Depuis le 23 décembre 2010, un décret fixe les modalités du conventionnement avec l’État des opérateurs du Nouvel accompagnement à la création et reprise d’entreprise (Nacre), définit le contrat d’accompagnement et crée un label pour les organismes réalisant les actions de conseil et d’accompagnement à la création ou à la reprise d’entreprise.
Jusqu’ici, ce dispositif était régi par une circulaire de décembre 2008 de la Direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle (DGEFP). Ayant recueilli l’avis du Conseil d’État et du Conseil national de l’emploi, le nouveau texte a un caractère plus solide sur le plan juridique.
Pour autant le dispositif semble promis, comme bien d’autres, à un coup de rabot. Après les quelques 30 000 accompagnements proposés en 2010, on ne devrait guère en compter plus de 20 000 cette année, au vu de la loi de finances. Plusieurs réseaux ont manifesté leur mécontentement sur cette baisse auprès des autorités. Depuis 2009, Nacre est devenu un des principaux dispositifs d’accompagnement des créateurs d’entreprises ; de plus, Pôle emploi anticipe également une réduction de ses prestations d’accompagnement aux demandeurs d’emploi.
La campagne de renouvellement des opérateurs de Nacre a été lancée pour 2011. Ainsi, en Haute Normandie, les opérateurs conventionnés au cours l’année 2010 pouvaient faire acte de candidature pour une année supplémentaire jusqu’au 2 décembre 2010. Ceux qui n’avaient que le label, et qui désiraient obtenir une convention ont jusqu’au 14 janvier 2011.
Mais le reconventionnement n’ira pas toujours de soi. Une circulaire de la DGEFP envoyée aux directions territoriales (Direccte) établit un seuil minimum de 60 personnes accompagnées par opérateur. De ce fait, nombre de structures locales risquent de ne pas pouvoir conserver leur rôle d’opérateur. Des regroupements techniques ou juridiques sont prévisibles.

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