée de nouveaux concurrents potentiels, spécialisés dans la microfinance, mais qui pourraient très facilement venir empiéter sur les marchés bancaires commerciaux classiques. »
Les signataires de l’article voient dans l’accord signé entre la Fédération bancaire française et le réseau France active « un élargissement de la volonté des banques françaises de se donner les moyens d'intervenir le plus directement possible sur ce marché. »
- Lire l’article de Jean-François Moulin et Christophe Villa explique « Pourquoi les banques françaises devraient se mettre à la microfinance.

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